2003_12_07 Voyage en Alsace partie1

Compte rendu d'un immense voyage à la découverte des vignobles Alsaciens. Le compte rendu sur le lien suivant :

 

 

Club toulousain IN VINO VERITAS

Voyage en Alsace du 1er au 7 décembre 2003

 

 

PRELIMINAIRE

Comme dans le cas des voyages précédents en Bourgogne fin 1999, dans le Rhône septentrional fin 2000, le Rhône méridional fin 2001 puis le Languedoc fin 2002, commençons par remercier chaleureusement les producteurs qui nous ont reçus dans cette merveilleuse région qu’est l’Alsace. Nous leur adressons nos remerciements les plus vifs pour les moments instructifs et privilégiés passés en leur compagnie.

 

 

1. INTRODUCTION

Nous étions ainsi lors de ce nouveau voyage les mêmes passionnés du club toulousain In Vino Veritas, réunis pour un périple préparé de longue date, mis au point après avoir sollicité certains des meilleurs domaines alsaciens. Côté participants : Didier SANCHEZ, Pierre CITERNE, Pascal PEREZ et Laurent GIBET.

NOTES : DS : Didier SANCHEZ - PC : Pierre CITERNE - LG : Laurent GIBET - PP : Pascal PEREZ.

 

Les acronymes suivants seront utilisés :

GC : Grand Cru

MA : Muscat d’Alsace

MO : Muscat Ottonel

PA : Pinot Auxerrois

PB : Pinot Blanc

PN : Pinot Noir

SGN : Sélection de Grains Nobles

TS : Trie Spéciale

TVV : Très Vieilles Vignes

VV : Vieilles Vignes

VT : Vendanges Tardives

 

Liste des domaines visités :

Domaine Weinbach (commentaires de Laurent Gibet)

Domaine Josmeyer (commentaires de Pierre Citerne)

Domaine Schueller (commentaires de Laurent Gibet)

Domaine Zind-Humbrecht (commentaires de Pierre Citerne)

Domaine Burn (commentaires de Laurent Gibet)

Domaine Deiss (commentaires de Pierre Citerne)

Domaine Kreydenweiss (commentaires de Laurent Gibet)

Domaine Ostertag (commentaires de Pierre Citerne)

Domaine Trimbach (commentaires de Laurent Gibet)

Domaine Bott-Geyl (commentaires de Laurent Gibet)

Domaine Tempé (commentaires de Pierre Citerne)

Domaine Barmès-Buecher (commentaires de Pierre Citerne)

Domaine Boxler (commentaires de Laurent Gibet)

Domaine Schoffit (commentaires de Pierre Citerne)

Domaine Muré (commentaires de Laurent Gibet)

 

 

2. NOTES ET COMMENTAIRES SUR LES VINS DEGUSTES

Les domaines sont cités dans l'ordre des visites effectuées, et les vins commentés et notés selon le barème du club fourni dans ce document, dans l'ordre de leur dégustation. Le vin étant un produit fondamentalement cyclothymique et la dégustation restant un exercice éminemment complexe, on considérera les commentaires et les notes comme des repères ponctuels, instantanés mais validés à plusieurs mains lors de l’exercice ultérieur de synthèse. Ils ambitionnent d’être un reflet sérieux et honnête de la réalité (dans les contextes respectifs de chaque dégustation) et ne veulent en aucun cas asséner des certitudes.

2.1. Domaine Weinbach

Le domaine Weinbach nous propose une gamme de vins pleins de charme, au grand raffinement aromatique. Catherine Faller nous fait découvrir des vins féminins, enjôleurs, parfumés, complexes, purs, produits avec talent pas sa sœur Laurence. Les liquoreux sont particulièrement sensuels. Les quintessences sont célestes. Cette visite débute notre voyage et la barre est d’emblée placée très haut.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Weinbach Sylvaner Réserve Clos des Capucins 2002.

Notes : DS14,5 - PC14 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,25.

Nez d'intensité relative, pointe végétale. Bouche fruitée, dotée d'une légère fraîcheur légèrement perlante. La matière est dense, enveloppée, équilibrée, sur des notes d'agrumes (citron, pamplemousse). Un sylvaner convaincant, fort honorable.

 

Domaine Weinbach Pinot Blanc Réserve Clos des Capucins 2002.

Notes : DS14 - PC13 - PP14,5 - LG14/13,5. Moyenne : 14.

70% PA - 30% PB. Senteurs de beurre, de fumé, d'agrumes. Bouche pure, équilibrée, un peu moins vive que celle du Sylvaner. Flaveurs d'agrumes (citron, pamplemousse, végétal discret).

 

Domaine Weinbach Muscat Réserve Clos des Capucins 2002.

Notes : DS13,5 - PC12,5 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,25.

75% MO - 25% MA. Nez pur, croquant, fruité (mirabelle, mandarine). Bouche dodue, marquée par un peu d'alcool, finissant un peu terne. 3 g de sucre résiduel annoncés.

 

Domaine Weinbach Riesling GC Schlossberg 2002.

Notes : DS15 - PC15 - PP15,5 - LG15. Moyenne : 15,25.

Haut de Coteau. Belle olfaction sur les agrumes, avec un soupçon de minéralité. Bouche replète mais fine, mûre, aux dominantes fruitées et florales ; elle est douce et ne démérite pas en persistance.

 

Domaine Weinbach Riesling Ste-Catherine I 2002.

Notes : DS16 - PC14,5 - PP16,5 - LG15,5/16. Moyenne : 15,75.

Bas de coteau, 10% hors GC, vignes de 20-30 ans, récolte plus tardive. Le nez gagne en profondeur et en complexité. De la noblesse pointe dans des parfums de fruits, de fleurs, d'épices, de fumé. Bouche possédant un supplément de tranchant (acidité, minéralité) et de puissance. Grasse mais sèche (en sucre), puissante, aux goûts friands de pêche mûre.

 

Domaine Weinbach Riesling Ste-Catherine II 2002.

Notes : DS16 - PC16 - PP16 - LG16. Moyenne : 16.

Idem, récolte encore plus tardive. Nez profond, notes d'épices (poivre, cumin), de fruits mûrs blancs et jaunes. Bouche complète, riche en flaveurs. Générosité alcoolique (mais sans excès) et acidité conquérante, qui confère de la longueur.

 

Domaine Weinbach Riesling GC Schlossberg Ste-Catherine 2002.

Notes : DS16,5/17 - PC16,5 - PP17 - LG16,5. Moyenne : 16,75.

Milieu de coteau, vignes de 40-60 ans. Le nez possède indéniablement de la classe et de la complexité. Superbes senteurs de pomme, de poire, de fruits exotiques, de fleurs, rehaussées par des notes épicées. Bouche charnue, complète, riche, fine et longue. L'âge devrait encore l'améliorer (plus de tranchant et de complexité ?).

 

Domaine Weinbach Riesling GC Schlossberg Ste-Catherine L'Inédit 2001.

Notes : DS17,5 - PC16,5 - PP17 - LG16,5/17. Moyenne : 17.

Milieu de coteau, vignes de plus de 60 ans, potentiel de 15°, 26 hl/ha. Une approche VT ici, donc, pour une cuvée qui a nécessité un an de fermentation. Nez gourmand, racé, déclinant des notes de fruits exotiques (ananas, mangue). Bouche fine, épicée, un peu langoureuse, dopée par un alcool parfaitement amalgamé. Riche, ciselée, soyeuse, elle se déroule sur un grande longueur. Le sucre résiduel devrait s'estomper dans quelques années.

 

Domaine Weinbach Pinot Gris Ste-Catherine I 2002.

Notes : DS15,5 - PC14,5 - PP16,5 - LG16,5. Moyenne : 15,75.

Bas du GC Schlossberg + clos hors GC Schlossberg. Nez typé, précis, fruité, beurré, fumé. Notes additionnelles de menthe (pastille vichy), de fleurs, de fruits exotiques. Bouche puissante, persistante, pleine et épicée, qui réussit à conserver un tempérament alerte. Belle intégration du sucre, qui participe de la gourmandise d'ensemble. Il existe une infime quantité de ce vin en version II.

 

Domaine Weinbach Pinot Gris Laurence 2002.

Notes : DS15 - PC15,5 - PP16 - LG17. Moyenne : 16.

Bas de l'Altenbourg en marno-calcaire (sous le GC Furstentum). Nez riche, offrant des senteurs de fruits, de pomme cuite, d'épices. Bouche particulièrement généreuse, grasse, fine, longue et pure. Notes florales et fruitées. Un supplément de vivacité, par rapport au vin précédent, conféré à la fois par l'acidité et par les agrumes,

 

Domaine Weinbach Pinot Gris Altenbourg Laurence 2002.

Notes : DS16,5 - PC16 - PP17 - LG17,5. Moyenne : 16,75.

Nez au caractère surmûr, sur les agrumes. Bouche dense, serrée, mais remarquablement leste, aérienne, au grand charme. Goûts d'agrumes et de menthol. On est ravi par la pureté et l'allonge. Intégration du sucre exemplaire.

 

Domaine Weinbach Gewürztraminer Laurence 2002.

Notes : DS15 - PC14,5 - PP15 - LG16. Moyenne : 15,25.

Parcelle située sous l'Altenbourg. Nez reconnaissable, signé par des effluves de fleurs et de fruits (lychee en tête, évidemment), aussi profond que pur. Une vinification soignée l’affranchit de toute vulgarité variétale. Bouche douce, et longue, soulignée par de jolies notes de mandarine. Sucre intégré mais on aimerait un supplément de tonicité et une présence alcoolique mieux retenue.

 

Domaine Weinbach Gewürztraminer Altenbourg Laurence 2002.

Notes : DS15,5/16 - PC15 - PP15,5 - LG16,5. Moyenne : 15,75.

Nez typé mais pas ostentatoire, doté de subtiles senteurs de rose et de citron. On envisagerait bien cette promesse aromatique sur un plat de Ferran Adria, du Bulli, construit autour de ces deux composantes. Bouche dense, longue, exprimant les agrumes et le menthol, qui se met doucement en place.

 

Domaine Weinbach Gewürztraminer GC Furstentum Laurence 2002.

Notes : DS16 - PC16 - PP16,5 - LG16,5. Moyenne : 16,25.

Marno-calcaro-gréseux. Nez plus animal cette fois-ci, profond, donnant une impression de rigidité, prodiguant des arômes d'agrumes, de fruits exotiques (mangoustan) et des notes plus inédites et amènes de fraise des bois. Bouche diablement cajoleuse, sans ostentation. Longueur épicée toute en gourmandise. Les 54 g de sucre sont au service d'une douceur magistrale.

 

Domaine Weinbach Riesling GC Schlossberg VT 2001.

Notes : DS16 - PC17,5 - PP17,5 - LG16,5. Moyenne : 17.

Sublime élégance s'articulant sur des notes de mangoustan, de mandarine, d'épices précises et distinguées (girofle, poivre, genièvre), un peu à la manière des eaux de vie de Metté ou de Miclo. Bouche bénéficiant d'un équilibre charmeur, intégrant habilement 94 g de sucre résiduel. Belles notes de rose et de citron. On est ici un peu partagés sur la finale, qui pour 2 dégustateurs pourrait posséder encore plus d'élan. Il y a aussi dans cette différence d'appréciation quelque chose qui procède de la prédilection que l'on porte plus ou moins à l'expression du cépage.

 

Domaine Weinbach Pinot Gris Altenbourg VT 2000.

Notes : DS15,5 - PC16,5 - PP17 - LG17. Moyenne : 16,5

Notes de fruits, d'agrumes, de beurre caramélisé. Une légère évolution se manifeste par ses notes complémentaires d'abricot sec, de champignon. Profil envoûtant. En bouche, la liqueur est incroyable de pureté et d'harmonie. Notes jubilatoires de mandarine. Très, très difficile de recracher ce nectar.

 

Domaine Weinbach Gewürztraminer GC Furstentum VT 2001.

Notes : DS17 - PC15,5 - PP17 - LG17,5. Moyenne : 16,75.

Expression fruitée (agrumes, fruits exotiques) et florale éblouissante (par sa précision, sa complexité, sa subtilité), avec des senteurs complémentaires de miel. Bouche admirable de netteté et de finesse caressante, qui déroule sa classe sans aucune lourdeur.

 

Domaine Weinbach Gewürztraminer SGN 2001.

Notes : DS17,5 - PC15,5 - PP16,5 - LG16. Moyenne : 16,5.

Mosaique aromatique complexe magique : fruits (fruits exotiques, citron, cédrat), fleurs, épices (cumin, notamment). La bouche a conservé 125 g de sucre et compose une liqueur pure, élégante, fraîche. On est en droit de lui reprocher un léger manque de longueur et de complexité. D'autres dégustateurs, a contrario, sont sensibles à sa race.

 

Domaine Weinbach Riesling GC Schlossberg Quintessence de Grains Nobles cuvée d'or 2001.

Notes : DS18,5 - PC18,5 - PP18,5 - LG18,5. Moyenne : 18,5

Nez fin, floral, racé, distillant des effluves nobles de fruits (citron, citron vert), de fleurs, de menthol, d'épices (cumin). En bouche, la liqueur (160 g de sucre) se révèle grasse mais parfaitement équilibrée, vibrante. De la race, de la verticalité, de la finesse, avec une sous-jacence minérale subtile confondante. Les goûts sont audacieux, sensuels et interminables : rhubarbe, fraise des bois, mangue (exprimant à la fois le poivre et les fruits rouges).

 

Domaine Weinbach Pinot Gris Altenbourg Quintessence de Grains Nobles cuvée d'or 2001.

Notes : DS18 - PC18 - PP18 - LG18. Moyenne : 18.

Parfums délicats et précis de citron, de fruits exotiques, de mandarine, de figue pour ce vin possédant une classe inouïe. Bouche massive, encadrant avec une certaine fermeté (ce qui est à souligner vu le cépage), mais sans sévérité inutile des goûts fruités et joviaux de raisin sec, d'abricot, de mandarine, de fraise (165 g de sucre). Conciliation talentueuse de la finesse et de la puissance avec une énergie un peu moindre que dans le cas du Riesling (symptôme intrinsèque du cépage ?).

 

Domaine Weinbach Gewürztraminer GC Furstentum Quintessence de Grains Nobles cuvée d'or 2001.

Notes : DS17,5 - PC16,5 - PP17,5 - LG18,5/19. Moyenne : 17,5.

A la fin de ce long parcours, on nous propose ici une cuvée époustouflante, qui évoque autant la parfumerie que l’oenologie. Le nez s’aventure au sein d’une corne d’abondance aromatique racée, complexe, dotée d'une élégance folle, avec des notes de fruits continentaux et exotiques (passion, mangue, fraise), de fleurs capiteuses (jasmin), de menthol … relativement difficiles à dissocier. En bouche, l'acidité contrebalance idéalement le sucre. Pour un des dégustateurs, la (quasi) perfection faite liqueur. Un vin de pâmoison … envoûtant !

 

 

2.2. Domaine Josmeyer

Jean Meyer nous a fait goûter des vins fermes, stricts, cohérents. La volonté avouée de produire des « vins de gastronomie » se manifeste par la discrétion des sucres résiduels, par des équilibres davantage bâtis sur la finesse que sur la puissance. La plénitude nerveuse et minérale conférée par le GC argilo-marno-calcaire Hengst est patente dans tous les cépages.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Josmeyer Pinot Auxerrois « H » 2002.

Notes : DS14 - PC13,5/14 - PP14 - LG13,5/14. Moyenne : 14.

Provenant du GC Hengst. Nez un peu musqué sur la pomme verte et les agrumes, matière vive et élancée.

 

Domaine Josmeyer Riesling « Pierrets » 2002.

Notes : DS14,5 - PC14/14,5 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,5.

Vin limpide, arômes minéraux, mentholés et citronnés ; matière vive, tranchante même.

 

Domaine Josmeyer Riesling GC Brand 2002.

Notes : DS15 - PC15 - PP15,5 - LG15. Moyenne : 15.

Expression aromatique discrète mais très nette. Corps tranchant, longiligne, sans aucun sucre résiduel, austère et élégant.

 

Domaine Josmeyer Riesling GC Hengst 2002.

Notes : DS15,5 - PC15,5/16 - PP16 - LG15. Moyenne : 15,5.

Nez plus profond que celui du Brand, mais toujours retenu et limpide : fruits jaunes, miel, fleur de cerisier. Toujours très sec, austère mais expressif ; la richesse de la sève indique un fort potentiel.

 

Domaine Josmeyer Riesling GC Hengst VT 2001.

Notes : DS14,5 - PC16+ - PP16,5 - LG16. Moyenne : 16.

65 g/l de sucre résiduel. Beau nez miellé, fin et pur. Equilibre tendu, tranchant, aérien, « d’esprit allemand » ; le sucre est parfaitement intégré.

 

Domaine Josmeyer Pinot Gris « Fondation » 2002.

Notes : DS14,5 - PC14/14,5 – PP14,5 – LG14,5/15. Moyenne : 14,5.

Nez musqué, beurré, pointe grillée. Bonne densité, saveur de guimauve, acidité vivifiante.

 

Domaine Josmeyer Pinot Gris GC Brand 2002.

Notes : DS15 - PC14,5 – PP15,5 – LG14,5. Moyenne : 15.

Nez axé sur le pamplemousse. Matière toujours vertébrée par une acidité bienvenue, avec ici un peu de sucre résiduel.

 

Domaine Josmeyer Pinot Gris GC Hengst 2002.

Notes : DS15,5 - PC15,5 – PP16 – LG15. Moyenne : 15,5.

Arômes clairement définis de beurre frais et d’agrumes. Matière riche, nette, puissante.

