2010_04_24 Repas Didier

 

 

Club toulousain In Vino Veritas

 

 

Repas dégustation chez Didier Sanchez

Samedi 24 avril 2010

La dégustation est offerte par Didier, les plats proposés par les participants.

Les vins sont commentés par Maxime France.

Quelques commentaires de contexte :

Début de la rencontre : 12h30, fin à 22h soit 9h30 à table...

30 vins proposés, 27 de dégustés, 10% de vins bouchonnés.

Les vins sont servit à l’unité ou par série, carafés au dernier moment avec présentation à l’aveugle.

Chaque participant dispose de 4 verres : un Zalto «Burgundy» (verre autrichien) et 3 Spiegelau « Authentis N°1 ».

DS : Didier Sanchez – PC : Pierre Citerne – LG Laurent Gibet – PR : Philippe Ricard – MF : Maxime France – MS : Miguel Sennoun.

 

Menu

v Hommos

v Tarte au chèvre, charcuterie, roulé au fromage.

v Filets de bar en ravigote

v Dos de cabillaud, chaud froid d'asperges

v Hachis Parmentier de Canard

v Filet de bœuf

v Fromages de chez Xavier

v Bourdalou

 

Ordre de dégustation

(Nombre total de dégustateurs : 8)

 

 

1. Champagne : Veuve Clicquot "La Grande Dame" 1990 – 12,5°

DS17,5 - PC17 - LG17,5 - PR17,5 - MF17,5 - MS17. Note moyenne : 17,3

Beau nez complexe et évolué, exhalant des notes  de beurre, de miel, de curry et, à l'aération, des senteurs rappelant les fruits rouges. La bouche est déliée, d'une grande finesse et dotée d'une évolution aromatique intéressante. Le vin apparaît de fort belle tenue, notamment concernant la précision des arômes, il termine sur une note de fougère noble et rafraîchissante. Superbe entrée en matière !

 

 

2. Vin de Table : Domaine François Cotat "Cuvée Spéciale Cuvée Paul et Guillaume" 1998 – 12,5°

DS16,5/17 - PC16/16,5 - LG16,5/17 - PR16,5/17 - MF16,5 - MS17. Note moyenne : 16,7

Carafé 5 heures

Le nez revêt un caractère très sancerrois mais curieusement pas spécialement typé "chavignol" tel que nous avons l'habitude de les goûter...Il lui faudra du temps dans le verre pour commencer à se livrer, à se complexifier au travers de notes de pralin, d'épices et de fraise des bois. La bouche présente un sucre résiduel bien intégré, le vin a du poids mais pas le dynamisme habituel des vins de Chavignol et ce malgré une finale minérale et à la rémanence notable. Une belle bouteille tout de même, en dedans au départ mais qui n'a fait que s'améliorer au fur et à mesure de son aération dans le verre...

 

 

3. Savennières - Coulée de Serrant : Clos de la Coulée de Serrant « Moelleux » 1995 – 12,5°

DS15,5 - PC15 - LG15,5/16 - PR15,5/16 - MF16 - MS15,5/16. Note moyenne : 15,6

Carafé 5 heures

Robe vieil or, brillante, superbe! Olfaction fournie livrant des senteurs de mandarine, de kumquat, de citron confit ainsi que des notes tourbées, de raisin sec et de caramel. En bouche le vin se montre par trop chaleureux et finalement pas très typé Savennières et surtout pas très typé "Coulée de Serrant" avec l'impression que le sucre résiduel vient gommer le caractère singulier et complexe du cru…

Rappel : Savennières - Coulée de Serrant : Clos de la Coulée de Serrant « Moelleux » 1995 - 10/08/01 (LG)

PP : 15,5 - DS : 15,5/16 - PC : 15,5 - LG : 15+? - Note moyenne : 15,5

Robe brillante, intensité colorante moyenne.

Nez exprimant des notes de pomme cuite, de miel, de safran, de prune (reine-claude). Pas de minéralité notable.

Bouche peu sucrée (10 grammes ?), dotée d'une acidité prononcée. Les notes du nez sont complétées par des notes de citron et de raisin sec pouvant rappeler les vins de madère. La finesse et la longueur (une dizaine de secondes) sont au rendez-vous, mais la présence alcoolique (renforcée au réchauffement du vin dans le verre) est déroutante.

Un vin rare (la vinification en moelleux ne s'effectue que dans les millésimes propices), aromatiquement atypique, encore trop jeune, qui mérite un très long carafage préalable.

