2009_03_27 Récit 74 Visites de domaines Bourgogne

 

1. Bonneau du Martray 

Haut niveau d’ensemble

Millésimes marqués

Passage en bio en cours d’évaluation (avec de résultats préliminaires probants)

 

Bonneau du Martray Corton-Charlemagne 1999 : 17,5/20 – 27/3/09

Olfaction superbe d’opulence, déployée : fleurs, menthe, épices, pierre, citron, tilleul, amande, touches de vanille et de miel. Bouche serrée, riche, persistante, proche du raisin. Un régal.

 

Bonneau du Martray Corton-Charlemagne 2003 : 16,5/20 – 27/3/09

Notes de grillé, de citron, de verveine, de vanille, de calisson d’Aix, de fruits blancs très mûrs, de fruits exotiques. On pourrait se croire sur une latitude plus basse, sur la colline de l’Hermitage. Matière onctueuse, langoureuse, de belle tenue toutefois.

Rappel :

Corton-Charlemagne – Domaine Bonneau du Martray 2003 : mars 2006 (au domaine)

LG17,5+ - PP17 - JP17,5/18

Robe paille clair, brillante. Le nez est intense et fin avec des notes florales, du minéral et un fruit frais. Il est très complexe et sans trace de boisé. La bouche est dense, avec une attaque sur le fruit (poire) et les fleurs, puis arrivent la minéralité et des notes de gingembre et de menthe. On sent un petit peu d’alcool en milieu de bouche mais la finale est minérale et mentholée avec une grande longueur. Un vin très mûr et dense, marqué par une grosse maturité, mais sans aucune lourdeur.

 

Bonneau du Martray Corton-Charlemagne 2004 : 16,5/17 – 27/3/09

Nez plus « vert » (mais sans excès), sur le triplet agrumes/végétal/minéral : soupçon de grillé, verveine citronnelle. Bouche sur un rail, longiligne (et verticale), classique, très rafraîchissante. Un vin qui déroule bien, en tension mais sans forcer, grâce à un support acide et minéral serein. Maxime le trouve un net cran en dessous, plus végétal, moins long.

Rappel :

Corton-Charlemagne – Domaine Bonneau du Martray 2004 : mars 2006 (au domaine)

LG17+ - PP16,5 - JP17

Robe paille très clair, brillante. On retrouve au nez des notes florales et minérales, associées à du fumé et une trace végétale peu agréable. Il est plus fermé que le précédent. En bouche, le vin est très minéral, plus strict avec une acidité plus marquée. Le fruit est en retrait et la longueur est là, grande tension et très belle finale. Un vin sur la réserve qui ira sans doute très loin, la seule interrogation se portant sur le trait végétal du nez.

 

Bonneau du Martray Corton-Charlemagne 2005 : 18/20 – 27/3/09

Eclat racé : grillé, fumé, ambre, poire, noisette. Texture d’une grande ampleur (la richesse du 2003 avec la tension du 2004). Bouche flamboyante, séveuse, gardant une insigne finesse (magie des grands crus). Profil chargé, extraverti (notre hôte, qui cite une « fulgurance minérale », nous confirme que la fougue s’est pourtant à ce stade relativement calmée).

 

Bonneau du Martray Corton-Charlemagne 2006 : 17,5/18 – 27/3/09

Nez jaillissant, près du raisin, alliant des senteurs délicates : citron givré, citronnelle, fleurs blanches. Plastique classique, pure, minérale, svelte, longue, tout en puissance cachée. Un millésime généreux en goûts et d’une grande cohésion. Plus élancé et posé que le riche et explosif 2005 bu juste avant. On peut donc produire d’une année à l’autre des grands vins qui ne se ressemblent pas …

 

Bonneau du Martray Corton-Charlemagne 2007 (avant mise) : 16,5/20+ – 27/3/09

Rayonnant, fruité en diable : raisin frais, verveine, gingembre, poire, minéral (calcaire). Bouche tranchante, possédant plus de poids que celle du 2004, corsée, : elle devrait aller très loin.