 

Domaine Josmeyer Pinot Gris GC Hengst VT 2001.

Notes : DS15,5 - PC15 – PP16 – LG15. Moyenne : 15,5

52 g/l de sucre résiduel. Nez assez réservé, sur le beurre, la noisette, la guimauve. Matière longue, au sucre bien intégré, peu expressive en l’état.

 

Domaine Josmeyer Gewürztraminer GC Hengst 2002.

Notes : DS15 - PC14,5 – PP15 – LG14. Moyenne : 14,5

Variétal mais net, bien défini au nez comme en bouche : lychee, fleur d’oranger, feuille de mandarine...

 

Domaine Josmeyer Gewürztraminer GC Hengst 1995.

Notes : DS16 - PC16 – PP16,5 – LG15. Moyenne : 16

Teinte dorée. Nez complexe, peu variétal : fumé, beurré, végétal et terpénique (térébenthine, sapin, résine). Bouche riche, beurrée, sèche, avec une finale intéressante et personnelle sur le gingembre.

 

Domaine Josmeyer Gewürztraminer GC Hengst VT 2001.

Notes : DS16 - PC15,5 – PP16,5 – LG15,5. Moyenne : 16

Expression aromatique riche : fruits confits, lychee, pamplemousse. Liqueur intégrée, structure nette et cohérente.

 

 

2.3. Domaine Gérard et Bruno Schueller

La visite au domaine Schueller permet d’appréhender des vins expressifs, un peu farouches, vitaux et purs, aux matières très denses peu marquées par le soufre. Les liquoreux, fort démonstratifs et équilibrés, sont remarquables. Pinots noirs à rechercher.

 

  • Vins dégustés :

Gérard Schueller Pinot Noir 2003.

Notes : DS13,5 - PC13,5 - PP13,5 - LG13. Moyenne : 14,25.

Nez floral et fruité (framboise). Bouche assez simple, courte, avec un peu de verdeur mais fruitée et coulante.

 

Gérard Schueller Pinot Noir LN012 2003.

Notes : DS14 - PC14,5 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,25.

Sur le GC Eichberg. De la couleur. Nez plus profond, floral et fruité (cassis, mûre, cerise, framboise). Bouche dense, fruitée, avec une pointe originale d’herbes de garrigue.

 

Gérard Schueller Pinot Noir Bildstoecklé 2003.

Notes : DS14 - PC14 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14.

Bildstoecklé réfère à un lieu-dit. Robe intense. Nez délicatement grillé, sur les fleurs (violette) et les fruits rouges.

 

Gérard Schueller Pinot Noir LN012 1997.

Notes : DS13,5 - PC14,5 - PP13,5 - LG14. Moyenne : 14.

Robe plutôt claire. Olfaction de caractère, conjuguant des notes de fleurs, de framboise, de fumé, de viande, d’encens, de cerise, de noyau. Bouche fine, relativement dense et tonique.

 

Gérard Schueller Pinot Noir VV Chant des oiseaux 2001.

Notes : DS13,5 - PC12 - PP14,5 - LG13. Moyenne : 13,25.

Raisins issus du GC Pfersigberg. Robe assez claire. Personnalité aromatique fruitée (cerise, framboise), légèrement fumée. Bouche peu lisible, chahutée par le bois, limitée, pas en place. A revoir.

 

Gérard Schueller Pinot Blanc 2003.

Notes : (pas de notes)

On devine ici un jus prometteur.

 

Gérard Schueller Riesling Bildstoecklé 2003.

Notes : (pas des notes)

Notes de bière blanche et de fruits (ananas, citron, pamplemousse). Bouche dense.

 

Gérard Schueller Sylvaner 2002.

Notes : DS13,5 - PC14 - PP13 - LG14. Moyenne : 13,75.

Robe au doré intense. Nez opulent, fruité, exotique, avec des notes de noisette et de pastille vichy. Bouche à la fois ample et nerveuse, citronnée, un rien végétale.

 

Gérard Schueller Pinot Blanc 2002.

Notes : DS14 - PC14,5 - PP13,5 - LG14. Moyenne : 14.

100% PA. Nez loquace, avec des agrumes et de l’ananas. Bouche nerveuse, dense , citronnée, dont la finale claque comme un coup de fouet.

 

Gérard Schueller Pinot Blanc III KL 2001.

Notes : DS13,5 - PC(?) - PP14 - LG14. Moyenne : 14.

Bouche mûre, grasse avec une pointe de sucre (un des dégustateurs décèle aussi une pointe de liège).

 

Gérard Schueller Riesling 2002.

Notes : DS13,5 - PC13 - PP13 - LG13. Moyenne : 13,25.

Fruité intéressant, dominé par les agrumes. Bouche vive, simple et intransigeante, un peu mordante en raison de la virulence de son acidité citronnée. Pointe végétale.

 

Gérard Schueller Riesling Bildstoecklé 2001.

Notes : DS14,5 - PC14,5 - PP14 - LG13,5/14. Moyenne : 14,25.

Nez fruité et mentholé, très légèrement évolué. Bouche vive, austère, virile, marquée par les agrumes.

 

Gérard Schueller Riesling GC Pfersigberg 2001.

Notes : DS15,5 - PC15 - PP15 - LG15. Moyenne : 15,25.

Belle mâche pour ce vin vertébré, tonique, volontaire, doté d’un fort potentiel. Finesse et longueur. Goûts de citron et de menthol.

 

Gérard Schueller Riesling GC Pfersigberg H 2001.

Notes : DS16 - PC16+ - PP16 - LG16. Moyenne : 16.

Bouche grasse, presque visqueuse, heureusement équilibrée par une acidité appropriée. Expression déterminée ici aussi, pure, puissante, pour des notes de pastille vichy, de fruits exotiques et d’épices qui perdurent en bouche.

 

Gérard Schueller Riesling GC Eichberg 2001.

Notes : DS16 - PC(15) - PP15,5 - LG15,5. Moyenne : 15,5.

Bouche minérale, sur les fruits jaunes, le menthol, les agrumes. Consistante, adoucie par une pointe de sucre (10 g). Amertume noble propice à améliorer la persistance.

 

Gérard Schueller Riesling VT 1990.

Notes : DS17,5 - PC17 - PP17 - LG17. Moyenne : 17,25.

Nez terpénique, profond, fin, odeurs sans surprise de menthol, d’agrumes et de miel qui confirment un vieillissement. Bouche complète, douce, épicée, longue, cristalline (un côté « mosellan »). Elle semble à peine sortir d’un long sommeil. Belle unanimité des notes.

 

Gérard Schueller Pinot Gris VT 2000.

Notes : DS17 - PC16,5 - PP15,5 - LG16. Moyenne : 16,25.

Nez intense, qui recèle des senteurs de beurre, d’épices, de fruits exotiques, de banane, de raisin sec, de pomelo et également de fleurs. Matière corpulente, solide, longue, sur les agrumes, dotée d’une acidité notable qui fortifie la finale (70 g de sucre résiduel).

 

Gérard Schueller Gewürztraminer Bildstoecklé VT 2001.

Notes : DS15 - PC14,5 - PP14,5 - LG15. Moyenne : 14,75.

Nez douillet typé par le lychee, la rose, les agrumes. Bouche de bon niveau, qui ne s’éteint pas par manque de nerf, mais moins convaincante en raison d’une noblesse aromatique moindre et d’une chaleur un peu prononcée en finale.

 

Gérard Schueller Gewürztraminer Bildstoecklé SGN TS 2000.

Notes : DS18,5 - PC18,5 - PP18 - LG18. Moyenne : 18,25.

Le nez rôti est un florilège de senteurs complexes, attirantes et racées : cire, citron confit, champignon, miel, abricot sec, pêche de vigne, coing, pomelo. Liqueur de haute volée, corpulente, avec des goûts acidulés magnifiques d’agrumes (orange), de fraise, de mangoustan et d’épices. Les 250 g de sucre résiduel sont magistralement assimilés. Fondant !

 

Gérard Schueller Pinot Gris SGN 1989.

Notes : DS17,5 - PC16,5 - PP17 - LG16. Moyenne : 16,75.

Informations fournies par le producteur : 6 ans de fût neuf (feuillette, donc un côté 200% bois neuf), pas ouillé, 25 degrés potentiel, fin de presse de SGN. Corne d’abondance aromatique baroque d’une folle complexité, désinhibée, recelant des senteurs variées : rancio, gras de jambon, biscuits à la cannelle (spéculoos), tiramisu, miel, safran, kaki, coing, réglisse, raisin sec, café, orange confite, pointe alliacée. De formidables notes de cigare ponctuent la finale de ce vin de méditation, hors norme, à la longueur capiteuse, qui se situe pour autant dans un extrême moins attractif que celui du vin précédent, en raison de son caractère plus alangui.

 

  • Vins bus à table :

Gérard Schueller Riesling GC Pfersigberg 1983.

Notes : DS16,5 – PC15,5/16 – PP15,5 – LG15. Moyenne : 15,75.

Exhalaisons de riesling évolué, notes terpéniques et de menthol. Bouche grasse, douce, encore jeune, typée par les agrumes, le miel, la cire. Belle tenue.

 

Gérard Schueller Riesling GC Pfersigberg 1997.

Notes : DS15,5 – PC14,5 - PP16 - LG15. Moyenne : 15,25.

Nez un peu évolué, non dénué d’opulence, procurant des senteurs de silex, de miel, de fruits exotiques (mangue, ananas), de fruits blancs bien mûrs. Niveau VT.

 

Gérard Schueller Gewürztraminer Bildstoecklé SGN TS 1989.

Notes : DS17,5/18 – PC17/17,5 – PP18 – LG17,5. Moyenne : 17,5.

Admirable liqueur expressive, fraîche, sûre d’elle, altière. Il semble que l’âge soit tout de même responsable d’un retour « variétal ».

 

Gérard Schueller Riesling SGN TS 1990.

Notes : DS18,5 – PC18 - PP18 - LG18. Moyenne : 18,25.

Le nez délivre des parfums de pétrole, de safran, de raisin, de coing, de cire, d’abricot. Ce vin se caractérise par un passage de 6 ans en fût et 300 g de sucre résiduel, judicieusement assimilés au sein d’une liqueur débridée mais raffinée, fine et très longue.

 

 

2.4. Domaine Zind-Humbrecht

Olivier Humbrecht nous a entraînés dans un périple passionnant et didactique au sein de la palette de terroirs unique dont dispose le domaine. La plus haute expression de chacun est manifestement recherchée. Cela se traduit par des matières très riches, extrêmement puissantes et expressives, que l’on laisse s’épanouir librement dans les foudres du vaste chai souterrain. Les fermentations sont donc parfois très longues ; ainsi les rieslings 2002 encore en foudres se montraient imposants, profonds mais encore assez bruts, parfois dissociés. Il n’est pas interdit de penser que ce style flamboyant favorise l’expression des pinots gris et des gewürztraminers, même si nous avons eu maintes fois l’occasion de goûter par le passé de très grands rieslings de chez Zind-Humbrecht.

 

  • Vins dégustés :

Zind-Humbrecht Riesling Gueberschwihr 2002 (sur foudre).

Notes : DS13,5 – PC13,5 – PP(pas de note) – LG13,5. Moyenne : 13,5.

Nez floral sur la camomille et le chèvrefeuille, matière pleine, vive, simple.

 

Zind-Humbrecht Riesling Clos Hauserer 2002 (sur foudre).

Notes : DS14,5 – PC14,5 - PP(pas de note) – LG15. Moyenne : 14,5.

Nez intense sur les fruits jaunes, pointe végétale. Acidité très marquée en bouche, ce qui, couplé à une certaine rondeur, rend le vin à la fois gourmand et incisif.

 

Zind-Humbrecht Riesling Herrenweg de Turckheim 2002 (sur foudre).

Notes : (pas de notes).

Encore en fermentation, on note encore une fois une belle vivacité.

 

Zind-Humbrecht Riesling Heimbourg 2002 (sur foudre).

Notes : DS14 – PC14 - PP(pas de note) – LG14. Moyenne : 14.

Nez de bergamote, de citron confit ; matière dense où le sucre et l’acidité apparaissent pour l’instant légèrement dissociés.

 

Zind-Humbrecht Riesling Clos Windsbuhl 2002 (sur foudre).

Notes : DS15,5 – PC14 - PP(pas de note) – LG15,5/16. Moyenne : 15,5.

Encore des agrumes au nez : zestes d’orange et de citron ; bouche riche, tonique, encore tiraillée entre l’acidité, le sucre et l’amertume de la finale.

 

Zind-Humbrecht Riesling GC Rangen de Thann 2002 (sur foudre).

Notes : DS17,5 – PC17 - PP(pas de note) – LG16. Moyenne : 17.

Nez typé par le terroir volcanique du Rangen, exotique et fumé, suggestif, entêtant, complexe. Equilibre superlatif en bouche, malgré une grande richesse alcoolique (15°) et la présence de sucre ; ampleur superbe, grande longueur structurelle, rémanence aromatique sur la même gamme exotique et minérale que le nez.

 

Zind-Humbrecht Riesling GC Rangen de Thann 2003 (sur foudre).

Notes : DS(15) – PC(14) - PP(pas de note) – LG(14,5). Moyenne : (14,5).

Robe plus claire que celle du 2002. Nez aromatique mais moyennement profond sur la pêche de vigne. Un vin plus sec mais nettement moins riche que son prédécesseur ; la discrétion de l’acidité le fait apparaître plus chaud alors qu’il est nettement moins alcoolisé (12,5°). Une comparaison instructive entre les deux millésimes, qui ne porte pas à l’enthousiasme en ce qui concerne 2003.

 

Zind-Humbrecht Riesling GC Brand 2002 (sur foudre).

Notes : DS16 – PC16 - PP(pas de note) - LG15,5. Moyenne : 16.

Nez puissant et pur, sur le miel et les agrumes. Matière riche, capiteuse, vertébrée par une puissante acidité.

 

Zind-Humbrecht vin de table « Zind » 2002 (sur foudre).

Notes : DS14,5 – PC14,5 - PP(pas de note) – LG15. Moyenne : 15.

Un tiers de chardonnay, deux tiers d’auxerrois, des raisins provenant du Clos Windsbuhl et du Rotenberg. Nez très beurré, exotique, on pourrait être dans le Mâconnais… Matière concentrée, grasse, vertébrée par une belle acidité.

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris Rotenberg 2002 (sur foudre).

Notes : DS15,5/16 – PC15 - PP(pas de note) – LG16. Moyenne : 15,5.

Nez pur, intense, sur le miel et la guimauve. Rond et gras en bouche, matière expressive soutenue par une acidité enlevée.

 

Zind-Humbrecht Riesling 2002.

Notes : DS13,5 – PC13,5 – PP13,5 – LG13,5. Moyenne : 13,5.

Arômes floraux agréables, matière propre, légère, assez ronde.

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris Herrenweg de Turckheim 2002.

Notes : DS14 – PC14,5/15 – PP14,5 – LG14,5. Moyenne : 14,5.

Joli nez fumé, avec des notes doucement végétales de guimauve. Droit, svelte en bouche, très peu de sucre résiduel, l’alcool est certainement présent (16,4°) mais sans brûlure.

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris Vieilles Vignes (Herrenweg de Turckheim) 2002.

Notes : DS15 – PC15 – PP15 – LG15,5/16. Moyenne : 15.

Gamme aromatique plus riche, expressive, fortement miellée. Matière peut-être moins puissante que la précédente mais plus fine et plus suave (équilibre reposant davantage sur le sucre résiduel).

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris Clos Windsbuhl 2002.

Notes : DS15,5 – PC14,5 – PP15 – LG15. Moyenne : 15.

Nez gourmand et expressif : banane, miel, beurre ; matière assez vive, fumée, camphrée même ; le sucre résiduel est modéré mais perceptible en finale.

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris GC Rangen de Thann 2002.

Notes : DS17 – PC16 – PP17 – LG17+. Moyenne : 17.

Robe plutôt claire, grasse. Expression aromatique profondément fumée, fine et exubérante à la fois, qui évoque la banane flambée. Bouche cohérente, longue, retenue, qui conserve une réelle élégance.

 

Zind-Humbrecht Gewürztraminer Wintzenheim 2002.

Notes : DS14 – PC14,5 – PP14 – LG15. Moyenne : 14,5.

Fruit variétal, net, sur des arômes de réglisse, de rose, de fumé ; netteté et absence de lourdeur en bouche.

 

Zind-Humbrecht Gewürztraminer Turckheim 2002.

Notes : DS15 – PC14 – PP14,5 – LG14,5. Moyenne : 14,5.

Toujours variéral, plus confit, miel, lychee ; corps discret bénéficiant d’une belle vivacité pour le cépage.

 

Zind-Humbrecht Gewürztraminer Turckheim 2001.

Notes : DS13,5 – PC13,5 – PP13,5 – LG14. Moyenne : 13,5.

Dominante aromatique florale, évoquant le géranium. On retrouve ces arômes en bouche, avec une matière plus mince qu’en 2002, légèrement saline.

 

Zind-Humbrecht Gewürztraminer Herrenweg de Turckheim 2002.

Notes : DS15,5 – PC15/15,5 – PP15,5 – LG15. Moyenne : 15,5.

Nez intensément miellé, moins variétal ; savoureux, riche en bouche, très belle acidité.

 

Zind-Humbrecht Gewürztraminer GC Hengst 2002.

Notes : DS16 – PC16 – PP16 – LG16,5. Moyenne : 16.

Intense et profond au nez, dominante citronnée ; le sucre est présent en bouche mais parfaitement intégré, développement long et subtil, superbe rémanence de citron confit, de pamplemousse.