 

 

4. Savennières Roche aux Moines : Château de Chamboureau (Yves Soulez) 1989 – 13,6°

DS17,5/18 - PC18 - LG18 - PR17,5 - MF18 - MS18. Note moyenne : 17,9

Superbe bouquet profond et complexe, dévoilant par vagues avec une grande précision des effluves tourbés, d'arachides grillées, de raisin sec et d'agrumes. La bouche est dense, pleine, à l'empreinte aromatique énorme! La finale sapide et "traçante" s'étire sur de salivantes saveurs salines  d'une longueur époustouflante!! Magnifique expression de chenin sur schistes, grande bouteille!!

Rappel : Savennières Roche-Aux-Moines Château de Chamboureau (Yves Soulez) 1989 11/08/07 (LG/PC)

DS16 - PC16,5 - LG16,5 - MS17 - BLG13.

Nez réduit exprimant du coing, du café, du calament, des parfums de fleurs capiteuses (lys). Minéralité (coquille d’huître) et chair (le vin a de la cuisse !), pour un beau caractère de Savennières, au port distingué.

 

 

5. Sancerre : Didier Dagueneau "Les Monts Damnés" 2007 – 13°

DS15 - PC15 - LG15,5 - PR15,5 - MF15,5 - MS15,5. Note moyenne : 15,5

Carafé 5 heures.

Expression aromatique variétale et quelque peu monolithique exprimant principalement le buis et les agrumes. Bouche dotée d'une belle acidité mais on n'y retrouve pas la minéralité attendue malgré une certaine finesse de constitution. Le vin apparaît atone, manquant singulièrement de "vibration", "plus Pouilly que Sancerre"...de chez Dagueneau en effet mais avec la fâcheuse impression que "la patte de l'homme" viendrait finalement estomper la fougue de ce fabuleux terroir de Chavignol...

 

 

6. Pessac-Léognan blanc : Domaine de Chevalier 2001 – 13°

DS16,5 - PC15,5 - LG15,5 - PR16,5/17 - MF16 - MS16. Note moyenne : 16,1

Nez discret délivrant une légère pointe grillée, de fleurs blanches et de miel d'acacia. La bouche est pleine, dotée d'une certaine finesse de chair et ce malgré les traces d'un élevage encore présent. On ne retrouve pas néanmoins la précision et la complexité des meilleurs sauvignons hexagonaux même si le vin se montre plutôt réussi et certainement adapté à la table avec une cuisine appropriée.

Rappels :

a. Pessac-Léognan : Domaine de Chevalier blanc 2001 – 27/02/09

L'après-midi : DS17,5 - PR18 - CD17,5 - EG17,5/18. Note moyenne AM : 17,7 (LG)

Robe paille légèrement jaunie, toujours marquée de vert.

Toujours une impression quelque peu fermentaire à l'ouverture, sur des notes de levure, pain frais, suivies par l'amande, le citron confit, l'ananas, les fruits blancs.

La bouche semble renfermer un "monstre", fait de puissance, de largeur autant que de longueur. Comme un basketteur en classe économique d'un avion long-courrier, il a bien du mal à déployer ses jambes pour s'exprimer avec aisance... Il lui faudra du temps pour délier cette matière, exprimer toute cette mâche avec davantage d'évidence. Mais la finesse du toucher et l'acidité sous-jacente sont déjà parfaitement en place...

Le soir : DS17 - LG16,5+ - MS16,5/17. Note moyenne SOIR : 16,8 (PR)

La robe commence à se dorer.

Nez mûr exprimant le végétal noble, le citron givré, l'eau de vie de poire, le gingembre. Touches d'anis, d'eucalyptus et de rhum.

Bouche pleine, pulpeuse, fraîche, pour une bonne longueur (le fruit est moins jaillissant que lors de la dégustation de l'après-midi). Un vin d'une savoureuse concentration (cette tenue de goût ainsi que cette sensation tannique), que l'on imagine ici un peu endormi. On devine sa puissance sous-jacente, ce soir dissimulée.

b. Pessac-Léognan blanc - Domaine de Chevalier 2001 : 3/5/08 - 16/20 (LG)

Une belle bouteille, ni trop variétale ni trop boisée. Un message congruent, harmonieux, ne singeant ni la Loire ni la Bourgogne.

c. Pessac-Léognan blanc - Domaine de Chevalier 2001 : 07/06/04 (PC)

DS15,5 - PP15,5 - PC14,5 - LG15. Note moyenne : 15

Boisé plus lourd, plus présent (noix de coco, genêt), qui cède finalement la place aux fleurs blanches et au buis. Matière vive, beaucoup moins dense que les trois précédentes, sapide cependant, qui finit sur une sensation aigrelette un peu abrupte. Nettement en retrait dans cette troisième série.

