2007_12_16 Repas Inauguration caveau de degustation

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Club toulousain In Vino Veritas

Dégustation «avant-première» de

l’inauguration du caveau IVV

Dimanche 16 décembre 2007

 

 

 

Dégustation proposée par Didier Sanchez et commentée par Laurent Gibet.

 

Merci à Pierre, Philippe, Bertrand, Miguel et Laurent pour la préparation du repas.

 

  • Quelques commentaires de contexte :

- L’inauguration officielle aura lieu le jeudi 20 décembre.

- Afin de tester en avant-première ce tout nouveau lieu de dégustation, tout le staff de l’association IVV est présent ! Didier(président et organisateur des dégustations) ; Pierre (secrétaire, rédacteur des cr et organisateur des dégustations) ; Christian (trésorier) ; Laurent Gibet (rédacteur des cr) ; Philippe Ricard (rédacteur des cr et photographe) ; Miguel Sennoun (administrateur/concepteur du nouveau site IVV), Bertrand (Administrateur du site actuel IVV).

- Nous avons eu le très grand plaisir d’être accompagnée de nos femmes !

- Les verres utilisés sont les «Authentis N°1» de Spiegelau.

- Les vins sont dégustés à l'aveugle, par série de 2 ou 3.

- DS : Didier Sanchez – PC : Pierre Citerne – LG : Laurent Gibet – PR : Philippe Ricard – MS : Miguel Sennoun – BLG : Bertrand Le Guern.

 

Avec les amuse-bouches : (Par Didier)

 

1. Champagne : Dom Pérignon 1990.

DS16,5 - PC15,5 - LG16 - PR17 - MS16,5 - BLG15. Note moyenne : 16,1

  • Très joli nez, plutôt « chardonnay », raffiné, scintillant, sur l’évolution : citron, champignons, pomme, épices, brioche, caramel au lait.

  • Texture crémeuse, délicate, qui s’avère assez fragile. Le dosage est un peu trop sensible et la finale manque cruellement de percussion.

 

Rappel : Bu en novembre 2003 chez Laurent.

LG17 – PC16,5/17 - PP16,5 - VM16,5/17 – JP16 – DS17,5

  • Le nez est engageant avec ses notes de pomme, de pêche, de noisettes, au grillé très fin.

La bouche, après une belle attaque volumineuse et mûre, se fait plus austère et ce jusqu’à sa finale portée et prolongée par une acidité tranchante mais intégrée. La bulle est très fine. Un beau vin qui ne se livre pas encore complètement.

 

Rappel : Bu en décembre 2000 au club. Note moyenne : 16,25

  • Robe brillante, moyennement intense.

  • Nez académique, typé, tout en finesse : notes exotiques (citron vert), grillé, fruits secs, une très belle note de moka. Fumé, gras et un peu exubérant, il rappelle les nez de grands crus bourguignons (Corton-Charlemagne par exemple).

  • La bouche est puissante, grasse (mais reste fine). Elle peut également rappeler celle d'un bourgogne évolué. On y retrouve les notes du nez, un soupçon de poivre. Moins marquée par le pinot noir, elle semble également moins complète que la précédente. Ajoutons que certains dégustateurs lui reprochent un grillé trop « travaillé », sans surprise, caractéristique de cette cuvée.

 

Rappel : Bu en janvier 2000 au club.

PP16,5, DS16,5, LG16,5. Note moyenne : 16.5. ST93 - RP96 - BD : 5 verres

  • Pourtant réputée, cette cuvée est vraisemblablement la moins rare de cette dégustation de prestige (environ 1 million de bouteilles produites).

  • Robe dorée et brillante. La bulle est moins fine. Le dégagement gazeux plus désordonné, et plus rapide.

  • Nez complexe offrant de senteurs animales, de mirabelle, de beurre, de levure, de fruits rouges (le pinot noir entre dans l'assemblage), de champignon, de miel, de croûte de pain grillée.