 

Zind-Humbrecht Gewürztraminer GC Rangen de Thann 2002.

Notes : DS16,5 – PC16,5 – PP16,5 – LG16,5/17. Moyenne : 16,5.

Teinte plus profondément dorée que les autres gewürztraminers. Nez intense, sur les fruits frais, avec des notes captivantes de miel d’oranger et le fumé minéral caractéristique du Rangen. Sec, parfumé, distingué, grande longueur, impression de fraîcheur soutenue par la présence de CO2.

 

Zind-Humbrecht Gewürztraminer Clos Windsbuhl 2002.

Notes : DS15,5 – PC15 – PP15 – LG15,5/16. Moyenne : 15,5.

Nez chatoyant, rôti, avec des notes de pain d’épices, de cire, de gingembre, de citron confit. Une matière expressive, gourmande, de belles saveurs d’agrumes, un sucre assez présent, moins d’allonge et de distinction que dans le Rangen.

 

Zind-Humbrecht Gewürztraminer Heimbourg VT 2002.

Notes : DS17 – PC16 – PP16,5 – LG17. Moyenne : 16,5.

Nez épicé, miellé, rôti, bien botrytisé. Développement articulé en bouche, liqueur élégante, saveur ample et précise, finale serrée, tendue. Beaucoup de finesse.

 

Zind-Humbrecht Gewürztraminer GC Goldert VT 2002.

Notes : DS17,5 – PC16,5 – PP17 – LG17,5/18. Moyenne : 17.

Même type de nez à la fois citronné, confit, épicé, avec encore plus de subtilité aromatique. Liqueur importante, très confite : encore une fois d’un équilibre accompli et d’une finesse remarquable.

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris Clos Windsbuhl VT 2002.

Notes : DS16 – PC16,5 – PP17 – LG17,5. Moyenne : 16,75.

Les arômes manifestent toujours le même très haut niveau d’intensité et de pureté : guimauve, violette, miel, abricot, pain béni (anis)… Liqueur vive, gourmande, pénétrante : puissance et finesse.

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris Rotenberg VT 2002.

Notes : DS17 – PC17 – PP17 – LG17,5. Moyenne : 17.

Teinte nettement plus soutenue, plus dorée que la précédente. Nez rôti, puissamment botrytisé : nèfle, kaki, pointe de champignon de couche. Matière concentrée, confite, acidité à la hauteur.

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris Heimbourg VT 2002.

Notes : DS17,5 – PC16,5 – PP17,5 – LG17,5. Moyenne : 17,5.

A nouveau des fruits frais, de la mangue, de la poire, du beurre. Liqueur importante, comparable à celle du Rotenberg (autour de 140 g de sucre résiduel), profonde saveur mentholée, épicée.

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris GC Rangen de Thann SGN 1998.

Notes : DS16,5 – PC16/16,5 – PP17 – LG16,5/17. Moyenne : 16,5.

Robe ambrée. Nez très puissant, marqué par une forte acidité volatile qui brutalise quelque peu la palette aromatique : coing, nèfle, café, tourbe, minéralité… Matière saturée de liqueur, profondément minérale, étayée par une acidité suffisante. Un vin extrême, son expression profonde mais tourmentée s’épurera-t-elle avec le temps ?

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris Clos Jebsal SGN 2000.

Notes : DS17,5 – PC17 – PP18 – LG18,5/19. Moyenne : 18.

Nez pénétrant, d’une grande fraîcheur aromatique : abricot, coing, curcuma, fleur d’oranger. Liqueur relativement imposante (140g) mais équilibre bien plus serein, accompli, que dans le vin précédent. Un liquoreux qui conserve beaucoup de droiture et de vigueur.

 

Zind-Humbrecht Pinot Gris Clos Windsbuhl SGN 2001.

Notes : DS17 – PC17,5 – PP18 – LG18. Moyenne : 17,5.

Très beurré au nez, toujours beaucoup de fraîcheur, de netteté dans les arômes, curcuma encore, caramel au lait, coing rôti au beurre… Saveur pénétrante, beaucoup de finesse, l’alcool est très discret (9°), la liqueur onctueuse (280g) tapisse le palais sans l’alourdir.

 

 

2.5. Domaine Ernest Burn

Dans ce royaume du muscat, Ernest Burn propose sur un terroir riche (argilo-calcaire) et à partir de vendanges bien mûres des vins au fruit débridé, faussement placides car non dénués de tonicité. Des vins généreux, richement dotés et douillets.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Ernest Burn Pinot Blanc 2002.

Notes : DS13 - PC13 - PP13 - LG13. Moyenne : 13.

2/3 PB, 1/3 PA. Bouche un peu assoupie (« nounours »), manquant d’entrain, caractérisée par une présence de sucre résiduel, un peu lourde et des goûts de poire, de pêche, de citron et de végétal.

 

Domaine Ernest Burn Riesling GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle 2002.

Notes : DS15 - PC15 - PP15 - LG13,5/14. Moyenne : 14,75.

Senteurs fruitées, florales et végétales : citron, citron vert, fleurs de pommier, feuilles, menthe. Bouche grasse, citronnée, légèrement sucrée, assez persistante, tendue par une acidité valeureuse, qui peut décontenancer en durcissant la finale.

 

Domaine Ernest Burn Muscat GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle 2002.

Notes : DS14,5 - PC15,5 - PP16 - LG14. Moyenne : 15.

Nez fruité, normalement muscaté. Bouche joufflue, franche, typée, fruitée et fleurie, plutôt longue, qu’une acidité de bon aloi maintient guillerette malgré son léger embonpoint. Une finale amère agréable de peau de pamplemousse renforce la persistance.

 

Domaine Ernest Burn Gewürztraminer GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle 2002.

Notes : DS15,5 - PC15 - PP16 - LG14,5/15. Moyenne : 15,25.

Belle typicité doucereuse de fleurs, de fruits (citron vert, en particulier). Un supplément de caractère dans cette expression généreuse, fine et fraîche. Finale satisfaisante, sur les agrumes.

 

Domaine Ernest Burn Pinot Gris GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle 2002.

Notes : DS15,5 - PC14,5/15 - PP15,5 - LG15,5/16. Moyenne : 15,25.

Nez typé (beurré, fumé) à la profondeur fruitée. Bouche rondelette, croquante, fine, équilibrée (sucre parfaitement intégré), longue. Le fruit s’y exprime sans ambages.

 

Domaine Ernest Burn Pinot Blanc 2001.

Notes : DS13,5 - PC13,5 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,5.

Fruité, sans chichis, simple mais une certaine élégance câline dans ses notes de fleurs de fruitiers.

 

Domaine Ernest Burn Riesling GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle 2001.

Notes : DS15,5/16 - PC14,5 - PP14,5 - LG15,5. Moyenne : 15.

Nez légèrement minéral, évoquant le citron et le menthol. Belle enrobage de la matière, avec un peu de sucre résiduel. Bonne longueur.

 

Domaine Ernest Burn Muscat GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle 2001.

Notes : DS15 - PC15,5 - PP15 - LG15,5. Moyenne : 15,25.

50% MO, 50% MA. Nez typé, fruité et floral, particulièrement parfumé. Bouche grassouillette, très cohérente dans son équilibre. De niveau VT.

 

Domaine Ernest Burn Gewürztraminer GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle 2001.

Notes : DS15 - PC15 - PP15 - LG14,5/15. Moyenne : 15.

Ici aussi, matière replète, typée, exprimant de belles notes de fruits et de fleurs. 45 g de sucre résiduel.

 

Domaine Ernest Burn Pinot Gris GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle 2001.

Notes : DS14,5 - PC14,5 - PP16 - LG14,5. Moyenne : 15.

Nez typé (beurre, fumé, fruits blancs, fleurs). Il y a assurément de la netteté de cette belle fraîcheur mentholée. Bouche enrobée, fruitée, friande, équilibrée et fraîche. Expression aromatique et structurelle un peu modeste toutefois.

 

Domaine Ernest Burn Riesling GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle VT 1997.

Notes : DS14,5 - PC13,5 - PP14,5  - LG14,5. Moyenne : 14,25.

Nez réservé mais bénéficiant d’une belle évolution : craie, menthol, fruit, miel, cire. Bouche peu sucrée, minérale, mentholée. De la rondeur associée à de la fraîcheur, goûts d’agrumes et de cumin. Contrairement au style attendu du domaine, la liqueur est plutôt en sourdine.

 

Domaine Ernest Burn Gewürztraminer GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle VT 2001.

Notes : DS15,5 - PC14 - PP16 - LG15. Moyenne : 15,25.

Nez typé. Bouche rondouillarde, gourmande, épicée, amalgamant parfaitement les différentes composantes du vin. 40 g de sucre résiduel.

 

Domaine Ernest Burn Pinot Gris GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle VT 2000.

Notes : DS15 - PC15 - PP16 - LG15,5. Moyenne : 15,5.

Nez expressif : coing, safran, kaki, cire, poire blette. Pas si alsacien, à « vue de nez ». Bouche grasse, pourvue d’une belle acidité citronnée, qui déroule proprement ses notes gourmandes de fruits exotiques (ananas, citron vert), de raisin sec, d’épices. Du fond dans ce fruit vaillant, déterminé, qui accompagne 80 g de sucre résiduel.

 

Domaine Ernest Burn Gewürztraminer GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle SGN 1998.

Notes : DS16 - PC15 - PP16,5 - LG14,5/15. Moyenne : 15,5.

Beau rôti, peu « tape-à-l’œil » mais noble : abricot, orange amère, gingembre. Liqueur aromatique mais que l’on peut trouver un peu fainéante dans son élan.

 

Domaine Ernest Burn Gewürztraminer GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle SGN 2000.

Notes : DS16,5/17 - PC16 - PP17 - LG16. Moyenne : 16,5

Rôti discret, peu explosif, dominé par l’abricot. Bouche concentrée, fraîche, brillant d’un bel ensemble gustatif : orange fraîche, raisin, ananas confit, coing, cire, fleurs. La complexité est ainsi bien plus notable qu’au nez. Délicat et de bonne tenue.

 

Domaine Ernest Burn Pinot Gris GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle SGN 2000.

Notes : DS17 - PC17 - PP17,5 - LG17,5. Moyenne : 17,25

Sublime botrytis : safran, coing, cire, volatile « normale ». Un côté chenin ligérien dans cette expression. Bouche croquante, juteuse, qui se déroule longuement et sans heurts sur des goûts précis d’abricot sec, de mandarine et d’épices. Un vin délicat, aérien, d’une insigne délicatesse.

 

Domaine Ernest Burn Pinot Gris GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle SGN 1994.

Notes : DS16 - PC16,5 - PP16,5 - LG16. Moyenne : 16,25.

Il est intéressant de renifler ce nez transformé par l’âge, délivrant des arômes très « dessert » de cèpe, de quinquina, de fruits secs (abricot, raisin), de réglisse, de guimauve, de banane flambée. Liqueur fine, équilibrée, sans excès, assagie par le temps : superbes goûts de pain d’épices (à la cannelle et à la girofle). Finale subtilement amère (peau d’agrumes).

 

Domaine Ernest Burn Gewürztraminer GC Goldert Clos St-Imer Cuvée de la Chapelle SGN 1989.

Notes : DS17,5 - PC16,5 - PP17,5 - LG17. Moyenne : 17,25.

Le nez est d’un raffinement complexe : il suggère les fleurs, le cumin, le coing, l’orange, le thé à la bergamote, le raisin sec, l’abricot ainsi que des notes plus évoluées de cire et de champignon. La matière, épaulée par une acidité propice, s’avère noble, pure, cohérente. Ensemble intégré, poli par le temps qui déploie sans heurts ces notes aromatiques.

 

2.6. Domaine Marcel Deiss

La fréquentation des vins de Jean-Michel Deiss nous avait habitués à ces expressions subtiles, originales, complexes, exigeantes, reflets des terroirs et de la variabilité des millésimes. De notre visite au domaine nous retiendrons des gewürztraminers particulièrement élégants, complexes aromatiquement, structurés en bouche, sans aucune mièvrerie, ainsi que les belles expressions de terroir et de fruit dans les « premier crus » complantés que nous connaissions moins bien que les grands crus.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Marcel Deiss Pinot Blanc Bergheim 2001.

Notes : DS13 - PC13,5 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,5.

Les accents de noisette, de biscotte, de beurre trahissent l’élevage en barrique ; la bouche est ronde et cohérente.

 

Domaine Marcel Deiss Riesling Saint-Hippolyte 2000.

Notes : DS13,5 - PC14/14,5 - PP13,5 - LG14. Moyenne : 14.

Nez variétal, mentholé, assez fin ; bouche immédiate, gourmande mais svelte.

 

Domaine Marcel Deiss Pinot Gris Bergheim 2000.

Notes : DS14 - PC14,5/15 - PP14 – LG15. Moyenne : 14,5.

Couleur dorée avenante. Nez grillé, confit, exotique, précis. Matière bien dessinée, ample, soutenue par une belle acidité.

 

Domaine Marcel Deiss Gewürztraminer Saint-Hippolyte 2000.

Notes : DS14 - PC15 - PP14 - LG15. Moyenne : 14,5.

Nez intense, variétal mais précis, très épicé : eau de rose, thé darjeeling, girofle… Bouche expressive, sans lourdeur, toujours épicée, réglissée et chaleureuse en finale.

 

Domaine Marcel Deiss Riesling GC Altenberg de Bergheim 1999.

Notes : DS15 - PC16/16,5 – PP15 - LG16. Moyenne : 15,5.

Nez fin, profondément minéral, pointe d’hydrocarbure, ample parfum fruité évoquant la mandarine. Bouche pure, incisive, que n’alourdit pas la présence d’un peu de sucre résiduel, notes d’amande en finale.

 

Domaine Marcel Deiss Gewürztraminer GC Altenberg de Bergheim 1998.

Notes : DS15,5 - PC15 – PP16 - LG15,5. Moyenne : 15,5.

Nez puissant, très épicé, dans la même veine que le Gewürztraminer Saint-Hippolyte : girofle, orange sanguine. Concentré en bouche, intensément aromatique, de l’allonge et de la finesse malgré la présence marquée de sucre.

 

Domaine Marcel Deiss Riesling VT 1998.

Notes : DS15,5 - PC15 – PP15 - LG15,5/16. Moyenne : 15,5.

Provenant de l’Altenberg de Bergheim. Arômes fruités intenses, anisés aussi, minéralité plus discrète que dans le 99. Matière fine, ronde, élégante mais manquant un peu de vivacité, d’allant, pour complètement vivifier un sucre résiduel pourtant modéré.

 

Domaine Marcel Deiss Gewürztraminer VT 1999.

Notes : DS16 - PC16 – PP16,5 - LG16,5. Moyenne : 16,25.

Provenant de l’Altenberg de Bergheim. Botrytisé, miellé, intense, senteurs d’écorce d’orange, de girofle, de miel de châtaignier. Parfumé, élégant en bouche, très fin aromatiquement, dépourvu de la pesanteur associée si fréquemment à ce cépage.

 

Domaine Marcel Deiss Gewürztraminer SGN 2000.

Notes : DS16,5 - PC16 – PP16,5 - LG16,5/17. Moyenne : 16,5.

Provenant de l’Altenberg de Bergheim. Couleur vieil or ; nez ouvert, opulent, des notes de crème brûlée, d’orange sanguine, de miel d’oranger, de girofle. Sucrosité modérée, proche de la VT précédente ; toujours une belle droiture et une grande richesse aromatique.

 

Domaine Marcel Deiss Burlenberg 1999.

Notes : DS14 - PC14,5 – PP15 - LG14,5. Moyenne : 14,5.

Complantation de pinot noir et de pinot beurot. Nez dense, fumé, animal (suggestion de saucisson…) ; le pinot noir est identifiable. La bouche est dense, sérieuse, fumée toujours, avec des tannins fermes, abrupts même.

 

Domaine Marcel Deiss Engelgarten 2000.

Notes : DS15,5 - PC15,5 – PP15,5 - LG15,5. Moyenne : 15,5.

Complantation de riesling, pinot gris, pinot beurot, muscat et pinot noir. Nez gourmand, intense, frais, sur la mandarine avec des belles touches minérales. Matière dense, vive, élégante.

 

Domaine Marcel Deiss Grasberg 2001.

Notes : DS16 - PC16 – PP16 - LG16,5. Moyenne : 16.

Complantation de riesling, pinot gris et gewürztraminer. Nez floral, frais mais intense, avec de jolies notes de citron confit. Même impression en bouche, matière riche, veloutée, mais nette, vive.

 

Domaine Marcel Deiss Burg 1999.

Notes : DS15 - PC15 – PP16,5 - LG16. Moyenne : 15,5.

Complantation de tous les cépages traditionnels alsaciens. Un nez plus riche, plus lourd, de noisette, de beurre, épicé aussi (poivre, clou de girofle). Gras, ample en bouche, mais heureusement frais et minéral en finale.

 

Domaine Marcel Deiss Gruenspiel 2000.

Notes : DS16 - PC15,5/16 – PP16 - LG16,5. Moyenne : 16.

Complantation de riesling, pinot noir et gewürztraminer. Couleur dorée plus soutenue. Nez confit, riche, avec une pointe animale (rillettes). Matière dense, charnue, carrée, avec un léger sucre résiduel, et une saveur intense de violette réglissée en finale.

 

Domaine Marcel Deiss GC Altenberg de Bergheim 1999.

Notes : DS15,5 - PC15,5 – PP16,5 - LG16. Moyenne : 16.

Complantation de tous les cépages traditionnels alsaciens. Nez floral, présentant un grand éventail d’agrumes. Matière concentrée, dotée d’une allonge supérieure, encore assez réservée aromatiquement, qui reste fraîche malgré une richesse alcoolique perceptible.