 

Bonneau du Martray Corton 2007 : 16,5/20 – 27/3/09

Explosion de framboise, de fleurs délicates (violette), d’épices, de terre, de betterave. Sur ces parcelles, le Corton du domaine s’avère particulièrement élégant (à la manière d’un Chambolle). Goûteux, fin, long … ce vin offre un grand plaisir.

 

Bonneau du Martray Corton 2006 : 17/20 – 27/3/09

Nez bien mûr : cerise confite, noyau, gelée de mûre … et presque chocolat. Bouche intense, serrée, fine. Salivante, fraîche, subtilement réglissée. Allure joyeuse, comme évidente, avec un une tannicité sous-jacente qui éloignera un peu de Chambolle (Bonnes-Mares ?).

 

 

2. De Montille 

Négoce et propriété

 

Deux Montille Rully 2006 : 15/20 – 27/3/09

Senteurs avenantes : fougère, citron vert, vanille. Fin, tonique, citronné, gourmand. Charnu mais correctement vertébré, vivifiant.

 

Deux Montille Montagny 1C Les Coères 2006 : 14/20 – 27/3/09

Un peu moins de saveurs ici (citron, noisette) pour une expression peut-être plus verte, moins grasse et moins longue.

 

Deux Montille Auxey-Duresses 2006 : 15,5/20 – 27/3/09

On retrouve ici avec bonheur la vivacité du Rully. Odeurs de végétal, d’agrumes, de fumée. Matière possédant plus de classe, valorisée par une belle matière séveuse. 

 

Deux Montille St-Aubin 1C Sur Gamay 2006 : 15/20 – 27/3/09

Léger réduit en incipit, fougère, citron (citron vert). Bouche guidée par son acidité.

 

Deux Montille Chambolle-Musigny Babillères 2007 : 15/20 – 27/3/09

Nez expressif, élégant : rose, pivoine, cerise, framboise. Fraîcheur et sensation de rafle (alors que le vin est éraflé).

 

De Montille Volnay 1C Brouillards 2007 : 15,5/16 – 27/3/09

Nez profond : violette et cerise confites. Bouche élégante, croquante.

 

De Montille Volnay Taillepieds 2007 : 17/20 – 27/3/09

Vin fermé. Senteurs mûres, corsées, racinaires : betterave, cerise confite, épices, roncier. Matière concentrée, logiquement encore engoncée, à l’acidité prononcée (j’ai encore ici comme un impact de rafle). Le toucher en bouche reste doux pour une assise conséquente, peu diserte mais qui vieillira très bien. Un Volnay viril, dirons-nous …

 

De Montille Pommard Pézerolles 2007 : 16/20+ – 27/3/09

Cerise lactée, épices dans un registre plus terrien qu’à Volnay. Le vin délivre un message plus immédiat, propre et fruité, alliant souplesse et acidité, restant relativement élégant.

 

De Montille Pommard Rugiens 2007 : 17/20 – 27/3/09

On monte naturellement d’un cran pour des exhalaisons puissantes : fleurs capiteuses, cerise, ronce, betterave. En bouche, le vin est massif mais non dénué de finesse, retenu. Comme enfoui dans le sol, il possède un fort potentiel

 

De Montille Corton Clos du Roi 2007 : 16/20 – 27/3/09

Vin minéral, enroché, fruité, très Corton … Pour notre hôte, on peut penser à Morey.

 

 

3. Dujac

Des 2007 un peu réticents, austères mais parés pour l’aventure.

 

Dujac Morey-St-Denis blanc 2007 : 13/20 – 27/3/09

Un peu acide, amer (peau de pamplemousse), citronné. Mise en bouche …

 

Dujac Morey-St-Denis 2007 : 14/20 – 27/3/09

Robe presque translucide. Nez incisif : : trait de pinot si particulier, fruits rouges (cerise et framboise en tête), épices, terre humide. Bouche assez légère, légèrement amère, un brin austère (minérale, comme le cru le veut plus particulièrement sur ce millésime).