 

 

7. Chablis Grand Cru "Valmur" : Jean Paul Droin 2000 – 13°

DS12,5 - PC13 - LG14 - PR13,5 - MF13,5 - MS13,5. Note moyenne : 13,3

Nez exhalant des senteurs miellées, de cire, de genêt et de jaune d'oeuf ; plaisant au départ, il se révèle lassant à la longue et marqué par un début d'oxydation qui lui confère un caractère trop évolué pour son âge! La bouche confirme cette oxydation, elle apparaît trop boisée et monolithique et ne donnera pas aujourd'hui le plaisir et la plénitude que l'on peut attendre d'un grand cru...Décevant.

 

 

8. Meursault 1er cru « Les Genevrières » : Charles et Rémy Jobard 1992 – 13,5°

Echantillon bouchonné.

Rappel : Domaine Charles et Remy Jobard - Meursault 1er cru "Genevrières" 1992 – 05/06/00 (PP)

Note moyenne : 17,5

Le nez est intense, profond et complexe avec des notes de vanille, de riz au lait caramélisé, mais aussi du grillé, de la fougère et de la fourrure.

La bouche est ample, volumineuse, structurée, pure. Elle présente un très bel équilibre avec de la minéralité  et des notes capiteuses. Très bonne longueur.

 

 

9. Chablis 1er Cru « Butteaux" : Domaine Raveneau 2000 – 13°

DS16+ - PC16 - LG16,5/17 - PR17 - MF16,5/17 - MS16,5. Note moyenne : 16,5

Premier nez très jeune, lactique, évocant la crème fraîche puis dévoilant à l'aération des notes classiquement chablisiennes de fougère et de coquille d'huître. En bouche la matière se montre de grande qualité, dense, serrée, très pure dans ses arômes. Le vin reste néanmoins sur la réserve, d'une jeunesse insolente qui laisse augurer un potentiel énorme...

 

 

10. Hermitage blanc : Domaine Chave 1995 – 13°

DS17 - PC17 - LG17 - PR16 - MF17 - MS17,5 . Note moyenne : 16,9

Carafé  5 heures

Le bouquet exprime immédiatement une belle complexité exhalant tour à tour des senteurs d'amande fraîche, de cire, de miel ainsi qu'une pointe organique, animale. La bouche apparaît à la fois tonique et dotée d'une grande suavité. Elle livre des saveurs épicées et fait montre d'une grande finesse malgré une richesse alcoolique non négligeable. Une très belle bouteille, à point...

Rappel : Domaine Chave Hermitage blanc 1995 - 25/05/07 (PC)

DS AM18 - DS SOIR18,5/19 - PC18 - LG19 - MS19 .

Note moyenne AM : 18 et SOIR : 18,9 - Prix : 95 €

L’après-midi (Pierre Citerne) :

Grande robe visqueuse, d'un or tendant vers le fluo…

Nez superbe, d'emblée, dès l'ouverture : fruit très pur, souligné de notes toniques de poivre vert ou de gentiane.

On reconnaît tout aussi rapidement la matière comme l'une des plus abouties, des plus amples et profondes ; l'équilibre est parfait, la saveur pure et pénétrante (la réglisse, la guimauve, le miel, une pointe camphrée).

Grand vin, complet, souverain.

Le soir (Laurent Gibet) :

Impeccable collection de senteurs, muscatée, kaléidoscopique : panier de fruits frais (mirabelle, pêche, abricot, ananas, banane), rose, menthol, craie, réglisse, champignon. L’ensemble est très frais, très jeune, captivant de par son charme impitoyable. On y trouve une forme de démesure fruitée transparente qui peut évoquer une VT alsacienne ainsi qu’une sensualité racée qui rappelle un grand Condrieu. Un vin de jouvence, avec une préservation de fruit assez insensée.

Bouche exigeante et facile, sapide, très digeste, avec dans son sillage un formidable écho fruité. Soulignons que ce vin surprenant possède une tenue à l’air digne de celle de plus grands blancs français.