 

Domaine Marcel Deiss GC Schoenenbourg 1999.

Notes : DS15 - PC16 – PP16,5 - LG16,5. Moyenne : 16.

Complantation de tous les cépages traditionnels alsaciens. Nez intense, beurré, terrien, très épicé (œillet d’Inde, cumin). Matière dense et expressive en attaque, un peu plus timide en milieu de bouche, la saveur de cumin est prenante.

 

 

2.7. Domaine Kreydenweiss

On déguste ici des vins secs de classe, relativement intransigeants, épurés ainsi que tranchants. Cette philosophie explique que les vins liquoreux puissent sembler un peu pusillanimes en raison de leur profil discret et longiligne.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Marc Kreydenweiss Pinot Blanc Kritt 2001.

Notes : DS13 - PC13,5 - PP14 - LG13. Moyenne : 13,5.

Robe pâle, 30% d’auxerrois. Nez timidement fleuri et fruité (pêche). Bouche ni très éloquente ni très persistante mais propre, équilibrée.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Riesling Andlau 2000.

Notes : DS13,5/14 - PC14 - PP14 - LG13. Moyenne : 13,75.

Effluves mûrs de fruits blancs, de citron, de fleurs de pommier. Touche minérale subtile. Bouche grasse, tendre, simplement constituée, légèrement salée, avec des goûts de craie (issus du grès ?), de menthol, de citron.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Riesling Clos Rebberg Aux Vignes 2001.

Notes : DS16/16,5 - PC16 - PP16,5 - LG16,5. Moyenne : 16,25.

3000 bouteilles produites sur des schistes gris. Nez intense : minéral, fruits blancs, agrumes, avec en bonus une pointe exotique avenante (citron vert, ananas). La bouche est ciselée, concentrée, pure, portée par une acidité bien intégrée. Un vin complet, goûteux, mûr (mais sec), avec des notes de fruits blancs et de miel.

 

Domaine Marc Kreydenweiss l'Ame de la Terre Clos du Val d'Eleon 2000.

Notes : DS15 - PC14 - PP15 - LG14,5/15. Moyenne : 14,75.

Un gentil composé de 70% de Riesling et de 30% de Pinot Gris. Nez intense, subtil, sur le champignon, le beurre, les fruits blancs. Bouche corsée, ample, sans sucre résiduel comme dans le cas précédent : elle est nette, citronnée, mais elle s’avère moins percutante et moins longue que celle du Rebberg.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Riesling Wiebelsberg La Dame 2000.

Notes : DS15,5 - PC15 - PP16 - LG14,5. Moyenne : 15,25.

Grès des Vosges. Olfaction particulièrement minérale, réunissant des notes pures de fruits, de fleurs, de menthol et de réglisse. Bouche mûre, grasse mais fine, légèrement austère. On aimerait un peu plus de persistance. 8 g de sucre résiduel.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Riesling GC Kastelberg Le Château 2001.

Notes : DS17 - PC16 - PP17 - LG15,5+. Moyenne : 16,5.

Nez typé, mûr, composé de notes de citron, de menthol, de minéral, de fruits exotiques. Bouche à l’avenant, droite, ample, avec une finale épicée, citronnée. Générosité et profondeur pour un profil peut-être moins immédiat en l’état que celui du Rebberg.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Riesling GC Kastelberg Le Château 2002.

Notes : DS16,5 - PC16,5 - PP17 - LG15+. Moyenne : 16,25.

Fruité intense, déluré, complété par des senteurs originales d’herbes, de menthol, de fenouil. Plus de souplesse que dans le 2001. Notes citronnées pour un vin de potentiel, qui n’en fait pas des tonnes.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Riesling Wiebelsberg La Dame VT 1997.

Notes : DS15,5 - PC16 - PP15,5 - LG15. Moyenne : 15,5.

Senteurs d’anis, de craie, d’épices, de fruits exotiques. En bouche, la liqueur joue profil bas. Elle est fine, florale, longue, pure mais un peu introvertie, manquant de folie.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Pinot Gris Clos Rebberg Aux Vignes 2001.

Notes : DS14,5 - PC15 - PP16 - LG15. Moyenne : 15,25.

Nez très mûr, sur la poire pochée épicée. Bouche pure, très légèrement sucrée, grasse, offrant des goûts de fruits blancs, d’épices, de miel. Ici encore, le style de la maison semble conférer un caractère posé, retenu.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Pinot Gris GC Moenchberg Le Moine 2000.

Notes : DS15,5 - PC15,5 - PP16 - LG15. Moyenne : 15,5.

Nez intense et typé, que le vieillissement semble avoir libéré. Bouche ronde, flatteuse mais sans excès, Ici encore, un côté un peu trop sage.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Riesling Clos Rebberg Aux Vignes SGN 2000.

Notes : DS15,5 - PC16,5 - PP16 - LG16. Moyenne : 16.

Nez superbement fin, exubérant (aromatiquement), signé par des senteurs remarquables d’abricot, de raisin, de coing, de safran, de pain d’épices. Bouche fine, fraîche, longue. Le botrytis domine un peu l’expression du cépage. 65 g de sucre résiduel et une légère amertume pour une cuvée elle aussi par trop timide.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Pinot Gris GC Moenchberg Le Moine VT 1999.

Notes : DS15,5 - PC13,5 - PP16 - LG15/15,5. Moyenne : 15.

Prestation olfactive subtile de poire au sirop, d’agrumes, de fleurs. Bouche réservée également mais propre, fine, qui distille sur une bonne longueur des saveurs de poire épicée.

 

Domaine Marc Kreydenweiss Pinot Gris Clos Rebberg Aux Vignes SGN 2000.

Notes : DS16 - PC16 - PP16 - LG16. Moyenne : 16.

Le rôti du botrytis est pour une fois plus explosif, avec ses belles fragrances de pêche rôtie, de mandarine épicée, de safran. En bouche, le vin est fin et bénéficie d’une fraîcheur aromatique appréciable (orange). Sa liqueur fruitée se développe tranquillement, sans tapage excessif.

 

 

2.8. Domaine André Ostertag

La démarche d’André Ostertag en tant que vigneron témoigne d’une recherche véritablement personnelle et d’une sensibilité esthétique rare. Sur des terroirs sans doute plus difficiles à sublimer que les meilleurs du Haut-Rhin, il recherche manifestement la netteté, la limpidité dans l’expression de ses vins. Parmi ses choix les plus iconoclastes figure l’approche « bourguignonne » de l’élevage des pinots blanc et gris.

 

  • Vins dégustés :

Domaine André Ostertag Pinot Blanc « Barriques » 2002.

Notes : DS13,5 - PC13 - PP13,5 – LG13. Moyenne : 13,5.

40% d’auxerrois. Nez discret, citronné et brioché. Assez corpulent, sec et incisif en bouche.

 

Domaine André Ostertag Pinot Gris « Barriques » 2002.

Notes : DS13,5 - PC13 - PP14 – LG13,5. Moyenne : 13,5.

Nez direct sur le beurre et les agrumes. Matière vive, plus présente en bouche que le pinot blanc.

 

Domaine André Ostertag Pinot Gris Fronholz 2002.

Notes : DS14 - PC13,5 - PP14,5 – LG14. Moyenne : 14.

Expression aromatique beurrée, caramélisée. Matière riche, belle acidité.

 

Domaine André Ostertag Pinot Gris Zellberg 2002.

Notes : DS14,5 - PC13,5 - PP14,5 – LG14,5. Moyenne : 14,5.

Même gamme aromatique beurrée et toastée reflétant l’élevage « à la bourguignonne ». Matière conséquente, chaleureuse mais vive.

 

Domaine André Ostertag Pinot Gris GC Muenchberg 2002.

Notes : DS15 – PC(15) ? - PP15 – LG15. Moyenne : 15.

Nez plus intense, confit ; les notes grillées sont également plus marquées. Matière ronde, intense, encore dissociée entre un boisé agressif, une acidité puissante et une chaleur alcoolique manifeste (14,5°).

 

Domaine André Ostertag Pinot Gris « Barriques » 2001.

Notes : DS12,5 - PC12 - PP13,5 – LG12,5. Moyenne : 12,5.

Du beurre, de la noisette, une matière carrée un peu agressive.

 

Domaine André Ostertag Pinot Gris Fronholz 2001.

Notes : DS13,5 - PC13 - PP14 – LG14. Moyenne : 13,5.

Noisette, toffee, miel et cire au nez. Sec et vif en bouche, toujours cette impression d’austérité, presque de rudesse.

 

Domaine André Ostertag Pinot Gris Zellberg 2001.

Notes : DS14 - PC13,5 - PP14,5 – LG14,5. Moyenne : 14.

Même gamme aromatique née de l’élevage. Belle matière en puissance.

 

Domaine André Ostertag Pinot Gris « A360P » GC Muenchberg 2001.

Notes : DS14,5 - PC14,5 - PP15,5 – LG15,5. Moyenne : 15.

A nouveau plus d’ampleur, de fruits confits sur le Muenchberg. Densité de la matière, chaleur, colonne vertébrale acide : les ingrédients d’un vin sérieux sont là.

 

Domaine André Ostertag Pinot Noir Fronholz 2002.

Notes : DS13 - PC12 - PP13,5 – LG13. Moyenne : 13.

Rubis tendre. Nez sur la cerise et le noyau ; matière mince et vive.

 

Domaine André Ostertag Pinot Noir Fronholz 2001.

Notes : DS13,5 - PC12,5 - PP13,5 – LG13. Moyenne : 13.

Même profil, des arômes un peu plus développés, herbacés et framboisés.

 

Domaine André Ostertag Muscat Fronholz 2002.

Notes : DS13,5 - PC14 - PP13,5 – LG13,5. Moyenne : 13,5.

Reflets verts dans la robe. Nez frais, aromatique, végétal (chlorophylle) ; gourmand, fin, très léger en bouche.

 

Domaine André Ostertag Muscat Fronholz 2001.

Notes : DS13 - PC12,5 - PP13,5 – LG12,5/13. Moyenne : 13.

Teinte plus soutenue. Expression moins fringante, plus neutre et plus lourde que celle du 2002.

 

Domaine André Ostertag Riesling Vignoble d’Epfig 2002.

Notes : DS13,5 - PC12 - PP13,5 – LG13,5. Moyenne : 13,5.

Matière discrète, propre, svelte, timidement aromatique.

 

Domaine André Ostertag Riesling Fronholz 2002.

Notes : DS14,5/15 - PC14 - PP14,5 – LG14,5. Moyenne : 14,5.

Nez avenant et direct sur les fruits blancs. Matière ronde, aimable (léger sucre résiduel) mais pure.

 

Domaine André Ostertag Riesling Heissenberg 2002.

Notes : DS15,5/16 - PC13,5 - PP15,5 – LG14. Moyenne : 14,5.

Nez puissant, confit, surmûr, grillé (ce riesling a connu la barrique). Matière nette, dense, capiteuse, toute en rondeur.

 

Domaine André Ostertag Riesling GC Muenchberg 2002.

Notes : DS17 - PC15,5/16 - PP16,5 – LG16,5. Moyenne : 16,5.

Nez intense, profond, net, entre les fruits frais et confits. Beaucoup de fruit en bouche, charmeur et exotique (fruit de la passion), toujours une certaine rondeur, mais accompagnée d’une allonge supérieure.

 

Domaine André Ostertag Riesling Heissenberg 2001.

Notes : DS15 - PC14 - PP14,5 – LG14,5. Moyenne : 14,5.

Nez solaire, abricoté, mentholé, élégant malgré tout. Riche gras, chaleureux en bouche, équilibré par une belle vivacité en finale.

 

Domaine André Ostertag Riesling GC Muenchberg 2001.

Notes : DS16 - PC15,5 - PP16 – LG16. Moyenne : 16.

Les arômes sont puissants mais fins, très exotiques (on retrouve le fruit de la passion). Matière solide, carrée, avec une pureté minérale sous-jacente qui donne de l’élan à l’ensemble.

 

Domaine André Ostertag Gewürztraminer « Ici et Maintenant – Ode à l’Instant Présent » 2002.

Notes : DS16 - PC13,5 - PP15 – LG16. Moyenne : 15.

Joli nez variétal, offert, alangui, solaire, riche. Peu d’acidité et peu d’alcool en bouche, un sucre présent (105 g) ; un vin tout en séduction facile et en immédiateté comme son nom l’indique.

 

Domaine André Ostertag Gewürztraminer Fronholz VT 2002.

Notes : DS16 - PC13,5 - PP17 – LG15. Moyenne : 15,5.

Nez riche, confit, rôti, toujours variétal. Sapide et net en bouche, ce vin partage les dégustateurs ; il est fin et pénétrant pour certains, neutre, indécis et « flottant » pour d’autres.

 

Domaine André Ostertag Gewürztraminer Fronholz VT 2001.

Notes : DS17 - PC14,5 - PP17 – LG15,5. Moyenne : 16.

Nez plus fin, moins variétal, sur les agrumes, la mangue, l’abricot, le pain d’épices. Matière confite, présente, dotée d’une bonne vivacité. On observe le même clivage (par rapport au vin précédent) dans les appréciations.

 

Domaine André Ostertag Gewürztraminer Fronholz SGN 2002.

Notes : DS17 - PC17 - PP17 – LG17. Moyenne : 17.

Contrairement aux trois vins précédents, celui-ci fait l’unanimité avec sa teinte vieil or profonde, son nez charmeur et élégant qui distille des notes rôties et miellés de botrytis, des épices (cannelle, safran) ; sa liqueur pénétrante (195 g de sucre) est équilibrée par une très belle acidité.

 

 

2.9. Domaine Trimbach

La maison Trimbach élabore des vins académiques, purs, rigoureusement définis possédant une sorte de « force tranquille ». Ils ne souffrent pas d’embonpoint et le sucre joue toujours un profil bas. Les vins de base sont nets et très lisibles. Les vins de réserve et les crus sont nettement plus ambitieux (Rieslings incisifs, Pinots Gris rassurants, Gewürztraminer s’autorisant une relative indolence). Ils sont limpides, cristallins (avec ce côté diaphane, eau de roche) et d’une sobriété affirmée. Le clos Ste-Hune est un vin rare et emblématique, à la minéralité tranchante racée symptomatique d’un vin de grande garde. Les vins du domaine constituent assurément une référence pour l’Alsace.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Trimbach Pinot Blanc 2001.

Notes : DS12 – PC13 - PP13 - LG13. Moyenne : 12,75.

60% PA – 40% PB. Le nez est facile, mais net. Il allie des notes modestes de fruits blancs, de fleurs blanches (pommier). Bouche grasse, sur les agrumes, honnête, gouleyante. 4 g de sucre résiduel.

 

Domaine Trimbach Riesling 2001.

Notes : DS12,5 – PC13,5/14 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,25.

Nez net, assez simplement citronné. Bouche sur les agrumes (citron, pamplemousse), les fleurs blanches. Vive, sèche (en termes de sucre résiduel), sans chichis, sincère et accueillante.

 

Domaine Trimbach Riesling réserve 2001.

Notes : DS13,5 – PC14,5 - PP14 - LG14. Moyenne : 14.

Nez bénéficiant d’un surcroît de distinction, intense, exprimant sans sophistication mais loyalement des senteurs de fleurs blanches, d’agrumes (citron), de fruits blancs. Saveurs identifiées au nez enveloppées par une minéralité séductrice. Un supplément de profondeur et de densité, même si la structure reste simple (mais tellement franche), pour cette cuvée dotée d’un profil gustatif tonique, revigorant, propre à valoriser un plat de poissons par exemple.

 

Domaine Trimbach Riesling Cuvée Frédéric Emile 2000.

Notes : DS16,5/17 – PC16 - PP16+- LG15,5+. Moyenne : 16.

GC Osterberg + GC Geisberg (marno-calcaro-gréseux). On monte ici indéniablement en classe et en complexité. Le nez est loquace, fin, élégant, avec ses senteurs fines de minéral, d’agrumes, de menthol, de fruits mûrs (pomme, poire), de fleurs blanches. Bouche dense, équilibrée, subtilement citronnée, proprement définie, au profil plutôt rassurant, mais manquant un peu de folie. On pourrait souhaiter un peu plus de tranchant en final. Cela dit, ce vin prometteur (nullement alourdi par un quelconque sucre résiduel) n’a évidemment pas dit son dernier mot (« méfiez-vous de l’eau qui dort »).

 

Domaine Trimbach Riesling Cuvée Frédéric Emile 1999.

Notes : DS15,5 – PC16 - PP16 - LG16. Moyenne : 16.

Olfaction raffinée, minérale, plus éclatante en l’état que celle du 2000, centrée sur des notes d’agrumes et de fleurs de pommier. Bouche plus leste que celle du 2000, dotée d’une acidité vibrante, résultat de l’émancipation du vin conférée par l’âge. Expression fine, pleine d’assurance, fraîche et longue. De la rectitude, de la précision, de la cohérence et au final un vin cristallin, noble et désaltérant.

 

Domaine Trimbach Riesling Cuvée Frédéric Emile 1979.

Notes : DS17 – PC16 - PP17 - LG16,5/17. Moyenne : 16,75.

Magnifique robe lumineuse, augurant d’une conservation favorable. Nez classieux, discret, fin, pur, compact : paille, foin, minéral (craie – pas de pétrole notable), agrumes. Bouche intégrée, enrobée, douce, sûre d’elle mais sans tapage excessif, donnant une sensation de pureté. Nullement usée, elle assume parfaitement son âge. Saveurs raisonnables (vu l’âge) de camphre, de miel, de fruits secs. Finesse et persistance …

 

Domaine Trimbach Riesling Clos Ste-Hune 1995.