 

Dujac Morey-St-Denis 1C 2007 : 15/20 – 27/3/09

Nez profond transportant des senteurs de griotte, de pivoine, de betterave, de pain d’épices. Légèrement grillé, l’odeur de terre mouillée s’y fait plus discrète. Bouche subtilement amère, presque « salée ».

 

Dujac Gevrey-Chambertin Combottes 2007 : 16,5/20 – 27/3/09

Trio classique de fruits, de fleurs et d’épices : framboise, kirsch, cerise lactée, ronce, cannelle, muscade, girofle …

Un peu moins d’austérité qu’à Morey pour un beau vin (souvenir d’un 1989 géant, à se damner, merci à Jacques P.).

 

Dujac Clos-St-Denis 2007 : 17,5/20 – 27/3/09

Eclatant, parfumé, fruité : cerise, épices, kirsch, réglisse, minéral. Belle matière fine, assez exubérante et frivole, cohérente, d’appréciable allonge. Plus de finesse que dans le Combottes.

 

Dujac Clos de la Roche 2007 : 17,5/18 – 27/3/09

Olfaction de grand caractère au fruit en goguette : ronce, fleurs puissantes, fruits rouges, graphite, céleri, gingembre.

Matière « armoire à glace » mais parfaitement dosée, sapide, sorte de compromis entre la force du Combottes et la délicatesse du St-Denis.

 

Dujac Clos de la Roche 1988 (demie bouteille) : 17/20 – 27/3/09

Bouquet délicat, splendide, foxé, subtilement empyreumatique (fumée) : fleurs, fruit, épices, ronce, graphite, champignons. Magnifique sensation en bouche, conciliant puissance et grâce, pour un vin fondu mais peu affecté par le passage des ans. Présentation assez austère, carrée (il ne faut pas escompter ici une immense sensualité), très fraîche, que j’ai prise pour celle d’un 1993. Des vertus du vieillissement patient.

 

Dujac Vosne-Romanée Malconsorts 2007 : 16,5/17 – 27/3/09

Nez fermé, rétif, pas vraiment aimable : fleurs fraîches (dont la rose), cerise, cannelle, clafoutis. On y devine bien l’impact végétal de la vendange entière, très noble, très Dujac. Bouche serrée, fine, longue. Austère certes mais avec en arrière-plan un velouté orientalisant qui attend son heure.

 

 

4. Coche-Dury

Sérénité …

 

Coche-Dury Bourgogne blanc 2006 : 14,5/20 - 27/3/09

Une belle matière, citronnée, délicatement vanillée. J’ai l’impression d’un vin très mûr, presque blet (s’ensuivre avec raphaël une discussion sur cette météo particulière de 2006 à proximité des vendanges).

 

Coche-Dury Meursault (Vireuils) 2006 : 14,5/20 - 27/3/09

Vin concentré, sérieux, en gestation. Belle constitution pour des saveurs de citron, de vanille, de tilleul et un petit quelque chose d’irradiant, éthéré, qui rappelle l’eau de vie de poire.

 

Coche-Dury Puligny-Montrachet Enseignères 2006 : 16,5/20 - 27/3/09

Nez gentiment grillé offrant des fragrances de fleurs blanches, de vanille, de poire, d’agrumes dans un bel agencement minéral.

 

Coche-Dury Meursault Caillerets 2006 : 16,5/20 - 27/3/09

Longueur, puissance, pureté, finesse : toutes qualités pour ce fonceur, plus large que le Puligny. Remarquable densité sans lourdeur et cette impression sapide, pulpeuse, presque tannique (apportée par l’élevage sur lies).

 

Coche-Dury Meursault Genevrières 2006 : 17/20+ - 27/3/09

Abord plein fruit (agrumes, ananas), avec des fragrances complémentaires gracieuses racées : poivre blanc, gingembre, bâton de réglisse, végétal noble, cailloux. Formidable caractère corsé, pour une puissance résolument joviale.

 

Coche-Dury Corton-Charlemagne 2006 : 18/20 - 27/3/09

Il apparaît compact, moins aromatique (fruits blancs, agrumes, notes végétales nobles, bâton de réglisse, poivre blanc subtil), plus minéral. Bouche vibrante, subtilement mentholée, bien mûre, effilée, interminable. Un vin moins causant que l’étincelant 2006 de Bonneau du Martray. Son potentiel n’en est pas moins phénoménal.