  • La bouche reprend ces notes à son compte, soulignées par la griotte. Elle est logiquement plus vineuse (notes de fruits rouges), plus fougueuse (une agitation du verre atténue la présence un peu trop marquée de la bulle), plus puissante que la précédente. Longue, elle paraît toutefois moins grasse, moins ronde, moins suave et moins complète (malgré une grande richesse). On note une sensation tannique très légère de pinot noir. Le verre vide, persistant et subtil, évoque le noyau de cerise.

 

2. Champagne : Bollinger grande année 1990.

DS17,5 - PC16,5 - LG17 - PR17 - MS17,5 - BLG16. Note moyenne : 16,9

  • Pour une fois, le pinot noir me semble vraiment manifeste, en raison de ses notes prononcées de fraise, de pêche jaune. Notes complémentaires de grande qualité : épices, léger rancio (fruits secs).

  • Après l’asthénie relative de Dom Pérignon 1990, on a ici affaire à un vin frais, vigoureux, parfaitement en place, procurant un intense plaisir gustatif. Le style maison, vineux, corsé, corpulent et un champagne qui bénéficie des vertus de l'âge.

 

Rappel : Bu en décembre 2000 au club.

Note moyenne : 16,5 vers 17
  • Très belle robe dorée et brillante.

  • Nez subtil, et complexe : fruits frais (coings, orange, mandarine, pomme, qui confèrent beaucoup de fraîcheur), floral, épices (girofle), fruits rouges, chocolat/menthe. Un grillé subtil et élégant, comme on peut en trouver dans les plus grandes cuvées champenoises.

  • La bouche est ample, complète, fine. Déclinant les notes identifiées au nez, elle est subtilement vanillée. Un grand vin qui possède encore un potentiel indéniable. Le meilleur de la série, doté d'une très belle longueur.

 

3. Champagne : Dom Pérignon 1982.

DS17,5/18 - PC17,5 - LG18 - PR17,5 - MS18 - BLG13. Note moyenne : 17

  • Joli nez, un peu oxydé, alignant des senteurs fines : thé earl grey, café, beurre, curry.

  • Concentré, fin, il possède la force nécessaire qui manquait au 1990 goûté le même jour. Longue finale fraîche, savoureuse, orangée. Grand mais un cran en dessous du très grand (colossal) Dom Ruinart 1982 bu à la maison cet été.

 

4. Pessac-Léognan blanc : Domaine de Chevalier 1996.

DS12 - PC13 - LG13,5 - PR13 - MS13 - BLG13. Note moyenne : 12,9

  • Nez fort boisé, lacté (yaourt au citron), épicé, mentholé. Aucun charme.

  • Bouche languide, bien trop simple, au boisé omniprésent. Avenir bien compromis (sur cet échantillon, du moins).

 

Rappel : Bu en mai 2003 chez Didier.

DS16 - PP15 – PC15 - LG15,5+ - VM16. Note moyenne : 15,5

  • Robe brillante, plutôt pâle.

  • Nez assez épanoui, avec des notes de fruits blancs bien mûrs, d'ananas, accompagnées d'une touche végétale (buis), qui oriente vers le sauvignon bordelais (plutôt que ligérien).

  • Bouche pour laquelle le bois ne s'est pas encore totalement fondu. Bel ensemble, pur, correctement bâti, mais qui semble encore sur la réserve, tant en intensité qu'en persistance. A attendre impérativement.

 

5. Puligny-Montrachet 1er cru : Domaine Leflaive "Clavoillon" 1996.

DS16,5 - PC16 - LG16,5 - PR17 - MS16,5 - BLG15 . Note moyenne : 16,3

  • J’aime ce nez de chardonnay, aux inflexions grillées caractéristiques (Coche, Pierre Morey ?).

  • Bouche très jeune, sérieuse, ferme, campée sur une colonne acide intraitable. Il y a de l’intention dans ce vin épicé, délibérément austère. Une illustration de la difficulté du millésime 1996 et une interrogation sur l’avenir de ce vin car l’acidité dérange certains dégustateurs.