Notes : DS18 – PC17,5 - PP17,5 - LG17,5/18. Moyenne : 17,75.

Ces parcelles calcaires emblématiques (non encloses comme leur nom ne l’indique pas) s’étendent sur un peu plus d’un hectare sur le GC Rosacker et génèrent environ 6000 bouteilles (avidement recherchées pas les oenophiles). Nez profond, proposant un puzzle de senteurs nobles : jaune d’œuf, noisette grillée, épices, minéral, fumé, herbes aromatiques. Bouche nette, cristalline, grasse, fruitée, épicée, brillant d’une classe suprême. Un modèle d’équilibre (minéralité, tranchant, douceur) pour ce vin lumineux, pourvu de la race qui est l’apanage des grands vins, au fort potentiel mais en l’état déjà très agréable. 5g de sucre, pas de malo.

 

Domaine Trimbach Riesling VT 1998.

Notes : DS16 – PC16,5 - PP16 - LG14,5/15. Moyenne : 15,75.

Même terroir que le Riesling réserve. Nez gourmand, aux dominantes fruitées (ananas) et épicées. La bouche est fruitée (l’ananas victoria bien mûr régale le palais), retenue, relativement simple mais croquante, gouleyante. Vin posé, qui se refuse à rouler des mécaniques. Velouté, acidité sans faille, contrebalançant harmonieusement 25 g de sucre résiduel et responsable de beaucoup d’allant.

 

Domaine Trimbach Pinot Gris Réserve Personnelle 1999.

Notes : DS16 – PC16 - PP16,5 - LG15. Moyenne : 16.

GC Osterberg. 8 g de sucre. Nez expressif, qui mise plus sur la profondeur que sur la démonstrativité, caractéristique du cépage : fruits exotiques (dont la noix de coco), agrumes, beurré, fumé, champignons de Paris. On peut avoir l’impression de mettre le nez sur une côte de veau à la normande. Bouche revendiquant le fruit (pomme, mangue), dense, fraîche, avec une légère retenue amère en finale. Plus rigoureuse en l’état que réellement gourmande.

 

Domaine Trimbach Pinot Gris VT 1997.

Notes : DS16,5 – PC16,5 - PP16 - LG16,5. Moyenne : 16,5.

L’année 1997 n’a pas été très propice au botrytis. Nez exotique, plutôt passerillé, associant de belles senteurs de fruits confits, de praliné et anobli par des effluves truffés engageants. La matière est très belle, ronde mais fine, parfaitement définie, équilibrée. Ici encore, un côté « force tranquille » dans cette partition gourmande, fruitée, épicée, gentiment régressive, que l’on associerait bien à une côte de veau caramélisée ou encore à des St-Jacques aux épices (cardamome, gingembre, citronnelle, …).

 

Domaine Trimbach Gewürztraminer VT 1998.

Notes : DS16 – PC15/15,5 - PP15,5 - LG15,5/16. Moyenne : 15,5.

Nez typé mais sans excès (déterminé mais discret), net, cristallin, magnifié par une trilogie de fragrances fruitées, florales et épicées. Bouche friande, fringante, soulignée par des goûts de pomelo, d’orange. L’amertume légère des agrumes prolonge idéalement la finale. Equilibre, finesse et longueur sont bel et bien là.

 

Domaine Trimbach Gewürztraminer SGN 1994.

Notes : DS17,5 – PC17,5 - PP17,5 - LG17. Moyenne : 17,5.

Robe aussi intense que brillante, très peu affectée par le temps. Nez subtilement rôti (millésime pour le coup propice à la pourriture noble) et épicé. L’âge a développé une honorable complexité : fleurs (avec encore la fougue des fleurs fraîches), fruits exotiques (mangue, ananas rôti à la vanille), abricot, raisin sec, … Bouche nette, sereine dans son équilibre et sa fraîcheur. Caractère croquant conciliant douceur, finesse et une certaine fermeté. Saveurs primesautières et rassasiantes de fruits exotiques, de safran, avec une belle fraîcheur préservée (mandarine). Un modèle d’équilibre !

 

 

2.10. Domaine Bott-Geyl

La visite au domaine nous donne l’occasion de découvrir des vins nets, fruités, typés, concentrés mais harmonieux, construits avec minutie. Les liquoreux sont particulièrement réussis.

 

  • Vins dégustés :

Bott-Geyl Riesling Riquewihr 2000.

Notes : DS13 - PC12 - PP13 - LG12,5. Moyenne : 12,75.

Nez d’ambition modeste, notes chiches de surcroît un peu vulgaires de confiserie (guimauve, chamallow). Bouche veloutée, sans fioritures.

 

Bott-Geyl Riesling GC Schoenenbourg 2001.

Notes : DS16 - PC15 - PP15,5 - LG15+. Moyenne : 15,5.

Nez peu compliqué, sur la poire mûre et un soupçon de fruits exotiques. Bouche plus ambitieuse en revanche, même si son sérieux livre peu (citron). Une certaine distinction dans cette retenue, un peu «à la Trimbach ». Une partition parfaitement huilée propice à accompagner un plat idoine (à base de poisson par exemple).

 

Bott-Geyl Riesling Grafenreben 2000.

Notes : DS14 - PC14 - PP14 - LG14,5/15. Moyenne : 14,25.

Comme dans le cas de la cuvée Frédéric Emile de Trimbach, terroir marno-calcaro-gréseux. Bouche solidement bâtie, sèche (pas de sucre résiduel), enveloppée et fermée.

 

Bott-Geyl Riesling GC Mandelberg 2001.

Notes : DS15,5 - PC15 - PP16 - LG14,5/15. Moyenne : 15,25.

Nez sur le citron, l’iode, avec des notes complémentaires de résine. Bouche propre, vive, sèche, dominée par les agrumes. Plus ouvert que le GC Schoenenbourg. A associer à des fruits de mer.

 

Bott-Geyl Riesling Grafenreben de Zellenberg cuvée Pierre Antoine 2000.

Notes : DS14,5 - PC14,5 - PP14,5 - LG14,5. Moyenne : 14,5.

Odeurs de poire, de miel, de pomme, de pain d’épices pour ce nez tendre. Goûts de pomme acide (reinette), de caramel (passerillage léger ?), de citron, pour une matière dense, acidulée, vivifiée par une finale très alerte.

 

Bott-Geyl Pinot Gris Beblenheim 2001.

Notes : DS14 - PC14 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,75.

Nez affable, direct, de fruits bien mûrs. Bouche simple, franche, sans fard, sur les agrumes, grasse mais fringante.

 

Bott-Geyl Riesling Riquewihr 2002.

Notes : DS14 - PC13,5/14 - PP14,5 - LG13,5/14. Moyenne : 14.

Nez classique, ouvert, délivrant sans complexe des senteurs d’agrumes, de végétal. Bouche grasse, mûre, pour des goûts de pamplemousse et de calisson. Arômes plus nobles que ceux du 2000. Un supplément d’élan acide serait souhaitable.

 

Bott-Geyl Pinot Gris Schloesselreben de Beblenheim 2001.

Notes : DS14 - PC14,5 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,25.

Belle expression gourmande et typée : poire, abricot sec. Bouche veloutée, handicapée par un sucre un peu lourd, manquant de fond et de persistance.

 

Bott-Geyl Gewürztraminer Beblenheim 2001.

Notes : DS13,5 - PC13,5 - PP13,5 - LG13. Moyenne : 13,5.

Senteurs variétales de rose, de lychee, de mirabelle. Bouche peu sophistiquée, ronde, assez gourmande mais sans grand caractère. Niveau VT.

 

Bott-Geyl Gewürztraminer Schloesselreben de Beblenheim 2001.

Notes : DS14,5 - PC14,5 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,5.

Nez surmûr, variétal. Plus profond, plus sucré que le précédent. Une certaine richesse aimable et fruitée, assez dense.

 

Bott-Geyl Pinot Gris GC Furstentum 2000.

Notes : DS15 - PC15 - PP15,5 - LG15,5. Moyenne : 15,25.

Olfaction appétissante, claire, très mûre, exotique, de citron confit, de poire au caramel. En bouche, on retrouve de la pêche rôtie, de la réglisse, des épices, du citron. Richesse de VT (et relative chaleur associée) mais également nerf et caractère. Un côté « félin », fin, pour ce vin complexe.

 

Bott-Geyl Pinot Gris GC Sonnenglanz 2000.

Notes : DS14,5 - PC15,5 - PP15,5 - LG15. Moyenne : 15,25.

Le nez, non dénué d’éclat, dévoile des notes pures et entêtantes de poire, de citron, de tarte tatin. Moins féminin, moins souple que le GC Furstentum, plus tonique, avec des notes nettes et acidulées de citron vert, de fruit de la passion. Richesse et énergie conjuguées.

 

Bott-Geyl Gewürztraminer GC Sonnenglanz 2001.

Notes : DS15 - PC15 - PP15 - LG14,5/15. Moyenne : 15.

Nez subtil, classieux : rose, citron, fruit de la passion, goyave. En bouche, l’acidité relève le défi dans une expression dynamique, propre, des notes d’agrumes complétant les notes décelées au nez. Selon notre hôte, vin en attente.

 

Bott-Geyl Gewürztraminer GC Furstentum 2001.

Notes : DS15,5 - PC16 - PP16 - LG15,5. Moyenne : 15,75.

Parfums distingués, multiples et subtils (fleurs, agrumes, fruit de la passion). Bouche riche, un peu capiteuse, valorisée par d’amènes notes d’agrumes (pomelo, mandarine) et d’épices discrètes. Se régaler sur un canard à l’orange.

 

Bott-Geyl Pinot Gris GC Sonnenglanz VT 2000.

Notes : DS15 - PC16 - PP16 - LG16. Moyenne : 15,75.

Nez prolixe, très fruité, profitant de notes originales et distinguées de fraise et de mangoustan. Bouche goûteuse, au sucre (100 g) parfaitement assimilé. Du fond et un toucher délicat pour des notes tendres de pomme cuite, de poire au sirop.

 

Bott-Geyl Gewürztraminer GC Furstentum VT 2000.

Notes : DS15 - PC15,5 - PP15,5 - LG15,5. Moyenne : 15,5.

Fleurs et fruits (poire en tête) se partagent le nez, doté de notes de safran. Le vin possède 100 g de sucre également ; il est harmonieux dans une expression de vendange tardive, suave et fine. Un peu moins de fond que dans le vin précédent, apparemment.

 

Bott-Geyl Gewürztraminer GC Sonnenglanz VT 2002.

Notes : DS15,5 - PC16 - PP16,5 - LG16. Moyenne : 16.

Nez éclatant, richement doté : citron confit, abricot, pamplemousse se côtoient dans un ensemble attirant. Bouche encore réservée, consolidée par une acidité adéquate (vu la défaillance chronique naturelle du cépage en nervosité). Goûts de pomme, de poire, d’ananas confit.

 

Bott-Geyl Gewürztraminer GC Sonnenglanz SGN 2000.

Notes : DS16,5 - PC16 - PP17 - LG16. Moyenne : 16,5.

De nouveau, palette aromatique définie par un fruit conquérant : coing, orange, fruits exotiques confits (mangue, papaye), raisin sec. Liqueur riche mais sobre, savoureuse par son fruité épicé (églantine en particulier). Belle maîtrise de la pourriture noble ; une note pointue de galanga excite délicieusement la langue en finale et prolonge judicieusement le vin.

 

Bott-Geyl Pinot Gris GC Sonnenglanz SGN 2000.

Notes : DS16 - PC17 - PP17,5 - LG17,5. Moyenne : 17.

Rôti sans tapage, plutôt subtil, pour de la poire safranée. Bouche de velours, au toucher délicat, très croquante : poire, fruit de la passion, pâte de fruits, abricot sec. Aucune lourdeur dans ce vin très fin et long, peu alcoolisé (11°), en raison d’une acidité judicieuse.

 

 

2.11. Domaine Marc Tempé

En nous ouvrant les portes de son jeune domaine, Marc Tempé nous a permis de découvrir et d’apprécier son approche vivante, humaine et attachante du métier de vigneron, sa volonté de faire de grands vins sans dogmatisme. Les vins sont hautement expressifs ; ils possèdent autant de faconde que leur créateur. Les matières, superbes, apparaissent plus ou moins domestiquées (l’élégance cède parfois le pas à la puissance). Nous avons été particulièrement impressionnés par des pinots blancs d’une densité, d’une profondeur vraiment inhabituelle, ainsi que par des gewürztraminers magnifiés par un élevage en fût réussi.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Marc Tempé Pinot Blanc Zellenberg 2001 (sur foudre).

Notes : DS14,5 – PC15 - PP15 - LG14,5. Moyenne : 14,75.

60% de pinot blanc vrai. Teinte jonquille, dense. Nez puissant, cohérent et franc, beurré, citronné, exotique. Matière conséquente, enrichie en texture et en saveur par le contact des lies, vertébrée par une acidité décidée. Un pinot blanc étonnant, sérieux, de forte stature.

 

Domaine Marc Tempé Gewürztraminer GC Furstentum 2001 (sur fût).

Notes : DS16 – PC16 - PP16,5 - LG15,5. Moyenne : 16.

Aspect huileux ; nez oriental, démonstratif mais racé : muscaté, rose, mandarine, datte… Matière imposante, très belle vivacité, intensément aromatique ; l’élevage confère une pointe de dureté, d’amertume empyreumatique à la finale.

 

Domaine Marc Tempé Gewürztraminer GC Mambourg 2001 (sur fût).

Notes : DS16,5/17 – PC17 - PP17 - LG16. Moyenne : 16,5.

Très épicé, complexe, racé au nez : miel de châtaignier, eau de rose, clou de girofle, vanille… Acidité remarquable une nouvelle fois, procurant tenue et distinction à une matière particulièrement dense.

 

Domaine Marc Tempé Gewürztraminer GC Mambourg « S » 2001 (sur fût).

Notes : DS15,5 – PC16,5 ? - PP16 - LG16,5. Moyenne : 16.

Vieille parcelle au cœur du Mambourg, plus de 20° potentiel. Nez confit, miellé, serré, pas du tout variétal, intense mais encore peu expressif. Très belle matière, très longue, mais davantage marquée par le bois neuf que les deux précédentes (finale fortement réglissée).

 

Domaine Marc Tempé Sylvaner 2001.

Notes : DS13,5 – PC13,5/14 - PP13,5 - LG14,5. Moyenne : 14.

Discret mais franc au nez, du tilleul, un miel léger. Très vif, droit en bouche, avec une pointe d’amertume tonique.

 

Domaine Marc Tempé Auxerrois 2001.

Notes : DS14,5 – PC14 - PP14 - LG14. Moyenne : 14.

Provenant du lieu-dit Patergarten. Nez intense, avec un côté surmûr et fumé qui évoque le pinot gris. Belle matière droite, bien sèche.

 

Domaine Marc Tempé Pinot Blanc Priegel 2001.

Notes : DS14,5 – PC15 - PP14,5 - LG15. Moyenne : 14,75.

Nez plus frais, plus fruité, citronné que le précédent. Belle densité à nouveau, élégant, plus de gourmandise et de finesse que l’auxerrois, avec une pointe de salinité en finale.

 

Domaine Marc Tempé Riesling Saint-Hippolyte 2001.

Notes : DS14 – PC13,5 - PP14 - LG14. Moyenne : 14.

Nez expressif, partagé entre le floral et le végétal (lierre). Matière ronde, sérieuse, légèrement chaleureuse.

 

Domaine Marc Tempé Riesling Zellenberg 2001.

Notes : DS15 – PC15 - PP15 - LG15. Moyenne : 15.

Joli nez volubile, intense, floral. Gras mais sec en bouche, tendre et gourmand.

 

Domaine Marc Tempé Riesling Graffenreben 2001.

Notes : DS16,5 – PC15,5/16 - PP15,5 - LG15,5/16. Moyenne : 16.

Teinte dorée soutenue. Nez profond, plus de surmaturité. Matière dense, tendue, avec de l’allonge et une jolie note d’amande en finale.

 

Domaine Marc Tempé Riesling GC Mambourg 1999.

Notes : DS15,5 – PC16 - PP16 - LG15,5. Moyenne : 15,75.

Nez floral, très miellé, intense et aérien à la fois. Riesling particulièrement dense, avec une forte assise terrienne, une finale presque tannique, beaucoup de franchise et d’allonge aussi.

 

Domaine Marc Tempé Riesling GC Mambourg 2000.

Notes : DS12 – PC(12) - PP10 – LG(12,5). Moyenne : 12.

Vin élevé en barrique. Nez pâteux, grillé, médicinal (pastille valda, cola) ; matière marquée par le bois, lourde, alcooleuse, sucrailleuse. Essai non concluant.

 

Domaine Marc Tempé Riesling GC Mambourg VT 1998.

Notes : DS17,5 – PC17/17,5 - PP17 - LG16,5. Moyenne : 17.

Expression aromatique fraîche, intense, gourmande : mandarine, miel d’acacia, fruits confits. Belle densité, sève remarquable, saveur profonde, assise toujours large et terrienne.

 

Domaine Marc Tempé Pinot Gris Zellenberg 2001.

Notes : DS14,5 – PC14,5 - PP14 - LG15. Moyenne : 14,5.

Vin élevé en barrique. Aspect doré, gras. Nez beurré, avec des notes cumin. Matière vive, toujours de belle densité, relevée par une pointe saline en finale.

 

Domaine Marc Tempé Gewürztraminer Zellenberg 2001.

Notes : DS14 – PC14 - PP13,5 - LG14. Moyenne : 14.