 

Coche-Dury Bourgogne 2007 : 14,5/20 – 27/3/09

Allure fruitée et florale pour un vin qui d’après Raphaël Coche-Dury fut terriblement bougon après sa mise en bouteille.

 

Coche-Dury Volnay 1C (Taillepieds + Clos des Chênes) 2007 : 16/20 – 27/3/09

Densité fruitée, florale, épicée (girofle, plus spécialement), réglissée. Option saveurs …

 

Coche-Dury Pommard Vaumuriens 2007 : 15/20 – 27/3/09

Le sol imprime sa marque dans une complexion virile plus rugueuse, peut-être plus marquée par le bois ?

 

Coche-Dury Meursault Les Rougeots 1995 : 18/20 - 27/3/09

On est ici d’emblée conquis par un nez alliacé de vin ayant déjà un peu vieilli, de grand tempérament, produisant désormais de sublimes parfums : cire, citrons (citron confit, citron vert, cédrat), fougère, fromage (un peu comme dans un Chablis glorieux ou dans un grand Sancerre de Chavignol, chez François Cotat ou Gérard Boulay), coffre de crustacé, hydromel. Matière magistrale, infiniment savoureuse, pierreuse, iodée (la marin est pourtant à distance sur ces terres). On se délecte des vertus cardinales d’un superbe vin accompli. : équilibre, complexité et persistance.

 

 

 

5. Marc Colin

Rare patrimoine de parcelles sur St-Aubin …

 

Marc Colin St-Aubin La Fontenotte 2007 : 14,5/20 – 27/3/09

Tendu, calcaire, minéral, floral. Ciselé, avec cette belle amertume d’agrumes.

 

Marc Colin Puligny-Montrachet Le Trézin 2007 : 15/20 – 27/3/09

Exotique, vanillé, agrumes. Réduction et boisé plus marqués, semble-t-il. Patience.

 

Marc Colin St-Aubin 1C Chatenière 2007 : 15/20 – 27/3/09

Fruit gourmand. Bouche charnue et acidulée. Intéressante sensation tactile de peau de raisin.

 

Marc Colin St-Aubin en Remilly 2007 : 15,5/16 – 27/3/09

Fruit mûr, exotique. Odeurs de fleurs, d’ananas, de menthe, de poire, de rhum. Matière vive, calcaire, tendue. Encore une fois ici, la valeur du cru, doté mais fin, parle. Orientation fruit, avec un support minéral rassurant.

 

Marc Colin St-Aubin 1C Charmois 2007 : 15/20 – 27/3/09

Fruité (ananas). Moins en tension mais longueur non négligeable.

 

Marc Colin St-Aubin 1C Montceau 2007 : 15,5/20 – 27/3/09

Tranchant, austère, citronné. Salin, à l’instar d’un Muscadet.

 

Marc Colin Chassagne-Montrachet Encégnières 2007 : 14,5/20 – 27/3/09

Notes de pomme, d’ananas. Du volume, du gras et une finale sur le zeste d’agrumes.

 

Marc Colin Chassagne-Montrachet Les Caillerets 2007 : 16,5/20 – 27/3/09

Belle vitalité aromatique : poire, ananas, minéral prononcé. Socle solide pour cette cuvée en extension, arborant la tension d’un Puligny.

 

Marc Colin Puligny-Montrachet 1C Garenne 2007 : 15,5/20 – 27/3/09

Grillé discret. L’impression d’un vin plus replet que le Chassagne Caillerets.

 

 

6. Boisson-Vadot (et Pierre Vadot)

Des expressions de caractère, pures, équilibrées, sapides.

Boisson-Vadot Bourgogne 2006 : 14/20 - 28/3/09
Citron, assez ample, frais. Pas de trace de surmaturité.