 

 

11. Château Grillet 2002 – 13,5°

DS18,5 - PC18 - LG18,5 - PR18,5 - MF18 - MS18. Note moyenne : 18,3

Carafé 5 heures.

Le nez est d'une grande précision sur des fragrances rappelant la coquille d'huître, la pâte d'amande et la guimauve. Comme souvent chez Grillet il est changeant, polymorphe, "arachnéen" peut-être (?), envoûtant à coup sûr!! La bouche est superbe de finesse et d'équilibre, d'une grande complexité ; elle dévoile en finale une note saline et fumée interminable. Un très grand vin, de ceux qui vous entraînent par delà les régions, les cépages,  les nuages...

Rappels :

a. Château Grillet 2002 – 19/06/09 (PR)

DS18,5 - PR18 - MF18 - ED18,5/19. Note moyenne : 18,3

Nouvelle teinte pâle, marquée d’un léger vert.

Nougat, amande grillée, coquille, pierre à  fusil, silex frotté, violette, fleur d’oranger, thym, lavande, frangipane : ça part dans tous les sens, peut-être pas avec exubérance, mais en évolution permanente, signant bien là une complexité aussi excitante que peu ordinaire…

Véritable souffle vitalisant, ce vin impose sa jeunesse intacte, son amertume dynamique, sa rigueur un rien austère mais qui s’efface derrière une finesse des plus nobles. Comme bien souvent chez Grillet, on est impressionné par le poids du vin, sa profondeur, sa longueur exemplaire : il agit tel une lame de fond, parvenant même à effacer le formidable impact du vin précédent. Et franchement, ce n’est pas la moindre des prouesses…

Regoûté 2 jours après (rebouché  avec un coup de bombe Private Estate).

Enorme arôme de pierre à briquet, de coquille d’huître et d’escargot ! Pas fait pour plaire au grand nombre… Mais derrière apparaissent l’amande, le nougat, la fraise des bois (délicieux !) et une touche d’estragon…

Le vin a gardé toute sa force. Toujours beaucoup de poids… Ne se relâche jamais, certes un peu gras en attaque, mais précis, sapide, avec une expression minérale sans trop de concessions. Et quelle longueur ! Une merveille… 18/20

b. Château Grillet 2002 : Novembre 2008 (PC)

Après 6h de carafe : DS18,5 - PC18 - LG18 - PR18 - MS18 - CD17,5. Note moyenne : 18

Robe très pâle. Premier nez discret mais profond, très pur, une impression de fleur de vigne comme dans les plus grands bourgognes blancs ; la minéralité  monte peu à peu, avec un caractère fumé, légèrement camphré  ; de lointaines mais très précises notes de guimauve et d'abricot trahissent le cépage de ce vin pourtant antivariétal au possible. Cette harmonie fascinante se poursuit en bouche, tension « saline » proche de l'austérité, texture grasse mais pourtant très aérienne, saveur fine et pénétrante, allonge rare, expressivité jamais surjouée. Parfait.

c. Château Grillet 2002 : le 21/06/2007 à l'ouverture (PR)

DS AM17,5 - PC18 - PR17 - CD16,5. Note moyenne AM : 17,3

La première robe est d'une franche pâleur, tout juste relevée de reflets gris argenté. Relativement fluide, elle nous parait un peu mate, chose étonnante pour un blanc.

Le nez se découvre sous une impression de réduction, mais s'affirme en fait par son caractère intensément minéral, un profil camphré net. L'aération progressive révèle des parfums de fumé, grillé, guimauve, réglisse et enfin d'abricot.

La bouche saisit par sa fraîcheur et surtout sa tenue impeccable : droite, formidablement tendue, elle maîtrise une expression pourtant généreuse. La guimauve, le malabar, toujours le camphre et ces sensations minérales aiguisées signent une force gustative indéniable, mais superbement contenue. La longueur et la persistance étonnantes de ce vin finissent par nous convaincre de l'excellence de cet échantillon...

Cette première bouteille (et première expérience pour beaucoup) nous saisit d'entrée : alors qu'un cousinage avec Condrieu était notre pronostic commun, cette tension d'un terroir aussi marqué, comparable au Clos St Hune en Alsace, nous a littéralement saisis !

Château Grillet 2002 : le 21/06/2007 après 5h d'aération (LG)

DS SOIR17 - LG16+. Note moyenne : 16,5

Robe brillante aux reflets verts.