Nez beurré avec une expression variétale de rose discrète. Un peu de sucre, une vivacité adéquate, une expression plutôt linéaire et chaleureuse en finale.

 

Domaine Marc Tempé Gewürztraminer Rodelsberg 2001.

Notes : DS15 – PC15 - PP15 - LG14. Moyenne : 14,75.

Parcelle sur le haut du Mambourg. Nez beurré, fumé, moins variétal que le précédent. Forte acidité en bouche, saveur minérale, austère, aucunement variétale. Un vin ingrat à ce stade mais au potentiel certain.

 

Domaine Marc Tempé Pinot Gris GC Furstentum 2001.

Notes : DS15,5 – PC15,5/16 - PP15,5 – LG14,5/15. Moyenne : 15,5.

Elevé en fût du domaine Leflaive. Nez citronné, épicé, beurré, noisetté, assez bourguignon en effet… Gras en bouche, le fruit est bien là, l’acidité est vibrante.

 

Domaine Marc Tempé Pinot Gris GC Schoenenbourg 2001.

Notes : DS16,5 – PC16 - PP17 – LG16. Moyenne : 16,5.

Même profil aromatique « bourguignon », avec une race plus évidente : noisette, bergamote, fruits confits, menthe fraîche… Matière ample, tendue, savoureuse ; le sucre résiduel s’intègre sans problème.

 

Domaine Marc Tempé Riesling GC Mambourg 1998.

Notes : DS15,5/16 – PC15,5 - PP15,5 - LG15. Moyenne : 15.

Nez terrien, minéral, expressif, net : jus d’orange, clou de girofle, hydrocarbures. Matière gourmande, expressive, offerte, savoureuse, manquant un peu de tranchant.

 

Domaine Marc Tempé Gewürztraminer GC Mambourg 2000.

Notes : DS13,5 – PC15 - PP14,5 - LG15. Moyenne : 14,5.

Nez exubérant mais nuancé, senteurs de pain d’épices, de mangue séchée, de mandarine confite… Bouche pleine de vitalité et de saveurs, mais avec une chaleur alcoolique trop insistante en finale.

 

Domaine Marc Tempé Gewürztraminer GC Mambourg VT 1999.

Notes : DS16,5 – PC16/16 ,5 - PP16,5 - LG16. Moyenne : 16,5.

Davantage de délicatesse, de la floralité en plus des exhalaisons épicées et confites. Plus de sucre mais moins d’alcool que dans le vin précédent, une belle présence, de la vivacité, des notes anisées de cumin et de badiane en finale.

 

Domaine Marc Tempé Gewürztraminer GC Zellenberg VT 2001.

Notes : DS15,5 – PC15,5 - PP15 - LG15,5. Moyenne : 15,5.

Nez sur la mangue, le coing confit ; matière élégante, confite et citronnée, portée par une très belle acidité.

 

Domaine Marc Tempé Gewürztraminer GC Mambourg SGN « S » 1998.

Notes : DS17,5 – PC17/17,5 - PP17,5 - LG17. Moyenne : 17,5.

Un tiers de fût neuf. Robe visqueuse, vieil or. Nez exubérant, très beurré (caramel au beurre, toffee), fruit botrytisé (confiture d’abricot, mandarine, mangue confite). Beaucoup de sucre en bouche mais pas de lourdeur, galbe suave et profond, drapé dans le souvenir de la barrique, une finale longue, intrigante, avec des notes tentatrices de confiture de lait, de vanille et de noix de coco.

 

 

2.12. Domaine Barmès-Buecher

Copieux parcours dans la gamme étoffée de ce domaine dynamique, partisan d’une approche pragmatique de la biodynamie. François Barmès nous a fait goûter des vins généreux, parfumés, dotés de matières denses, corsées, parfois un peu chaleureuses et dodues. Nous retiendrons spécialement de beaux pinots noirs ambitieux issus du Hengst, mais surtout des Sélections de Grains Nobles très impressionnantes, colossalement riches, parvenant malgré tout à conserver pureté et équilibre.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Barmès-Buecher Pinot Noir « Réserve » 2002.

Notes : DS13 - PC13 - PP13,5 - LG13. Moyenne : 13.

Teinte framboisée pâle ; fruit propre, franc, aux accents mentholés.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Noir « Réserve » 2001.

Notes : DS13,5 - PC13 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,5.

Même netteté avenante, un peu plus de rondeur.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Noir « Vieilles Vignes » 2002 (sur fût).

Notes : DS13,5/14 - PC14 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14.

Issu du GC Hengst. Nettement plus intense, minéral, serré, encore sous l’emprise de l’élevage.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Noir « Vieilles Vignes » 2001.

Notes : DS14,5 - PC14 - PP14,5 - LG14,5. Moyenne : 14,5.

Robe profonde, fruit dense, cacaoté, structure sérieuse, élevage ambitieux.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Noir « Vieilles Vignes » 2000.

Notes : DS14 - PC14,5 - PP15 - LG15. Moyenne : 14,5.

Nez expressif, fruit bien dégagé suggérant la mûre, notes complémentaires grillées et cacaotées. Bouche équilibrée, cohérente, pleine.

 

Domaine Barmès-Buecher Sylvaner Rosenberg « Vieilles Vignes » 2002.

Notes : DS14 - PC14 - PP14 - LG13. Moyenne : 14.

Senteurs nettes de camomille et de citron, matière propre et sérieuse, avec du gras et du glissant.

 

Domaine Barmès-Buecher Sylvaner Rosenberg « Vieilles Vignes » 2001.

Notes : DS13 - PC14 - PP14 - LG13. Moyenne : 13,5.

Citron et semoule beurrée au nez ; gras, anisé (rousquille catalane), plein en bouche.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Blanc Rosenberg 2002.

Notes : DS13,5 - PC14 - PP14 - LG13,5. Moyenne : 13,75.

Agréable nez floral, suivi d’une matière toujours bien constituée, sans creux.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Blanc Rosenberg 2001.

Notes : DS13,5 - PC13 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,5.

Plus expansif aromatiquement, sur la poire beurrée ; très souple en bouche, ample mais un peu mou.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot d’Alsace Auxerrois 2002.

Notes : DS13,5 - PC13,5 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,5.

Nez expressif d’agrumes et de brioche chaude ; gras, souple, finale chaleureuse.

 

Domaine Barmès-Buecher Alsace « Sept Grains » 2002.

Notes : DS14 - PC14 - PP14 - LG14. Moyenne : 14.

Assemblage du jus non pressé de sept cépages. Très aromatique au nez, avec des notes piquantes de peau d’orange et d’œillet d’inde ; matière fraîche, d’une agréable simplicité, suggestion d’agrumes.

 

Domaine Barmès-Buecher Alsace « Sept Grains » 2001.

Notes : DS13,5 - PC13 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,5.

Expression aromatique un peu plus lourde (note de rose), très souple en bouche, sapide mais un peu plat.

 

Domaine Barmès-Buecher Muscat Ottonel 2002.

Notes : DS13,5 - PC13 - PP13 - LG14. Moyenne : 13,5.

Provenance : Herrenweg de Turckheim. Très pâle, léger, aromatique (bergamote, abricot sec), pointe de sucre résiduel, évanescent.

 

Domaine Barmès-Buecher Muscat Ottonel 2001.

Notes : DS12,5 - PC12,5 - PP12,5 - LG12,5. Moyenne : 12,5.

Le même en plus végétal et moins frais.

 

Domaine Barmès-Buecher Riesling “Tradition” 2001.

Notes : DS13 - PC13,5 - PP13,5 - LG13. Moyenne : 13,25.

Issu de la commune de Wettolsheim. Nez discret, citronné et timidement floral. Matière propre mais vraiment évanescente.

 

Domaine Barmès-Buecher Riesling Rosenberg 2002.

Notes : DS13,5 - PC14 - PP14 - LG13,5. Moyenne : 13,75.

Nez floral avec une pointe réglissée. Bouche droite, réservée.

 

Domaine Barmès-Buecher Riesling Herrenweg 2002.

Notes : DS14 - PC14 - PP14,5 - LG14,5. Moyenne : 14,25.

Expression aromatique fine, nette, avec une pointe résineuse ; rond, mûr en bouche, saveur légèrement fumée.

 

Domaine Barmès-Buecher Riesling Kruett 2002.

Notes : DS14 - PC14 - PP14,5 - LG14,5. Moyenne : 14,25.

Nez ouvert, fruité ; du volume, de l’ampleur en bouche, un joli fruit, une expression simple et directe.

 

Domaine Barmès-Buecher Riesling Liementhal 2002.

Notes : DS15 - PC14,5 - PP15,5 - LG14,5. Moyenne : 15.

Belle franchise aromatique s’exprimant au travers de notes de pêche blanche et de fleur de pommier. Matière plus dense et persistante que les précédentes.

 

Domaine Barmès-Buecher Riesling Liementhal 2001.

Notes : DS15,5 - PC14,5 - PP15 - LG15. Moyenne : 15.

Joli nez pointu sur le citron confit, avec une suggestion d’hydrocarbures. Matière nette, sérieuse, un peu alourdie par la présence de sucre résiduel.

 

Domaine Barmès-Buecher Riesling GC Steingrubler 2002.

Notes : DS15,5 - PC14,5/15 - PP14 - LG15,5. Moyenne : 15.

Nez intense, dominé par les agrumes. Belle matière généreuse et fraîche, arrondie par une pointe de sucre.

 

Domaine Barmès-Buecher Riesling GC Steingrubler 2001.

Notes : DS15 - PC14,5 - PP14 - LG15,5. Moyenne : 14,5.

Toujours des agrumes au nez, expressif et sans détour. Le sucre est mieux intégré, mais la structure plus lâche, moins longue que dans le 2002.

 

Domaine Barmès-Buecher Riesling GC Hengst 2001.

Notes : DS15,5/16 - PC15,5 - PP15 - LG15/15,5. Moyenne : 15,5.

Nez puissant, pénétrant, sur le citron confit et les fruits exotiques, nettement plus minéral et racé que ceux des précédents rieslings. Encore une matière riche et ronde, mais bien tendue, minérale, longue.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Gris Herrenweg 2002.

Notes : DS14 - PC14 - PP14 - LG14. Moyenne : 14.

Nez ouvert, avenant, sur les fruits exotiques. Matière nette, équilibrée, arrondie par un peu de douceur.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Gris Rosenberg « Silicis » 2002.

Notes : DS14 – PC13 - PP14 - LG13,5. Moyenne : 13,5.

Elevage en demi-muid. Robe dorée intense, nez boisé et éthéré, confit. Matière vive, assez expressive, marquée par le bois.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Gris Rosenberg « Silicis » 2001.

Notes : DS14,5 – PC14,5 - PP15 - LG15. Moyenne : 14,75.

Fruits confits et agrumes au nez, boisé beaucoup moins présent que sur le 2002. Richesse, douceur (60 g de sucre résiduel), sapidité un peu lactique (toffee) en bouche.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Gris Rosenberg « Calcarius » 2002.

Notes : DS15 – PC14,5 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,5.

Arômes fruités bien dégagés, frais, avec une dominante d’ananas. Belle densité, fruit gourmand, bonne acidité.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Gris Rosenberg « Calcarius » 2001.

Notes : DS15,5 – PC14 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,5.

Ananas rôti au beurre : le nez pourrait évoquer Jurançon. Savoureux, cohérent, un peu chaleureux en bouche.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer Herrenweg 2002.

Notes : DS13,5 – PC14,5/15 - PP13,5 - LG14/14,5. Moyenne : 14.

Nez expressif sans exagération, bien fruité : pamplemousse, agrumes, melon. Bouche immédiate, d’une fraîcheur aromatique et structurelle (acidité) très appréciable pour le cépage.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer Rosenberg 2002.

Notes : DS13 – PC14 - PP14 - LG14. Moyenne : 14.

Encore un nez bien fruité, sur les agrumes ; matière souple, veloutée, chaude en finale.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer Wintzenheim 2002.

Notes : DS14 – PC13 - PP13,5 - LG13,5/14. Moyenne : 13,5.

Nez plus confit, évoquant le coing, la nèfle. Matière souple, alanguie, un joli fruit mais trop de mollesse, notes fumées (feu d’herbe, âtre froid) en finale.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer Wintzenheim 2001.

Notes : DS13 – PC14 - PP14 - LG13,5/14. Moyenne : 13,5.

Expression aromatique franchement variétale, la rose domine. Matière veloutée mais délicate, alanguie.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer GC Steingrubler 2002.

Notes : DS15,5 – PC14,5 - PP15 - LG15,5/16. Moyenne : 15.

Nez réservé, notes d’amande et d’anis. Matière cohérente, droite, encore discrète mais témoignant d’une allonge nettement supérieure par rapport aux gewürztraminers précédents.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer GC Steingrubler 2001.

Notes : DS14,5 – PC14,5 - PP14,5 - LG14,5. Moyenne : 14,5.

Nez expressif, net, pamplemousse avec une pointe muscatée. Cohérent, propre en bouche, finale assez minérale.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer GC Pfersigberg 2002.

Notes : DS14 – PC14 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14.

Nez citronné, tonique ; bon équilibre en bouche, matière assez discrète.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer GC Pfersigberg 2001.

Notes : DS14,5 – PC14 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,25.

Banane, lychee, fumée au nez ; savoureux, onctueux (rondeur du sucre…) mais pas trop lourd en bouche.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer GC Hengst 2002.

Notes : DS14,5 – PC14,5 - PP15 - LG15,5. Moyenne : 15.

Intensément fumé au nez, sur une belle palette de fruits exotiques. Belle tenue en bouche, de l’allonge, du volume, finale minérale, fumée.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer GC Hengst 2000.

Notes : DS16,5 – PC15,5 - PP16 - LG16,5. Moyenne : 16.

Nez exubérant, confit, évocation puissante de mangue. Cohérent, flatteur, riche en bouche, bonne acidité.

 

Domaine Barmès-Buecher Gewürztraminer GC Hengst VT 1998.

Notes : DS15,5 – PC15,5 - PP16 - LG15,5. Moyenne : 15,5.

Intense, fumé, confit, botrytisé au nez. Beaucoup de fruits confits et exotiques en bouche (ananas, fruit de la passion…), bonne longueur, finale caramélisée.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Gris Rosenberg VT 1999.

Notes : DS16 – PC16,5 - PP16 - LG16,5/17. Moyenne : 16,25.

Nez très riche, direct, rôti, évocation prenante de gelée d’églantine. Bel équilibre riche en liqueur mais aérien, agréablement fumé en finale.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Gris Herrenweg VT 2000.

Notes : DS16,5 – PC16 - PP16,5 – LG16/16,5. Moyenne : 16,25.

Nez expressif, intéressant, dominante de coing confit et de champignon de Paris. Encore une belle liqueur riche, nette, dépourvue de lourdeur.

 

Domaine Barmès-Buecher Muscat Ottonel SGN 2000.

Notes : DS17,5+ – PC17 - PP16,5 - LG18,5. Moyenne : 17,5.

Robe impressionnante, très visqueuse, teinte vieil or. Nez puissant, pur, monolithique, franchement muscaté (marmelade d’orange, eau de fleur d’oranger). Liqueur extrême (380 g de sucre résiduel), accompagnée d’une pureté aromatique plus que correcte, d’un alcool discret (9,2°), d’une acidité volatile marquée.

 

Domaine Barmès-Buecher Pinot Gris SGN 2000.

Notes : DS17,5+ – PC18 - PP17,5 - LG17,5/18. Moyenne : 17,75.

Robe huileuse, ambrée, cuivrée. Nez puissant, profond, parfums encore simples mais très purs, évidents, sur le raisin sec et la confiture d’abricot. 400 g de sucre, 6 ou 7° : toucher de bouche magnifique, aérien malgré la liqueur extrême.

 

Domaine Barmès-Buecher Riesling Herrenweg SGN 2000.

Notes : DS17,5 – PC18 - PP17,5 - LG18. Moyenne : 17,75.

Vieil or extrêmement visqueux. Nez plus qu’intense, pur, bien défini mais dépourvu de la finesse aromatique du riesling. Plus de 500 g de sucre, 5° : saveur omniprésente de compote de pêche, liqueur monstrueuse, sirupeuse, mais acidité superbe – l’équilibre est bien là.

 

 

2.13. Domaine Boxler

Le domaine Boxler produit des vins cristallins, purs, dotés d’une minéralité racée. La dégustation se concentre sur des rieslings secs, virils, corsetés, de garde (et de repas). Les trames acides de ces vins au caractère trempé sont vigoureuses. Le GC Sommerberg constitue ici un véritable fief du riesling sec.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Boxler Sylvaner 2002.

Notes : DS13,5 - PC13,5/14 - PP14 - LG13,5. Moyenne : 13,75.

Du gras, de l’équilibre, du fruit (pamplemousse, citron) et pointe végétale agréable pour ce Sylvaner qui a de l’allure.

 

Domaine Boxler Pinot Blanc 2002 (L20B).

Notes : DS14,5 - PC14 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,25.

Issu du GC Brand, pur PB. Gammes fruitée (pomme, poire), fumée, minérale, favorisées par la noblesse du terroir. La bouche possède une acidité déterminante, caractéristique du millésime (elle évoque le Riesling). Résolue, elle est équilibrée par une matière onctueuse. Goûts d’agrumes pour ce vin éveillé (tonique). Idéal à table.

 

Domaine Boxler Riesling GC Brand 2002 (L32).

Notes : DS16 - PC16 - PP16,5 - LG15. Moyenne : 16.