Pierre Boisson Meursault 2006 : 16/20 - 28/3/09
Grillé, végétal, citron, pomme, minéral, beurre (viennoiserie, selon notre hôte), poivre, gingembre. Séveux, en attente.

Boisson-Vadot Meursault Grands Charrons 2006 : 16,5/17 - 28/3/09
Dense, près du fruit. Citron, pamplemousse, grillé subtil, épices, fleurs, réglisse. Fin, étiré, juteux, avec une remarquable friction. Consistant, avec une agréable saveur de gingembre.

Boisson-Vadot Meursault Chevalières 2006 : 17,5/20+ - 28/3/09
Pomme, vanille, silex, pomme, poire, citron, verveine, citronnelle, poivre blanc, fleurs blanches. Encore introverti, serein, impactant. Serré, fin, minéral accentué. Beaucoup de fruit, de la fraîcheur, complexité rentrée. Une bien belle bouteille pour dans quelques années.

Boisson-Vadot Auxey-Duresses les Clous 2006 : 15/20+ - 28/3/09
Plus d'austérité sur cette appellation. Menthe, agrumes. Sapidité, cohésion, salinité pour un vin un poil amer, savoureux.

Boisson-Vadot Auxey-Duresses 1C En Reugné 2006 : 15,5/20 - 28/3/09
Aspect « blanc » : minéral (près de la pierre), agrumes, fleurs, poudre, bâton de réglisse. Puissance appréciable, qui fait mouche (mais résultat moins élégant que le Meursault).

Boisson-Vadot Beaune Beaux Fougets 2006 : 15/20 - 28/3/09
Fleurs, framboise, kirsch, épices (pour gentiment asticoter la langue). Un peu accrocheur.

Boisson-Vadot Pommard 2006 : 14,5/15 - 28/3/09
Plus terrien (cave). Profil viril, avec pas mal de mâche pour une belle densité fruitée.

Boisson-Vadot Auxey-Duresses 1C 2006 : 15,5/20 - 28/3/09
En Reugné + Bréterins. Fruité, floral, minéral (caillouteux). Beau jus kirsché et épicé.  

 

 

Restaurant Sushi-Kaï (on y mange toujours sainement) 

Prunier-Bonheur Auxey-Duresses VV 2005 : 13/20 – 27/3/09

Ce choix du serveur ne nous emballera pas. Le vin exprime de l’amande amère et du citron. La bouche, qui ne rigole pas, apparaît trop raide. Bref, on trouve nettement mieux dans la région.

 

 

Dîner dans les Hautes Côtes avec les amis bordelais 

1. St-Aubin JC Bachelet&Fils Les Champlots 2006 : 14/20 – 28/3/09

Solaire comme un 2006 vendangé un peu trop tard peut l’être. Souplesse accrue, avec du sucre résiduel (goût principal d’ananas).

 

2. Riesling Zind-Humbrecht Rangen de Thann 2000 : 15/20 – 28/3/09

Nez très baroque : citron vert, raisin sec, zeste d’orange, gentiane, kumquat, cumin, curry, thé à la menthe, fumée légère.

Bouche paraissant trop évoluée, pas assez tonique et puissante. Longueur sur les amers mais sans brillance particulière. Confirme une cuvée décevante 

 

3. Pouilly-Fuissé Vessigaud Vers Pouilly 2005 : 14,5/20 – 28/3/09

Vin dodu, sur le citron, le caramel, les fleurs blanches. Mûr, de beau volume, sans réelle émotion.

 

4. Crozes-Hermitage Nouvelere Philippe et Vincent Jaboulet 2006 : 14,5/20 – 28/3/09

Fruité, floral, poivré pour une présentation correcte mais très passe-partout (Gamay ? pinot noir ?, cabernet-franc ?).

 

5. Graves château Lehoul Plénitude 2006 : 15,5/20+ - 28/3/09

Le vin d’Eric Fonta, qui dîne avec nous. Caractère empyreumatique du lieu en effet, en mode puissant : liqueur de cassis, fumée, goudron, graphite. Joli grain pour un vin qui devrait bien se fondre.