Nez délicat, bien mûr, avec un poil de réduction (où est-ce le terroir et/ou l'élevage ?), d'influence marine. Il transporte des senteurs intéressantes d'iode, de fleurs, d'amande, d'agrumes, de minéral.

Bouche grasse, dense, fine, qui annonce sa classe sans tapage (car le vin n'est pas prêt à  boire) par une longueur certaine. Il n'y a pas d'explosion gustative mais un fuseau bien dirigé, aux goûts nets (aux flaveurs décelées au nez s'ajoutent des notes de fruits blancs, de réglisse, de guimauve et de rose propres au cépage, mais ici sans aucun caractère variétal). Boisé (légères notes lactées) et alcool bien dosés. La cohérence entre le nez et la bouche est remarquable.

On commence dès le premier vin à deviner la spécificité attachante de ce cru.

 

 

12. Pessac-Léognan : Château Pape-Clément 1988 – 12,5°

DS18 - PC18 - LG17,5 - PR17,5 - MF17,5+ - MS17,5. Note moyenne : 17,7

Bouquet racé, "très Pessac" avec ses notes de fumée, de suie, de graphite mais sans jamais se départir d'un fond fruité pur et frais. La bouche est dotée d'une grande matière vigoureuse, structurée et juteuse à souhait. Le vin apparaît comme une quintessence de Pessac dans un cortège aromatique évoquant l'âtre et le cèdre. Une superbe bouteille dans un grand millésime "classique" d'équilibre et de fraîcheur.

Rappel :Château Pape Clément – Pessac-Léognan 1988 – 06/12/02 (PC)

LG17,5 – PP18 – DS17,5 - PC17,5. Note moyenne : 17,5

Encore très sombre, jeune, bords grenat minces.

Nez fin et précis, dominante mentholée et herbacée (feuille de cassis), pourtant sans verdeur, profondes mais élégantes notes fumées, balsamiques et minérales.

On sent une très grande maturité en bouche, un peu surprenante après un bouquet très classique, une structure complètement fondue dans une texture d’un velouté exceptionnel. Beaucoup de plaisir dans ce vin superlativement savoureux (viandé, fumé) et moelleux, sans lourdeur ni maladresse.

 

 

13. Médoc : Château Potensac 1982 – Degré non indiqué

DS16,5 - PC15,5 - LG16 - PR15 - MF16 - MS15,5. Note moyenne : 15,8

Le nez se montre plus taiseux, retenu, livrant seulement une vague note cendrée. La bouche revêt un caractère imposant, carré, presque brutal. La charge tannique importante a tendance à sécher la fin de bouche pour un vin qui ne parvient pas, malgré une réelle densité, à délivrer beaucoup de plaisir.

 

 

14. Coteaux d'Aix en Provence : Domaine de Trévallon "Les Baux" 1990 – 12,5°

DS17,5 - PC17 - LG17 - PR18 - MF17+ - MS18. Note moyenne : 17,4

Olfaction discrète de prime abord mais dotée d'un bel éclat fruité, il exprime en complément des senteurs de cuir, de cèdre et de poivron grillé. En bouche le vin se montre suave, riche, mûr et frais à la fois! La finale procure une sensation de fine minéralité renforçant ainsi la sapidité de ce très beau vin de gastronomie...

 

Rappels :

a. Coteaux d'Aix en Provence : Domaine de Trévallon "Les Baux" 1990 – 13/11/09

Échantillon bouchonné.

b. Coteaux d’Aix en Provence – Domaine de Trévallon 1990 : 16/6/2006 (Pascal Perez)

LG17 - JP17 - PP17,5. Note moyenne : 17,2

Olfaction minérale racée de cassis, de rafle, de truffe et de havane.

Expression vivante, fraîche, jeune, élégante, équilibrée, rémanente et extrêmement complexe : fruits rouges, menthe, herbes aromatiques, cuir. En l’état le cabernet prend le pas sur la syrah. Les tannins sont parfaits et, pour certains, légèrement sucrés. Un grand vin du sud.

 

 

15. Bandol : Château de Pibarnon 1990 – 13°

DS18 - PC18 - LG17,5 - PR18 - MF18 - MS18. Note moyenne : 17,9

Le bouquet profond et complexe exhale des effluves de cuir, de viande d'herbes du maquis et d'épices. La bouche apparaît fraîche et suave, dotée de tanins de grande qualité sans nulle sécheresse. Un vin vivant, frais, très long, bref...Bandol à son meilleur! Superbe!