 

6. Hermitage blanc : Chave 1995.

DS17,5 - PC18 - LG16,5 - PR16,5 - MS17,5 - BLG14 . Note moyenne : 16,7

  • Sensation de raisins passerillés dans ce panier fruité, offert : pâte de fruits, rhum, raisin sec, violette, bâton de réglisse, fruits blancs, guimauve.

  • Nature très fine, très douce, aux flaveurs enivrantes, particulièrement flatteuses (mais sans vulgarité), s'exprimant selon moi un peu comme une grande Doriane. L’acidité est bien là mais en mode discret et accompagne le vin sur une longueur honorable.

  • Le passage après l’implacable Clavoillon 1996 ne lui facilite pas la tâche.

 

Rappel : Bu en mai 2007 chez Didier.

DS AM18 - DS SOIR18,5/19 - PC18 - LG19 - MS19 . Note moyenne AM : 18 et SOIR : 18,9

L’après-midi (Pierre Citerne) :

  • Grande robe visqueuse, d'un or tendant vers le fluo…

  • Nez superbe, d'emblée, dès l'ouverture : fruit très pur, souligné de notes toniques de poivre vert ou de gentiane.

  • On reconnaît tout aussi rapidement la matière comme l'une des plus abouties, des plus amples et profondes ; l'équilibre est parfait, la saveur pure et pénétrante (la réglisse, la guimauve, le miel, une pointe camphrée).

Grand vin, complet, souverain.

Le soir (Laurent Gibet) :

  • Impeccable collection de senteurs, muscatée, kaléidoscopique : panier de fruits frais (mirabelle, pêche, abricot, ananas, banane), rose, menthol, craie, réglisse, champignon. L’ensemble est très frais, très jeune, captivant de par son charme impitoyable. On y trouve une forme de démesure fruitée transparente qui peut évoquer une VT alsacienne ainsi qu’une sensualité racée qui rappelle un grand Condrieu. Un vin de jouvence, avec une préservation de fruit assez insensée.

  • Bouche exigeante et facile, sapide, très digeste, avec dans son sillage un formidable écho fruité.

Soulignons que ce vin surprenant possède une tenue à l’air digne de celle de plus grands blancs français.

 

Avec le foie gras en terrine (Par Bertrand).

7. Gewurztraminer Grand Cru Altenberg de Bergheim : Domaine Deiss Sélection De Grains Nobles 1989.

DS17,5/18 - PC18 - LG18 - PR17,5 - MS18 - BLG16 . Note moyenne : 17,5

  • Nez complexe, vraiment distingué, pimpant, exprimant un Gewurztraminer encore jeune, de haute volée : orange, rose, litchi, bouquet subtil d’épices, …

  • Ce vin est aujourd’hui d’une précision diabolique. L’acidité n’est pas énorme mais l’ensemble est parfaitement ourdi. Dans cette congruence soyeuse et diablement parfumée, il hisse ce cépage souvent décrié aux sommets. Un grand vin de Deiss (qui ne recueille pas toujours ces louanges, en raison de vins de qualité inconstante).

 

Rappel : Bu en juin 2001 au club.

PP : 16,5 - DS : 16,5/17 - PC : 16,5 - LG : 16,5/17 - Note moyenne : 16,5/17

  • Robe vieil or.

  • Nez assez évolué, complexe : dominante terpénique (bonbon "suc des Vosges"), pétrole, champignon, cire, levure, fruits confits...

  • Matière fondue, élégante, le sucre s'est très proprement intégré à la structure et aux arômes, belle amertume en finale.

 

8. Sauternes : Château d'Yquem 1970.

DS15,5 – PC(15) - LG14,5 - PR14,5 - MS16 - BLG15. Note moyenne : 15,1

  • Nez brouillé, avec pas mal de volatile, délivrant des notes d’orange, d’abricot, de coco, d’ajonc, de quinquina, de cire : on devine un Sauternes, sans grand éclat toutefois.