Fruit intense (citron, citron vert, pamplemousse), accompagné par une pointe végétale accorte et des notes douces de calisson (melon confit). Profondeur et minéralité certaines. Comme souvent, le millésime permet ici des expressions complètes, en conjuguant maturité et vivacité. Il en va ainsi de la bouche, grasse, expressive, mais qui claque comme un coup de fouet en finale (il faut aimer ce style sans concessions). Port musclé, viril, avec beaucoup de punch, que l’on trouvera de manière récurrente dans la suite du parcours.

 

Domaine Boxler Riesling GC Sommerberg 2002 (L31).

Notes : DS16,5 - PC16 - PP16,5 - LG15,5/16. Moyenne : 16,25.

Nez intense, déterminé, non dénué de complexité, composé de notes de fruits mûrs, de calisson, de végétal. Il augure d’une bouche corsetée, particulièrement dense, longue, rigoureuse et minérale, exprimant les agrumes et le menthol. Sensation infime de sucre résiduel (6 g) enrichissant encore le vin. Il semble qu’il y ait moins d’alcool que dans le GC Brand. En tout cas, cette matière là, pleine de poigne, ne vous lâche pas. Adaptée à la table (un plat approprié sera en mesure d’amadouer un peu ce caractère tempétueux).

 

Domaine Boxler Riesling GC Sommerberg 2002 (L31E).

Notes : DS17/17,5 - PC17 - PP17 - LG16,5. Moyenne : 17.

Eckberg. On retrouve ici parfaitement le style athlétique de la maison. Ensemble aromatique prompt composé de senteurs de menthol, d’agrumes, de minéral (craie). Une certaine parenté avec un vin allemand mosellan (avec toutefois plus d’alcool et plus de gras). En bouche, le dégustateur est saisi par une expression pugnace, riche, mûre, dans un sens aboutie, avec une matière très rémanente. 8 g de sucre. Un vin de repas, taillé pour l’aventure et la durée.

 

Domaine Boxler Riesling GC Sommerberg 2002 (L31D).

Notes : DS16,5 - PC16,5 - PP17 - LG15,5. Moyenne : 16,5.

Dudenstein (le sémaphore). Nez toujours signé, par cet assemblage de craie, de menthol, de fleurs, de calisson, de fruits secs. Bouche grasse mais sans embonpoint, percutante, enlevée par une acidité conquérante (mais n’excluant pas la rondeur). 18 g de sucre pour 13,8° d’alcool.

 

Domaine Boxler Riesling GC Sommerberg 2002 (L31DII).

Notes : DS16,5 - PC17 - PP16,5 - LG15,5. Moyenne : 16,5.

Dudenstein avec surmaturation. Nez plus opulent (plus affable ?), héritant de parfums un peu plus lourds : fruits exotiques, poire pochée, fleurs entêtantes. Saveurs d’agrumes pour un bouche mûre, riche mais élancée, avec ce sursaut acide (fin et un peu mordant) en finale interdisant tout relâchement. On nous annonce que cette cuvée au caractère VT (25 g de sucre) n’est élaborée qu’exceptionnellement (tous les 50 ans !).

 

Domaine Boxler Riesling GC Sommerberg 2000 (L31E).

Notes : DS16 - PC16 - PP16 - LG15. Moyenne : 15,75.

Eckberg. Rebelote pour l’expression aromatique : trilogie agrumes, végétal, minéral, amabilisée par des notes de fruits exotiques. Ici encore, l’acidité rigidifie le vin, enserre une matière épaisse déclinant des notes assez douces d’agrumes et de miel.

 

Domaine Boxler Riesling GC Sommerberg 2000 (L31D).

Notes : DS16 - PC15,5 - PP15,5 - LG15,5. Moyenne : 15,75.

Dudenstein. Nez mûr, sur la pomme cuite, la poire, un peu plus nonchalant . Même symptômes en bouche, pour une matière rendue plus flottante, laissant libre cours à une expression d’alcool plus marquée. 25 g de sucre résiduel.

 

Domaine Boxler Riesling GC Sommerberg 1998 (L31E).

Notes : DS16,5 - PC15,5 - PP16,5 - LG15,5. Moyenne : 16.

Nez ouvert, intense, encore juvénile  : fruits blancs, menthol, citron, minéral (craie), melon. Il semble actuellement ressortir des limbes, plein de fraîcheur et bannit toute note d’évolution. Bouche volontaire, nette, impétueuse, dotée d’une fringance acide citronnée.

 

Domaine Boxler Riesling GC Sommerberg 1996 (L31D).

Notes : DS16,5 - PC16 - PP17 - LG14,5/15. Moyenne : 16.

Nez déluré, opulent, original, composé des senteurs de citron confit, d’amande, de fruits de la passion, de poivre. L’évolution pointe ici sous forme de champignon. Bouche nerveuse, saillante, plus fakir que poussah. Il faut aimer ce style de (quasi) VT, pointu, à la caresse timidement sucrée.

 

Domaine Boxler Riesling GC Sommerberg 1995 (L31E).

Notes : DS16,5 - PC17 - PP17,5 - LG15. Moyenne : 16,5.

Nez net de riesling évolué, dégainant des arômes typés (menthol, minéral, citron confit). Bouche riche, non dénuée de velouté mais toujours reprise en main en finale par une acidité pugnace qui peut déplaire pas son côté autoritaire, presque hostile. Ceci dit, ce vin est assurément fin, frais, long et sa vaillance virilement revendiquée atteste d’un potentiel conséquent.

 

Domaine Boxler Riesling GC Brand 1995 (L32).

Notes : DS17 - PC16 - PP16,5 - LG14,5/15. Moyenne : 16.

Le nez traduit une évolution harmonieuse, l’âge ayant complexifié un panel aromatique (citron, fruits exotiques) peut-être alangui par le millésime. La bouche est plus richement dotée que celle du GC Sommerberg, avec des notes plus douces de fruits exotiques et une présence du sucre plus notable. Un peu d’apaisement dans cette expression moins coriace.

 

Domaine Boxler Riesling GC Brand 1990 (L32).

Notes : DS17 - PC16 - PP16,5 - LG15. Moyenne : 16,25.

Nez évolué, sur la cire, le minéral, les agrumes (citron), les fruits exotiques. Bouche fermement tenue par une acidité toujours déterminée, avec un peu moins de tranchant en finale pour ce vin plus tout jeune, mais encore bien virulent, qui devait être tendu comme un arc à sa naissance mais que l’âge a un peu distendu, adouci.

 

Domaine Boxler Riesling GC Sommerberg 1988 (L31).

Notes : DS16,5 - PC16,5/17 - PP16,5 - LG15,5. Moyenne : 16,25.

Bouquet frais, intense et profond, composé d’une rafale d’épices, de minéral, de fruits de la passion, de menthol, de citron confit, de pamplemousse, exempt de toute tonalité pétrolée. Il exige une certaine patience pour s’exprimer. Bouche fine, fraîche, « signée Boxler », encore fruitée, éveillée et vibrante.

 

 

2.14. Domaine Schoffit

Bernard Schoffit nous a proposé un formidable parcours, très convivialement prolongé par un succulent repas concocté par son épouse. Les vins du Rangen de Thann offrent des expressions intenses, extraverties, solaires (on est tenté d’ajouter volcaniques) dans les quatre cépages autorisés en GC. Les vendanges tardives et sélections de grains nobles sont particulièrement flamboyantes. Il faut aussi souligner la qualité des vins plus modestes provenant de la Harth de Colmar, ainsi que celle du riesling de la petite parcelle (20 ares) récemment acquise dans le GC granitique Sommerberg.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Schoffit Chasselas « Vieilles Vignes » 2002.

Notes : DS14 - PC14/14,5 - PP14 - LG14. Moyenne : 14.

Nez bien défini, légèrement musqué, beurré, fumé, pouvant évoquer un Fendant suisse. Bouche grasse et vive, nette. Belle expression, franche et immédiate, de ce cépage devenu rare.

 

Domaine Schoffit Pinot Blanc Auxerrois « Vieilles Vignes » 2001.

Notes : DS13 - PC13,5 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,5.

Assez expressif au nez, rond, fruits jaune, beurre frais. Bonne concentration en bouche, vivacité adéquate.

 

Domaine Schoffit Muscat « Tradition » 2002.

Notes : DS13,5 - PC14 - PP13,5 - LG13,5. Moyenne : 13,5.

80% muscat d’Alsace. Aromatique et vaporeux au nez, sur l’eau de rose et la fleur d’oranger. Matière friande, vive, florale.

 

Domaine Schoffit Riesling Harth « Tradition » 2001.

Notes : DS13 - PC13 - PP13 - LG13,5. Moyenne : 13.

Assez neutre aromatiquement, légèrement floral et mentholé ; trace de sucre en bouche, simple, bonne vivacité.

 

Domaine Schoffit Riesling Harth « Tradition » 2002.

Notes : DS13,5 - PC14 - PP13 - LG13,5/14. Moyenne : 13,5.

Nez propre sur les fruits blancs. Du fruit, une belle vibration acide en bouche.

 

Domaine Schoffit Riesling GC Sommerberg 2002.

Notes : DS15,5 - PC16+ - PP16 - LG14,5/15. Moyenne : 15,5.

Nez fin et déterminé, très bien défini, miellé, citronné ; densité, allonge et une matière bâtie autour d’une belle trame acide.

 

Domaine Schoffit Riesling GC Rangen de Thann 2002.

Notes : DS17 - PC16,5 - PP16,5 - LG15,5. Moyenne : 16,5.

Aspect un peu laiteux. Nez exubérant, marqué par le terroir, riche, exotique, miellée, nuance profonde de viande fumée. Matière concentrée, dense, solaire, serrée, sèche malgré 8g de sucre résiduel, un peu de chaleur en finale.

 

Domaine Schoffit Riesling GC Rangen de Thann 2001.

Notes : DS16,5 - PC15,5 - PP16 - LG15. Moyenne : 15,75.

Couleur jaune jonquille. Nez ouvert, gras, on retrouve une gamme aromatique typée Rangen : fumé, fruit de la passion, beurre, rillettes… Matière dense, souple, intense, rémanente, manquant peut-être un peu de nerf.

 

Domaine Schoffit Riesling GC Rangen de Thann 1996.

Notes : DS14 - PC15 - PP14,5 - LG14,5. Moyenne : 14,5.

Robe dorée toujours un peu laiteuse. Nez exubérant et fin, fumé et exotique (fruit de la passion une fois de plus) ; une touche pralinée signe un début d’évolution. Matière sèche, relativement légère, mentholée, bâtie autour d’une acidité très présente, un peu rigide.

 

Domaine Schoffit Riesling GC Rangen de Thann 1994.

Notes : DS16 - PC14,5 - PP16 - LG15,5. Moyenne : 15,5.

Doré plus intense. Expressif au nez, ample, riche, fuit généreux nettement botrytisé, notes complémentaires mentholées, fumées et viandées. Matière importante, confite, chaleureuse, durcie par une acidité volatile présente et une finale amère.

 

Domaine Schoffit Riesling GC Rangen de Thann 1991.

Notes : DS17 - PC16,5 - PP16,5 - LG16,5. Moyenne : 16,5.

Nez pur et minéral, pénétrant : menthol, hydrocarbures, lard fumé… Plein, tranchant, vif en bouche, finale très longue sur une subtile rémanence fumée/minérale. Encore frais et vivant, remarquable pour le millésime.

 

Domaine Schoffit Riesling GC Rangen de Thann VT 1990.

Notes : DS16,5 - PC16,5/17 - PP16,5 - LG15,5/16. Moyenne : 16,5.

Robe jaune d’or bien grasse. Premier nez assez évolué sur la datte, le tabac, le caramel ; la pureté du fruit ressort à l’aération, avec toujours des nuances animales et fumées. Liqueur affirmée en bouche (103g), saveur profonde reprenant les arômes pénétrants du nez, alcool discret (10,5°), pas de lourdeur, beaucoup de présence.

 

Domaine Schoffit Pinot Gris Harth Vieilles Vignes «Cuvée Alexandre »  2002.

Notes : DS13,5 - PC14 - PP14 - LG13,5. Moyenne : 13,75.

Nez classique, puissant, sur le beurre et le champignon de Paris. Assez concentré, vif, sérieux, riche en alcool (15,2°).

 

Domaine Schoffit Pinot Gris GC Rangen de Thann 2002.

Notes : DS15,5 - PC15 - PP15,5 - LG15,5. Moyenne : 15,5.

On retrouve le nez fumé et exotique du Rangen, qui transcende les expressions variétales, avec aussi du miel, de la poire rôtie. Gras, caressant en bouche, intense, mais aussi chaleureux que le vin de la Harth (15,2°).

 

Domaine Schoffit Pinot Gris GC Rangen de Thann 1996.

Notes : DS16 - PC17 - PP16,5 - LG17,5. Moyenne : 16,75.

Robe vieil or visqueuse. Nez éclatant, encore jeune, lard fumé et fruité exubérant (poire, fruit de la passion). Matière intense, vibrante grâce à une acidité énergique, longue, déliée et veloutée, pointe saline en finale. Bien plus réussi que le riesling sur ce millésime.

 

Domaine Schoffit Pinot Gris GC Rangen de Thann 1991.

Notes : DS15,5 - PC15,5 - PP14,5 - LG15,5. Moyenne : 15,5.

Nez intense, complexe, net mais clairement évolué : résine, caramel au beurre. Matière articulée, presque sèche, d’ampleur seulement moyenne, dotée d’une belle vivacité, avec une intéressante rémanence sur le tabac et la fumée en finale.

 

Domaine Schoffit Pinot Gris GC Rangen de Thann VT 2001.

Notes : DS16 - PC15,5 - PP16,5 - LG17,5/18. Moyenne : 16,5.

Nez puissant, généreux mais racé, dans la lignée fruit exotique/fumé, avec d’intenses notes de crème fraîche et de champignon de Paris. Matière importante, riche en alcool et en acidité, encore sur la réserve aromatiquement.

 

Domaine Schoffit Pinot Gris GC Rangen de Thann VT 2002.

Notes : DS16 - PC15,5 - PP17 - LG17. Moyenne : 16,5.

Nez confit, botrytisé, intense, sans expression de terroir pour l’instant. Le sucre est intégré en bouche, le fruit éclatant, la vivacité suffisante.

 

Domaine Schoffit Pinot Gris GC Rangen de Thann SGN 2001.

Notes : DS17,5 - PC17 - PP17 - LG18. Moyenne : 17,5.

Nez encore simple, pur, profond, toute une corbeille de fruits plus ou moins confits, toujours une pointe de champignon. Très belle liqueur (160 g de sucre, 11,5° d’alcool) intégrée à une charpente acide limpide et droite : un vin encore assez muet aromatiquement.

 

Domaine Schoffit Pinot Gris GC Rangen de Thann SGN 1995.

Notes : DS17 - PC18 - PP15,5 - LG17,5/18. Moyenne : 17,5.

Robe ambrée. Nez profond et disert, chatoyant, on peut même dire baroque : un fond fruité encore très frais sur lequel se détachent des notes de café grillé, de caramel, de truffe, de fumé. Grande liqueur vibrante, minérale, soutenue par une acidité marquée.

 

Domaine Schoffit Pinot Gris GC Rangen de Thann SGN 1990.

Notes : DS17,5/18 - PC17,5 - PP17,5 - LG17,5. Moyenne : 17,5.

Nez tout aussi ample que le précédent, fruit encore plus large, miellé, peut-être moins de minéralité et de piquant. Superbe équilibre en bouche, moins de vivacité que dans le 1995, mais une liqueur aérienne, un toucher velouté de grande classe.

 

Domaine Schoffit Pinot Gris GC Rangen de Thann « Larme de Lave » SGN 2001.

Notes : DS17,5 - PC18 - PP18 - LG17,5. Moyenne : 18.

Robe pâle, huileuse, ou plutôt sirupeuse. Equilibre étonnant : 33° potentiel, 5° acquis, 450 g de sucre. Matière compacte, plus que visqueuse, nette, propre aromatiquement, encore dans les limbes ; l’acidité bien présente équilibre ce concentré de raisin prometteur.

 

Domaine Schoffit Gewürztraminer Harth Vieilles Vignes « Cuvée Alexandre » 2002.

Notes : DS14,5 - PC15 - PP15 – LG16. Moyenne : 15.

15° d’alcool, 60 g de sucre résiduel. Superbe complétude pour ce Gewürztraminer exotique, riche (niveau VT), emmené par une acidité fort convenable.

 

Domaine Schoffit Gewürztraminer GC Rangen de Thann 2002.

Notes : DS15,5 - PC15 - PP16 – LG15,5. Moyenne : 15,5.

50 g de sucre. Un vin de classe, charmeur, mais qui se laisse un peu emporter vers des extrêmes (chaleur, opulence), la puissance ayant alors tendance à prendre l’ascendant sur l’élégance. Reste du potentiel dans cette expression trapue.

 

Domaine Schoffit Muscat GC Rangen de Thann SGN 1998.

Notes : DS15 - PC15 - PP15,5 – LG15. Moyenne : 15.

Nez étrange évoquant la confiserie, sur la guimauve, les fruits confits, le coing, le jaune d’œuf. Bouche citronnée, ample, plutôt fine. Pour ce cépage difficile à travailler, une acidité plus accentuée pourrait rendre l’équilibre encore plus convaincant.

 

Domaine Schoffit Gewürztraminer GC Rangen de Thann VT 1995.

Notes : DS16 - PC15 - PP16 – LG15. Moyenne : 15,5.

Un vin où l’on sent sourdre la force tellurique du terroir. Puissance (acidité, chaleur aussi) pour une expression peu apaisée toutefois, pas complètement en place ?

 

Domaine Schoffit Gewürztraminer GC Rangen de Thann SGN 1990.