Rappel : château de Pibarnon 1990 – 01/12/02 (PC)

Notes : DS15,5 – PC15,5 - PP16 - LG14,5. Moyenne : 15,4.

Robe évoluée, nettement trouble. Nez tertiaire : épices, fourrure, cacao, champignons et feuilles séchés, romarin, fruits à l'alcool. Des restes de notes fruitées (mûre) contribuent à rajeunir le vin. Cortège se saveurs complexes donc, mais aussi trame virile et austère. Bouche ferme mais sans sécheresse. Notes de tabac, d'iode, fraîcheur mentholée.

 

 

16. Saumur-Champigny : Château de Villeneuve "Le Grand Clos" 1997 – 13,5°

DS14,5/15 - PC15 - LG14,5 - PR14 - MF15 - MS14,5. Note moyenne : 14,6

Nez très solaire sur le fruit cuit et le cacao. Quelque peu monolithique en l'état. La bouche se montre alcooleuse, orientant le dégustateur plutôt sur du grenache dans un premier temps! L'aération permettra de voir poindre des saveurs de cabernet dans un ensemble qui, au final, manquera tout de même cruellement de fraîcheur...

Rappel : Saumur-Champigny : Château de Villeneuve "Vieilles Vignes" 1997 – 01/08/03 (LG)

DS14 – PP14,5 – PC14,5 – LG14. Note moyenne : 14,5

Robe moyennement intense, dévoilant un soupçon d'évolution.

Nez fruité, réglissé. Pour certains, on a ici affaire à un cabernet franc de Loire sur une année mûre (89 est évoquée). Pour d'autres, l'expression est plus méridionale (incluant du grenache).

Bouche un peu austère (le cabernet franc imprime sa marque, en ajoutant de plus des notes minérales intéressantes), curieusement un peu chaleureuse (mais l'année a produit des baies mûres). Finale légèrement amère.

 

 

17. Margaux : Château Bel Air-Marquis d'Aligre 1947 – Degré non indiqué

DS18 - PC19 - LG18 - PR19 - MF19 - MS19. Note moyenne : 18,7

(La bouteille a quitté le château le mardi 20 avril, arrivée le jeudi 22, stockage immédiat en position verticale)

A l'oeil la robe apparaît légèrement trouble. Le bouquet est immédiatement très beau, marqué par des senteurs de rose fanée, d'épices orientales, de cuir noble. La complexité et la composition aromatique sont saisissantes, on ne sait plus où on est, on s'en moque d'ailleurs tellement ce "Marquis" se montre transcendant!!  En bouche le vin apparaît très savoureux, juteux et doté d'une chair remarquable. La fraîcheur et l'équilibre sont d'anthologie, ce vin - bien qu'en dessous selon mes acolytes de la bouteille bue lors de la verticale - est encore fringant, d'un naturel superlatif qui relève, à mon sens, d'une invitation au voyage...Merci Didier pour ce "rappel" magnifique et jubilatoire d'un domaine comme il n'en existe pas à Bordeaux et auquel je voue (j'avoue) une tendresse particulière tant j'aime l'histoire qu'il me raconte...

Rappel : Margaux : Château Bel Air-Marquis d'Aligre Grand Cru Exceptionnel 1947 – 02/04/10

L’après-midi : DS18,5/19 - PR18,5/19 - CD18,5. Note moyenne AM : 18,7 (PR)

Apparence de « petit vieux », assez décharnée, sur un orange tendre... Fragile ?

Que nenni... nous voici rejouée la symphonie du 70... Pétales séchés, vieux cuir, griotte, gelée de groseille, cèdre, boîte de cigare, note de café... puis une pointe d’acidité volatile qui s’installe, intensifiant certaines arômes... puis qui s’évanouit... puis revient furtivement avant de définitivement disparaître, laissant la part belle aux fleurs séchées, dans un parfum formidable de délicatesse... Depuis le 1970, il faut savoir que nous passons maintenant minimum 15 minutes par vin à humer ces effluves fascinants avant de porter le verre en bouche ; et nous continuons encore de longues minutes, verre vide, en espérant prolonger ce plaisir intense... 4 heures de dégustation sans voir le temps passer, pour seulement 15 échantillons !!!