  • Bouche assez déstructurée, pas trop plaisante. Soutenue par une bonne acidité mais corrompue par beaucoup d’alcool. L’harmonie n’est pas au rendez-vous.

  • Un Yquem fort décevant, sans la finesse et le scintillement attendus.

 

9. Jurançon : Clos Joliette "sec" 1971.

DS16,5/17 - PC17 - LG16,5 - PR16 - MS16 - BLG16 . Note moyenne : 16,4

  • Transparence d’arômes réjouissante pour ce Jurançon immémorial, qui propose ces fameuses senteurs de mangue séchée, de truffe, d’orange confite, de réglisse, de thé earl grey, d’épices.

  • Bouche parfumée mais relativement austère, sèche (en termes de sucre résiduel), emmenée par une amertume et une acidité fiables. Il lui manque peut-être un peu de longueur.

  • Le verre vide transpire le petit manseng ancestral.

 

Rappel : Bu en avril 1998 au club.

71 : très bon vin (17/20)

- le nez présente curieusement des notes réduites (notes animales) qui coexistent avec des notes d’oxydation (fruits secs)

- l’expression de champignon se rapproche peut-être plus de la morille fraiche ou du cèpe que de la truffe

- en bouche, le vin rappelle un vin jaune

- la finale est balsamique (bonbon des Vosges) et épicée

- le verre vide dénote des senteurs de cacao, de fruits secs, de café

- ce 71 est de l’avis général un vin étonnant, déroutant, hors norme

La vinification a produit cette année là un vin sec qui s’avère le plus surprenant de tous. Ce 71 apparait comme un vin de race, de classe, voluptueux et très persistant.

 

10. Château Grillet : Vin Blanc du Château Grillet 1985.

DS17,5/18 - PC17,5 - LG17+ - PR17,5 - MS16,5/17 - BLG15 . Note moyenne : 16,9

  • 1er nez caché par le soufre.

  • 2èmenez reconnaissable, minéral, jeune, dispensant des notes diverses : pomme, verveine, camphre, iode, amande, craie, réglisse. Le fruit et les fleurs hantent ses coulisses.

  • Bouche phénomène, austère, au caractère d’airain mais restant soyeuse et fine, saline (marine), tendue par le minéral et l’acidité. Ce qui est incroyable c’est qu’elle semble à peine sortir des limbes.

  • L’idiosyncrasie du viognier sur ces terrasses sableuses granitiques exposées Sud visitées il y a seulement quelques jours a encore frappé : elle consacre un vin stupéfiant, inarrêtable (un modèle d’intériorisation).

  • Moins flatteur que Joliette 71 sec mais bien plus long (avec un immense potentiel confirmé). Mémorable.

 

Rappel : Bu en juillet 2007 au club.

DS18+ - PC18 - LG18+ - PR18,5 - CD17,5. Note moyenne : 18

  • Jamais les robes ne laissent espérer longtemps une inflexion vers un vieillissement palpable : si la précédente nous semblait à peine plus jaune que d’habitude, nous retrouvons cette jeunesse intacte dans ce vin tout juste jaune, avec des reflets d’un doré vif et surtout des notes vertes semblant éternelles…

  • Si nous devions définir un « classique » Grillet, ce nez en serait exemplaire : forte empreinte minérale, avec une impression initiale réduite, voire liégeuse pour certains, s’affirmant avec une pointe d’austérité par ses notes de coquille d’huître, d’iode, de camphre, puis dévoilant un fruit encore jeune (abricot) ainsi que des parfums floraux d’une grande fraîcheur. L’ensemble est intense, tendu, un peu strict : il nous paraît encore trop jeune, pas assez ouvert !