Notes : DS17,5 - PC17/17,5 - PP17,5 – LG17. Moyenne : 17,5.

Nez typé par le botrytis, doux, enjôleur : rose, abricot. La bouche confirme ce profil câlin (mais sans concession à une quelconque mièvrerie) : elle est en effet particulièrement fine, équilibrée, en parfait éveil.

 

 

2.15. Domaine Muré

Les vins bichonnés par René Muré sont caressants, parfois un peu lascifs, parfumés, à la douceur enrobée. Ils s’avèrent minutieux, capiteux, distingués, affables, dans un style feutré rassurant. Comme chez Schueller et Barmès-Buecher, on trouve ici des PN ambitieux, étoffés mais avec du caractère, fins et frais. Le domaine commence à se préoccuper de l’incidence du réchauffement climatique sur ce terroir sudiste marno-gréseux.

 

  • Vins dégustés :

Domaine Muré Pinot noir « V » 2002.

Notes : DS15 - PC14 - PP14 - LG14/14,5. Moyenne : 14,25.

Robe turbide. Nez assez intense, sur la cerise, les fleurs, aux inflexions animales. Bouche charnue, douce, épicée (un côté « Vosne »).

 

Domaine Muré Pinot noir GC Vorbourg Clos Saint Landelin 2002.

Notes : DS15,5 - PC14,5/15 - PP15 - LG14,5/15. Moyenne : 15.

Nez proche du précédent, avec des notes fumées, légèrement minérales. Bouche concentrée, soyeuse, fine, aux accents fruités et floraux délicats.

 

Domaine Muré Riesling GC Zinnkoepflé 2002.

Notes : DS14,5 - PC15 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,5.

Nez élégant, notes de fruits blancs, d’agrumes, de fleurs et d’herbes aromatiques. Bouche simple mais aérienne, pour des flaveurs de pomelo et de miel. 4 g de sucre résiduel.

 

Domaine Muré Riesling GC Vorbourg 2002.

Notes : DS15 - PC15 - PP14,5 - LG 14. Moyenne : 14,75.

Olfaction de fruits mûrs, de fleurs, d’ananas. Bouche concentrée, aimable, fraîche, bâtie sur un fond fruité intéressant (fruits exotiques, citron).

 

Domaine Muré Riesling GC Vorbourg Clos Saint Landelin 2002.

Notes : DS16,5 - PC16 - PP16 - LG15. Moyenne : 16.

On inhale sur cette cuvée des senteurs dominantes de fruits très mûrs, de fruits exotiques, anoblies par une minéralité discrète. La matière est dense, très fruitée (patchwork de pêche, mandarine, pamplemousse, citron, citron vert), avec des goûts d’herbes aromatiques subtils. Niveau VT en sec (15 g). Belle complexité mais le retour acide en finale pourrait être plus autoritaire et la minéralité plus tranchante.

 

Domaine Muré Sylvaner GC Vorbourg Clos Saint Landelin « Cuvée Oscar » 2002.

Notes : DS14,5 - PC14,5 - PP14,5 - LG14. Moyenne : 14,5.

Robe brillante, intense, sans aucune verdeur. Aspect visqueux. Un fruit gaillard s’impose (fruits blancs et jaunes, ananas). Bouche grassouillette, assez capiteuse, de bon niveau vu le cépage mais que l’on souhaiterait encore plus gymnique.

 

Domaine Muré Pinot Gris GC Vorbourg Clos Saint Landelin 2002.

Notes : DS15 - PC15 - PP15,5 - LG15. Moyenne : 15,25.

Nez profond, serré, pour des notes pimpantes de beurre, de fumé, de poire, de pêche, de fruits exotiques et d’épices. En bouche, expression plutôt réservée mais caractérisée par de la finesse ainsi que par une acidité citronnée noble et élégante. Un côté féminin et rassurant définit ce vin à attendre encore quelque temps.

 

Domaine Muré Pinot Gris Lutzeltal VT 2002.

Notes : DS15 - PC15 - PP16 - LG14,5. Moyenne : 15,25.

Le nez explore un véritable panier fruité : poire, abricot, mandarine, ananas. Matière charnue, qui brille plus toutefois par ses parfums que par sa structure, un rien anémiée (70 g de sucre).

 

Domaine Muré Vin de Table Chardonnay 2002.

Notes : DS13,5 - PC13,5 - PP14,5 - LG14,5. Moyenne : 14.

Millésime suggéré en chiffres romains. Nez citronné. Bouche grasse, accueillante par sa douceur, élégante par son fruité et sa floralité. Finale propre, subtilement exotique, sur le pamplemousse.

 

Domaine Muré Gewürztraminer Schulzengass VT 2002.

Notes : DS15 - PC14,5/15 - PP15 - LG16. Moyenne : 15,25.

Le nez suggère un fruit particulièrement croquant et s’avère floral en diable (rose racée). Structure trapue (presque huileuse), précise, très charmeuse, affriolante par ses parfums gentiment régressifs. Plutôt archétypale du cépage (et en l’occurrence du type de vinification), elle évite le piège de la lourdeur.

 

Domaine Muré Gewürztraminer GC Vorbourg VT 2002.

Notes : DS15,5/16 - PC16 - PP16 - LG16. Moyenne : 16.

Nez typé, opulent, toujours tout en douceur. Agrumes dominants pour des parfums moins grivois que dans le Schulzenglass ; mais le vin possède du caractère, une verticalité garante de longévité.

 

Domaine Muré Gewürztraminer GC Vorbourg Clos Saint Landelin VT 2002.

Notes : DS16,5 - PC16,5 - PP16,5 - LG16/16,5. Moyenne : 16,5.

Nez typé (fleurs, lychee), riche et surtout racé. Bouche aguicheuse, équilibrée, délivrant sans retenue des goûts craquants de fruits (et notamment de mangue mûre et charnue, discrètement poivrée).

 

Domaine Muré Pinot Gris GC Vorbourg Clos Saint Landelin SGN 2002.

Notes : DS16,5 - PC16 - PP17 - LG16?. Moyenne : 16,5.

Le nez exprime des résidus fermentaires (bière blanche). Liqueur ample, considérablement fruitée, sans mollesse. A revoir.

 

Domaine Muré Gewürztraminer GC Vorbourg Clos Saint Landelin SGN 2002.

Notes : DS17,5 - PC17 - PP17 - LG17,5. Moyenne : 17,25.

Le nez exprime un botrytis puissant, épicé, incluant de belles notes d’agrumes et de fruits exotiques. La bouche est infiniment douce, fraîche, agrémentée de notes d’abricot, de jus d’orange. Les épices corsent l’ensemble, en particulier le gingembre et le poivre blanc. On a ici affaire à un Gewürztraminer superlatif, de grande expression.

 

Domaine Muré Crémant d'Alsace 1997 - cuvée prestige.

Notes : DS14 - PC14 - PP12,5 - LG14. Moyenne : 13,75.

Dégorgé le 19/8/2003. 50% de PN pour 50% de Chardonnay, 2 ans de barriques, 3 ans sur lattes. Notes de pomme au four, de tarte tatin, de paille, dans un léger grillé. Bouche dense pour des notes de champignon. L’âge a semble-t-il adouci l’effervescence mais elle reste néanmoins un peu simple.

 

Domaine Muré Riesling GC Vorbourg Clos Saint Landelin 1999.

Notes : DS16 - PC15 - PP15 - LG15/15,5. Moyenne : 15,25.

Nez typé par des notes de végétal, d’agrumes. Peu enclin à se livrer en l’état. Bouche légèrement évoluée (le champignon, le miel se dévoilent), enrobée, un peu endormie, qui mériterait un supplément d’ardeur.

 

Domaine Muré Riesling GC Vorbourg Clos Saint Landelin 1998 .

Notes : DS16,5 - PC16 - PP16,5 - LG15,5/16. Moyenne : 16,25.

Bouche typée, expansive mais délicate, bénéficiant d’une évolution aromatique favorable : miel, champignon, citron, épices. Minéralité racée de pierre chaude et un profil très « mosellan ». Bouche fruitée, enrobée, assez complète. Il ne lui manque qu’une acidité plus flamboyante pour passer dans la cour des grands.

 

Domaine Muré Riesling GC Vorbourg Clos Saint Landelin VT 2001.

Notes : DS16,5 - PC16/16,5 - PP16,5 - LG16. Moyenne : 16,25.

Nez admirable en raison de cette expression ambitieuse conciliant le fruité, le floral et la minéralité. Encore discret mais prometteur, pas encore vraiment en place selon notre hôte. Bouche ample, intégrant parfaitement son sucre. On retrouve ici cette signature douce des vins du domaine. Fruit dominant (incluant de belles notes de fruits exotiques et de citron).

 

Domaine Muré Riesling GC Vorbourg Clos Saint Landelin VT 1994.

Notes : DS17 - PC15/15,5 - PP16 - LG15,5. Moyenne : 16.

Nez évolué, déployant des odeurs de cire, de champignon, d’iode, d’orange confite et même de truffe. Bouche à la liqueur sans excès, subtilement minérale, aux notes originales d’épices douces (délectable cardamome). On aimerait un supplément de vigueur aromatique et surtout de ressort (d’autant plus vu le cépage).

 

Domaine Muré Muscat GC Vorbourg Clos Saint Landelin SGN 1994.

Notes : DS17 - PC16,5 - PP17 - LG17. Moyenne : 17.

Nez encore juvénile, appétissant, fruité et fleuri composé de senteurs de résine de pin, de rose, de fruit de la passion, d’eucalyptus, de thym (on pense là au muscat naturellement doux de Klein Constancia) et même un soupçon de géranium. Ce vin baroque est personnalisé par ces arômes originaux et se révèle aérien.

 

Domaine Muré Gewürztraminer GC Vorbourg Clos Saint Landelin SGN 1994.

Notes : DS16,5 - PC14 - PP15 - LG15. Moyenne : 15.

Remarquables senteurs de chocolat, de cannelle, d’écorce d’orange confite, de mandarine. Ténues mais très originales. La bouche est honorable mais elle ne s’exprime que (trop) timidement.

 

Domaine Muré Pinot gris GC Vorbourg Clos Saint Landelin SGN 1996.

Notes : DS17,5 - PC16,5 - PP17,5 - LG18. Moyenne : 17,25.

Le nez de ce vin nous rappelle les vieux Jurançon du Clos Joliette : mangue, goyave, miel et truffe composent un spectre aromatique excentrique fort séduisant. La bouche est gourmande, équilibrée par une acidité parfaite. Les goûts sont intégrés, complexes (citron confit, citron vert, notes du nez), infiniment délicats. Ensemble palpitant, très long, parti pour durer longtemps.

 

Domaine Muré Muscat GC Vorbourg Clos Saint Landelin SGN 2001.

Notes : DS16 - PC16 - PP16,5 - LG16/16,5. Moyenne : 16,25.

Nez mûr, délicat, moins marqué par le botrytis que le précédent. Restent des notes avenantes de raisin frais, de viande grasse, de géranium. Bouche nette, dotée d’une liqueur gourmande, mais possédant moins de classe que la précédente (plus fade, plus timorée, moins véloce).

 

Domaine Muré Pinot noir GC Vorbourg Clos Saint Landelin 2003 (sur fût).

Notes : (pas de notes).

Ce vin nous paraît mûr, concentré, épicé, avec un léger caractère sudiste (millésime de canicule ?). Prometteur.

 

 

3. CONCLUSION

On pourrait placer ce périple alsacien sous le double signe de la gourmandise et de la diversité. Gourmandise de ces vins parfumés, limpides, qui vont véritablement à la rencontre du dégustateur. Diversité des vignerons, de leurs approches, de leurs visions du vin et de sa consommation, diversité proverbiale des cépages et des terroirs, diversité également des vins eux-mêmes, du plus tranchant au plus alangui, du plus réservé au plus démonstratif, du plus sec au plus opulent.

Nous avons dégusté en Alsace beaucoup de grands vins ; plus que dans le Rhône et même qu’en Côte de Nuits si l’on s’en tient aux notes (sur 20). Il faut certainement tempérer ce constat par la nature même des vins alsaciens, plus « faciles » à appréhender que les grands vins rouges en raison de leur exubérance aromatique et de leur absence de tannins, plus lisibles jeunes que les vins élevés dans des petits contenants en bois neuf, souvent portés par la gourmandise (plus ou moins consciemment régressive) du sucre, ils ont tout pour charmer et produire une forte première impression sur l’amateur.

 

Quelques impressions globales, reflets de perceptions fugaces, partielles et peut-être partiales :

 

1. Les Cépages

Chez les meilleurs vignerons les « premiers vins », élaborés avec des cépages moins « nobles » (Chasselas, Sylvaner, Pinot Blanc, Auxerrois) sont sérieux, intenses, équilibrés, plaisants. Nous n’avons pas rencontré ces vins délavés, aqueux, déséquilibrés par la surproduction et la sur-rectification qui pénalisent l’image de l’Alsace.

  • Quelques Pinots Noirs de bon niveau, loin de la magie bourguignonne mais denses, structurés et francs.

  • Le Pinot Gris est mal à l’aise dans les expressions « intermédiaires » ; il doit être rassasiant, opulent, extrême parfois, pour devenir grand.

  • Le Gewürztraminer est un Janus, une énigme à double visage. Si souvent écoeurant à force d’ostentation aromatique et de pesanteur structurelle, parfois désarmant de cohérence, de profondeur et d’élégance.

  • Le rare Muscat, d’Alsace ou Ottonel, donne parfois lieu à des exercices de style liquoreux ; mais il est le plus souvent cantonné à une partition variétale sans surprise.

  • Le grand Riesling domine la situation, en Alsace comme en Allemagne, par sa plasticité, sa profondeur, la vibration minérale interne dont il est seul capable.

 

Nous avons pu noter que les grands terroirs prennent le dessus sur l’expression variétale ; le cas du Rangen de Thann est assez flagrant. Cette constatation éclaire la démarche de Jean-Michel Deiss, pour qui la complantation de cépages est plus à même de transcrire l’essence du cru, du terroir, qu’un vin de monocépage.

 

2. Les millésimes

Nous avons goûté un peu de tout en termes de millésimes… Hasardons-nous à quelques généralités ne pouvant prétendre à beaucoup mieux qu’au statut d’aimables lieux communs. 2002 s’avère grand, complet, riche et tonique chez les producteurs auxquels nous avons rendu visite. 2001 et 2000 semblent légèrement inférieurs car dépourvus de cette acidité tranchante, souveraine, qui constitue la caractéristique première des 2002. 1999 se situe encore un cran en dessous. A l’exception des pinots noirs, le millésime de la canicule 2003 s’annonce comme une année bien difficile à cause d’un manque de vivacité généralisé.

 

3. Le problème du sucre résiduel

C’est vrai qu’il y a un problème de lisibilité de la teneur en sucre résiduel dans les vins alsaciens. Certains vins « secs » recèlent davantage de sucre que certaines Vendanges Tardives ou Sélections de Grains Nobles. La tendance actuelle à la présence de sucre dans ces vins « officiellement secs » complique évidemment leur emploi en gastronomie. Certains producteurs ont conscience du problème : Olivier Humbrecht a imaginé un code sensoriel gradué reflétant la perception du sucre dans ses vins ; à l’opposé Marc Kreydenweiss s’attache à ne proposer, hors VT et SGN, que des vins parfaitement secs.

 

4. Les producteurs

Nous n’avons vu que des bons, mais nous n’avons pas vu tous les bons : que les choses soient claires.

Au-delà de la qualité, de l’intérêt des vins dégustés, il faut souligner la grande courtoisie, le caractère confortable et chaleureux des accueils alsaciens. Plus qu’ailleurs, il y a chez les vignerons de cette région une gourmandise latente, une curiosité gastronomique toujours en éveil. Il faut dire qu’on peut facilement imaginer avec les vins alsaciens une multiplicité d’accords, d’assonances et de dissonances, domestiques ou exotiques.

On ne saurait ignorer l’importance de la biodynamie en Alsace ; les deux tiers des producteurs visités s’en réclament. Faut-il y voir une influence germanique ? Il apparaît toutefois qu’au concept de biodynamie correspondent des mises en application fort dissemblables, allant de la plus pragmatique à la plus mystique.

 

Si la grande majorité des producteurs reste fidèle aux usages de vins de cru monocépages, élevés en cuves ou en foudres, il existe des démarches plus iconoclastes, qui, si elles n’ont pas encore prouvé leur supériorité qualitative, ont le grand mérite de poser des questions et de remettre en cause un système qui peut parfois sembler figé. On citera parmi ces « voies de recherche » les complantations de Jean-Michel Deiss, les élevages en fût à la bourguignonne d’André Ostertag ou de Marc Tempé, les élevages longs en foudre du même Marc Tempé, la volonté de faire des vins sans SO2 chez Gérard et Bruno Schueller…

 

5. Les terroirs

Les grands crus produisent les plus grands vins. Cette affirmation simpliste, nous avons pu la vérifier dans les grandes lignes. La diversité des expressions induites par les spécificités géographiques, climatiques, géologiques et pédologiques de ces entités géographiques et administratives constitue un puzzle fascinant pour l’amateur et un atout immense pour l’Alsace. On nous a néanmoins laissé comprendre (nous nous en étions largement aperçus par nous-mêmes…) qu’il existait de réels problèmes d’homogénéité qualitative, de délimitation des crus. L’existence de grands crus pose de facto le problème de l’existence des « premiers crus » et de leur reconnaissance administrative. Il est certain qu’un découpage géographique calqué sur celui de la bourgogne, tenant compte avant tout du potentiel qualitatif des terroirs, crédibiliserait définitivement les (véritables) grands crus alsaciens.

 

 

 

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