 

6. Nuits-Saint-Georges Mugnier Clos de la Maréchale 2004 : 15/20 – 28/3/09

Beau pinot épicé, kirsché, floral (pivoine). Fin mais un poil sévère (le cru et le millésime).

 

7. Gevrey-Chambertin Geantet-Pansiot Le Poissenot 1993 : 15,5/20 – 28/3/09

Fumet de pinot engageant. Senteurs foxées, épicées (cannelle). Une certaine raideur dans une bouche plutôt acide, qui bénéficierait d’un petit supplément de gras.

 

8. Chambertin Sérafin 1993 : 15/20 – 28/3/09

Sauce de soja, framboise, floralité. L’évolution n’en est qu’à son début.

Bouche extraite (il semble que Sérafin ait précédé Mortet et Dugat-Py ?), tout en raideur, dépréciée par une amertume tenace. Ce vin est encore très jeune (et il fait plus Latricières que Charmes).

 

9. Hermitage Remizières Emilie 2002 : 16/20 – 28/3/09

Les notes tertiaires commencent à poindre : fleurs, cassis, poivre, menthe, fourrure. Après la rudesse du vin précédent, on apprécie ici la finesse, le soyeux. Peut faire Cornas.

 

10. Coteau du Languedoc Pic St-Loup Mas Mortiès Que Sera Sera 1998 : 14/20 - 28/3/09

Nez complexe, viandé, sur le cassis, la framboise la menthe, les épices douces et fortes (poivre, cannelle, genièvre), la violette, les champignons, le cuir voire la truffe.

Le substrat ne fait pas dans la dentelle : il est capiteux, avec un sucre résiduel empesant. Impressionnant mais tellement peu raffiné. Bien meilleur toutefois que le Faugères Estanilles syrah 1998 (d’une épaisseur goudronnée presque imbuvable).

 

11. Coteaux du Languedoc Mas Jullien Cailloutis 1996 : 15,5/20 – 28/3/09

On retrouve ici un vin bien plus allant, convaincant qui se présente un peu sous la forme d’un Bordeaux sudiste : herbes aromatiques, genièvre, cassis, graphite, santal, réglisse, tapenade.

Bouche tannique, parfaitement en place, presque encore sur la réserve. Comme quoi on peut maîtriser l’extraction …

Rappel :

Coteaux du Languedoc - Mas Jullien Depierre 1996 : 16/20 - 23/12/2005

Superbe expression évoluée, typée : olive noire, tabac, truffe, bouquet garni ... Un vrai plaisir !

 

12. Graves château Lehoul Plénitude 2003 : 15/20 - 28/3/09

Notes florales, fruitées, empyreumatiques . Un air de famille mais tout de même un aspect plus solaire, avec une once de sucrosité. Il faudra observer son vieillissement (mais le vin n’a pas le défaut de certains 2003, finissant en dureté).

 

13. Vega Sicilia Unico 1998 : (15/20) – 28/3/09

Senteurs assez délurées de mandarine, d’orange sanguine, de bois exotique (le bourbon sera plus net une fois le vin dévoilé), de fraise, de menthe, de coco.

Bouche difficile à cerner (personne n’est parti directement en Espagne), pour un vin qu’il convient encore d’attendre en cave.

 

14. Seppi-Landmann Sylvaner Hors la Loi 2000 : 14,5/20 – 28/3/09

Coing, safran, peau de pamplemousse, banane, géranium.

Bouche amère, de puissance moyenne, en style moelleux. Elle manque de tonus (Pinot gris ?, chenin ?, Gaillac ?).

Une interprétation insolite (interdite ?) du cépage.

 

15. Ste-Croix-du-Mont Château du Mont réserve 1990 : 16,5/20 – 28/3/09

Exhalaisons rôties, très bordelaises, sans retenue : sucre de canne, miel, écorce d’orange, safran.

Bouche massive mais suffisamment fine, voluptueuse, pure, que l’on a envie de situer à Sauternes. Une liqueur restée très jeune (une endurance à mettre au crédit du vin). On a pu penser à la cuvée Madame de Tirecul-la-Gravière, généralement très performante.

 

 

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