  • La bouche est également très représentative de ce que nous devinons du style de ce vin : marqué par une acidité surprenante, le vin est frais, même un peu vif (sans toutefois nuire à son équilibre), articulé autour d’une colonne vertébrale minérale (coquillage, notes crayeuses), à la rigueur un peu austère, percutante, mais à la rectitude tranchante maîtrisant parfaitement une matière à la fois généreuse, très serrée et remarquablement fine. D’une longueur saisissante, la finale, sur l’amande, la réglisse, nous donne rendez-vous dans 10 ans. Voire bien plus… Ce vin semble en effet cadenassé, beaucoup trop jeune : sensationnel !

 

11. Savennières : Clos de la Coulée de Serrant 1989.

DS17 - PC16,5 - LG15,5/16 - PR16 - MS16,5/17 - BLG8. Note moyenne : 15

  • Un vin comparé à Clos Joliette sec 1971 et Château Grillet 1985 (quel trio !). Les 3 vins sont assez faciles à identifier à l'aveugle pour qui les pratique un peu.

  • Premier nez flouté par le soufre, avec une olfaction bien recluse. L'aération lente libère une expression océanique, associant des senteurs de coing, de champignons, d'orange, de minéral. On a là une impression singulière, un peu ingrate (mais pas déplaisante) de port à marée basse.

  • Bouche dotée d'une belle présence dominée par l'acidité du chenin, intègre, saline, difficile à comprendre mais mémorisable (la mise en scène de ce trio de vins très personnels aide).

  • En 2003, on pouvait penser à un Riesling (note moyenne de 14,5/20). En 2005, le vin se goûtait mieux (note moyenne de 17/20 lors d'une verticale), avec des senteurs exotiques inhabituelles de mangue (comme dans le cas du Clos Joliette sec 1971). On peut ce midi penser à un muscadet haut de gamme (et rêver d'un accord avec des huîtres expressives). La Coulée de Serrant avance encore une fois entière, changeante, sans masque, pour le plaisir de ses amateurs et la grimace de ses détracteurs.

 

Rappel : Bu en juin 2005 au club.

DS17 – PC17/17,5 – MS17,5/18. Note moyenne du groupe : 17/17,5

  • Robe intense, proche de celle du 1990, avec davantage de brillance.

  • Nez concentré, riche mais frais, délié mais pas exubérant : mangue (quel exotisme pour la Coulée !), beurre frais, rillettes…

  • Beaucoup de présence en bouche, d'assise, de gras, avec nettement plus de fraîcheur, de finesse, d'élégance que dans le 1990.

 

Rappel : Bu en mai 2003 chez Didier.

DS15 - PP14,5 – PC(13) - LG15 – VM14,5. Note moyenne : 14,5

  • Robe peu intense.

  • Nez élégant, anisé, avec des notes d'agrumes, de cire, de menthe.

  • Bouche droite, relativement austère, réglissée, tendue par une belle acidité. La minéralité s'y exprime plus sous forme crayeuse que pétrolée. Peu opulente (vu l'appellation), peu expressive et lisible également, peut-on encore la qualifier de fermée (vu le millésime) ? On aimerait en tout cas un supplément de caractère, de typicité, peut-être même de netteté. On peut penser à un riesling.

 

Avec le carpaccio de bœuf (Par Pierre).

12. Châteauneuf du Pape : Domaine Les Cailloux Sélection Reflets (Pour Edith et Philippe) 1969.

DS15/14,5 - PC16 - LG15 - PR16,5 - MS16,5 - BLG12 . Note moyenne : 15,1

  • Gamme tertiaire pour ce fumet de grenache égrenant des senteurs méditerranéennes corsées de café, de bouquet séché, de cerise, d’épices.

  • Bouche relativement souple, mesurée en alcool, fine, dotée d’une acidité plus que convenable, avec une légère pointe amère. Dommage qu’elle n’explose pas plus en saveurs.

 

13. Richebourg : Domaine Gros F & S 1978.

DS13 – PC(15) - LG ? - PR15,5 - MS14,5 - BLG00 . Note moyenne : (11,6)

  • Nez suspect, sauvage, déviant avec une volatile violente (impression de cidre).

  • Bouche acétique, acidulée, glissante, restringente. Pierre souligne que la matière est encore vivante, que le fruit (griotte) est là.

 

14. Hermitage rouge : Domaine Chave 1995.

DS17,5+ - PC18 - LG17,5 - PR18,5 - MS18 - BLG16 . Note moyenne : 17,6

  • Nez d’Hermitage, minéral, posé, fondu (nuances foxées) : fleurs capiteuses, olive noire, poivre, cassis, genièvre, fumée, …

  • Bouche très « Chave", austère, puissante mais très fine, de forte stature.

  • Ce vin moins « matelassé » avance avec une grande sérénité. Il procure un plaisir plus intellectuel que la Côte Brune 91 de Jamet.

 

Rappel : Bu en décembre 2004 au club.

DS17,5+ - PC18. Note moyenne : 17,8

  • La robe redevient plus sombre, avec des nuances brun-rouille.

  • Nez très profond, cohérent, beaucoup de fruit, des nuances minérales fumées et camphrées adoucies par une touche florale charmante.

  • Fruit frais, intense, cohérent, d'une grande jeunesse ; plénitude de la matière et longueur de la structure. Un grand vin de plaisir et d'avenir, absolument dénué de la dureté tannique souvent caractéristique des syrahs rhodaniennes de ce millésime.

 

15. Côte-Rôtie : Domaine Jamet "Côte-Brune" 1991.

DS17,5 – PC17,5 - LG17 - PR17,5 - MS17,5 - BLG15. Note moyenne : 17

  • On découvre ici une véritable manne aromatique, plus saturée en arômes que chez Chave : cassis, lard, olive, épices, encre, réglisse, fleurs (iris, violette, jacinthe).

  • Bouche concentrée, profonde, à la texture veloutée, généreuse en goûts, envoûtante mais un peu moins fine que celle du Chave 1995. On y trouve ce plaisir hédoniste qui est la marque de fabrique des vins extravertis du domaine.

 

Rappel : Bu en mai 2003 chez Didier.

DS17,5/18 - PP17,5 – PC18,5 - LG18 – VM17,5. Note moyenne : 17,5/18

  • Robe intense, tirant sur le noir, jeune.

  • Magnifique olfaction, charmeuse en diable, complexe, combinant des senteurs de lard, de violette, de cuir, d'épices, d'olive noire charnue, peu saumurée. Très typée syrah septentrionale (et plus Côte-Rôtie qu'Hermitage, car plus aérienne, moins terrienne).

  • Bouche florale, concentrée mais fine et fraîche. Equilibre, pureté, longueur sont au rendez-vous dans ce vin possédant un charme aromatique et un soyeux structurel irrésistibles. Un vin serein, archétypal, tout en "force tranquille", flatteur mais sans ostentation Le style de la maison à l'état pur.

 

Avec le Boeuf Bourguignon (Par Philippe).

16. Ribera del Duero : Vega-Sicilia "Unico" 1990.

DS12 – PC( ?) - LG( ?) - PR15 - MS14 - BLG14. Note moyenne : (13,8)

  • Nez avec de la volatile (vernis), boisé (bourbon), mentholée, trahissant un tempranillo.

  • Expression brutale, acide, qui tend à sécher.

  • Souvenir d’un 1961 désagréable qui était magnifique le lendemain.

  • Souvenir d’un très bon Unico 1990 bu en décembre 2004 (16,5/20).

  • Souvenir d’un 1981 dans un état intrigant (boisé et aux saveurs très lourdes).

  • Le lendemain midi (analyse par DS) : « beaucoup moins boisé mais encore marqué par le fût, légèrement mieux que la veille mais toujours pas convaincant. Le fruit ressort un tout petit peu mais reste affadi par la présence d'un coté lacté. On retrouve en finale la présence du Tempranillo par la fraîcheur et un semblant de tension... Au lieu de 12 ma note monte à 14 mais ce n'est pas terrible au vu de la réputation du domaine. »

  • Le soir (analyse par DS) : « j'ai terminé la bouteille et enfin je retrouve le vrai Vega Sicilia : plus du tout de boisé, que le fruit tendu du Tempranillo, de la complexité aromatique au nez et en bouche et enfin du plaisir ! Un vin jeune, frais, très plaisant. Ma note finale sera de 16,5. Il manque quand même la puissance et la rectitude habituelle du cru. »

 

17. Pauillac : Grand-Puy-Lacoste 5ème Grand Cru Classé 1990.

DS18,5/19 - PC19 - LG18,5 - PR18,5 – MS18,5 - BLG15 . Note moyenne : 18

  • Archétype de Pauillac (au niveau d’un second voire d’un premier cru) : cassis, mine de crayon, minéral, herbes aromatiques, …

  • Bouche dense, minérale, fine, très agréable, très longue. Austérité et charme se conjuguent dans une expression cohérente d’une grande saveur réglissée. Un modèle du genre sur ce millésime.

 

Rappel : Bu en décembre 2002 chez Roger.

PC17,5 - DS18,5 - PP17,5 - LG17/18 - RT18 - EF17 - GL17 - VM17.

  • Expression aromatique racée mais également fermée, avec des notes fruitées mûres (cassis), de graphite, de cèdre, d'épices douces (cannelle).

  • Bouche typée "Pauillac" (ou St-Estèphe) par son austérité. Un vin fin, sur la réserve, qui n'a pas encore atteint son apogée.

  • Le château confirme ici la régularité de sa qualité. Il est en tout cas plus immédiatement convaincant que Léoville-Las-Cases.

 

18. Saint-Estèphe : Château Montrose 2ème Grand Cru Classé 1970.

DS17 - PC16/16,5 - LG15,5 - PR17 - MS17,5 - BLG16 . Note moyenne : 16,5

  • Nez corsé, dégageant des senteurs évoluées de cassis, de menthe, d’infusion d’herbes, de cuir, de bouillon de poule.

  • Bouche possédant encore un fruit vivant mais elle me semble marquée par beaucoup d’acidité et un peu d’amertume. Longueur convenable mais un certain manque de consistance. Ce côté aigu du vin ne déplait pas aux autres dégustateurs.

 

19. Graves : Château Haut Brion 1er Grand Cru Classé 1970.

DS17,5 - PC16,5/17 - LG17 - PR18 - MS18 - BLG17. Note moyenne : 17,4

  • Nez net, varié, racé, avec les ingrédients empyreumatiques enviables d’un grand Pessac : animalité, cassis, cèdre, réglisse, épices, fumée, havane …

  • L’équilibre de ce vin âgé en pleine forme est magistral. Le soutien acide est là et le grain est très fin.

 

Avec les Fromages (Par Miguel).

20. Saint-Emilion Grand Cru 1er Grand Cru Classé : Château Ausone 1988.

DS16,5/17 - PC17 - LG17 - PR15,5 - MS16,5 - BLG16 . Note moyenne : 16,5

  • Nez de grande classe, sans ostentation, produisant des senteurs fraîches de cassis, de fleurs puissantes (iris), de café, de réglisse, de chocolat, de menthol, de minéral.

  • Substrat de beau calibre, crayeux, profond, ferme, dont la structure particulièrement serrée reste plutôt imperméable (il y a là moins de liberté d’action que dans le cas du magnifique et délié Grand Puy Lacoste 1990). Aidé par une aération vigoureuse, on capte encore mieux ses atouts de structure (très beau toucher tout en finesse), de tenue également. Le style du château, avec un nez viscéral et une bouche racée mais retorse.

  • Un vin peu facile d’accès, qu’il faut extirper de sa gangue, d’une sévérité toute ligérienne. Il souffrirait probablement beaucoup dans une comparaison avec ses pairs car il reste vraiment dans un registre très exigeant. Organique et minéral comme Latour 1988 (plus magique, certainement plus facile à décrypter aussi) et à l’inverse du plaisir ressenti sur Lafite 1988 ou Haut-Brion 1988 (plus élégants).

 

21. Saint-Julien : Château Léoville Las Cases 2ème Grand Cru Classé 1975.

DS16 - PC15 - LG15 - PR15,5 - MS16 - BLG15. Note moyenne : 15,4

  • Bouquet de Médoc, peu complexe, dans lequel je trouve le fruit passablement usé (ou engoncé ?) : cassis, menthe, havane, …

  • Bouche dense, pas vraiment truculente. Elle ne démérite pas mais passe un peu inaperçue.

 

Rappel : Bu en mars 2005 au club.

DS16,5/17 - MS17,5 - PC17,5. Note moyenne du groupe : 17

Niveau : bas goulot. Bouchon parfait.

  • Robe encore bien sombre.

  • Très beau nez racé et éclatant sur des notes de camphre, de menthol, de pansement et d’anis.

  • Bouche d’une belle profondeur, mure et juteuse. Tannins parfaitement intégrés. La matière, l’équilibre et la race sont au rendez vous. A l’instar du 78 il est très typé Pauillac; il présente cependant une matière bien plus séveuse et concentrée.

Très beau style pour ce 75 qui atteint son apogée mais qui a encore une longue carrière devant lui.

 

22. Pomerol : Château L'Evangile 1975.

DS15 - PC15 - LG15,5 - PR14,5 - MS15 - BLG14. Note moyenne : 14,8

  • Ce vin propose une surprenante échappée rhodanienne avec ses notes complexes, confites et corsées de viandox, d’épices (girofle, cannelle), d’olive, d’orange, de figue, de feuilles mortes, de truffe, de réglisse, de confiture de vieux garçon. Belle osmose aromatique.

  • La bouche reprend ces tonalités à son compte. Mais, bien débridée, elle pèche par un manque d’harmonie en structure (chaleur alcoolique, tenue moyenne).

 

Avec le Dessert (Par Laurent).

Gâteaux « bois mort » et « 2 chocolat » de Michel Belin à Albi

23. Maury : Mas Amiel "Réserve" 1989.

DS13 - PC14,5 - LG14,5 - PR13,5 - MS14 - BLG15. Note moyenne : 14,1

  • Nez simple mais attendrissant évoquant surtout le guignolet, le raisin sec.

  • Bouche conviviale, à l’expression plutôt instantanée, restant équilibrée en dépit d’un taux d’alcool un peu élevé.

 

24. Banyuls : Domaine du Mas Blanc Docteur Parcé "Rimage" 1994.

DS15,5/16 - PC17 - LG16 - PR15,5 - MS15,5 - BLG16 . Note moyenne : 16

  • Olfaction lardée, avec beaucoup de cerise, de pruneau.

  • Bouche charnue, fine, gourmande, habilement dopée par l’alcool (sans aucun excès et c’est tant mieux).

  • Bel accord sur les gâteaux au chocolat. On note un beau gras, assez inhabituel pour ce domaine.

 

Méditation…

25. Armagnac : Nom du domaine inconnu 1873 (Mise en bouteille le 1er septembre 1885)

DS17 – PC(non noté) - LG17 - PR(non noté) - MS16,5 - BLG(Non dégusté). Note moyenne : 16,8

  • Nez hésitant entre cognac et armagnac. Beau rancio, pur, dynamique (citron vert)

  • La relative rugosité de la bouche orientera en Gascogne. Le profil est assez gourmand, avec un feu bien dompté.

  • Ce spiritueux peut sembler plus jeune (style Delors 1960, 43 ans), en un peu moins rustique toutefois.

 

 

 

 

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