Bouche finale en apothéose, comme une ultime caresse, une dernière plongée dans la soie, le charme, la volupté... Une chair en plus remarquable, avec davantage d’étoffe encore que le 1970, déroulant sans forcer, avec un naturel confondant. « La force tranquille »... et on en oublie le « petit vieux »... Magnifique !

(il ... est ... des nô..ô..ôtres ...)

Le soir : DS19,5 - PC19,5 - LG19 - MS19,5 - PM19. Note moyenne SOIR : 19,3 (LG)

Robe nettement estompée, clarifiée même si pas décharnée.

Ici aussi, la qualité, l'originalité et la variété des arômes imposent de s'attarder longuement sur le verre; de se recueillir, même !  On profite alors d'un festival aromatique sublime : fleurs séchées, vinaigre balsamique, whisky fumé (Islay). Et même, en registre plaisant mais parfaitement incongru (sublimé ?) : Rhum, caramel et citron vert, comme sur un antique Madère ou sur un vieux Tokaji 6 Puttonyos.

Jouvence parfaitement tenue, d'une sapidité, d'une allégresse (il faut voir la joie de vivre qui règne ce soir dans notre petite assemblée) et d'une finesse hors du commun. Enorme caractère pour cette ambroisie intemporelle qui prend parfois l'aspect, dans sa versatilité gustative, d'un Chambertin de Rousseau. Nous sommes ici face à un très grand vin au style inimitable, qui ne surjoue pas (et nous sommes loin des doutes et des atermoiements rencontrés lors de la dégustation de Figeac 1947). Aurait-on au passage affaire à l'un des vins de référence du 20ème siècle ?

 

 

18. Corton Grand Cru : Charles Vienot 1973 – 13°

DS11 - PC11 - LG12,5 - PR12 - MF11 - MS11. Note moyenne : 11,4

Nez de pinot évolué, trop évolué, éculé...

Bouche dissociée, dotée d'une acidité mordante, sèche, passée...

 

 

19. Espagne : Ribera Del Duero - Bodegas Vega Sicilia "Unico" 1994 – 13,5°

DS(14,5/15?) - PC(?) - LG(14) - PR12 - MF(13,5) - MS(14). Note moyenne : (13,7 ?)

98/100 Parker, si je ne me trompe -laurent gibet 19/05/10 16:01

Olfaction exprimant les notes lactiques rappelant le beurre rance classiques du cru, le bois, le bourbon et le caramel. En bouche le vin est marqué par une forte acidité, il apparaît sec et maigre et surtout complètement dissocié et creux! une grande déception mais l'on notera tout de même une tendance à s'améliorer à l'aération sans toutefois parvenir à atteindre les sommets...

 

 

20. Châteauneuf du Pape : Charvin 2001 – 14,5°

DS17,5 - PC17/17,5 - LG17,5 - PR17,5 - MF17,5 - MS17,5. Note moyenne : 17,4

Le nez se montre très frais et doté d'une grande spontanéité d'expression. Il évoque tour à tour la pivoine, la fraise écrasée et les épices en un florilège séduisant. La bouche exprime beaucoup de profondeur et de fraîcheur, reprenant le côté floral et poivré perçu au nez. Le vin est d'une grande complexité et bâtit autour d'une structure tannique solide et d'un grand raffinement aromatique. Très belle bouteille!

Rappel : Châteauneuf-du-Pape Charvin 2001 : 16/20 - 26/6/07 (LG)

Au départ, le vin s'installe dans un registre de Rhône Nord clair : confiture de fraise, violette, olive noire, minéral. Progressivement, ce sont des notes plus sudistes qui prennent le relais : figue, poivre, marc, chocolat, cerise. Matière important, de format plutôt viril (un peu à la Clos des Papes).

 

 

21. Côtes du Rhône : Château de Fonsalette « Réservé » 2001 – 14°

DS16,5 - PC17 - LG16 - PR17 - MF17 - MS16,5/17. Note moyenne : 16,7

Le nez se livre à nouveau dans le registre floral et épicé du grenache à son meilleur. La bouche est d'une grande finesse, fraîche et dense à la fois avec des arômes rappelant, comme souvent dans les vins d'Emmanuel Reynaud, l'écorce d'orange et les fleurs lourdes (pivoine, rose, iris). Un vin qui doit encore "se faire" mais dont la qualité est d'ores et déjà superbe!!

Rappels :

a. Côtes-du-Rhône : Château de Fonsalette 2001 – 08/08/09 (LG)

(50% Grenache/35 % Cinsault/15% Syrah)

DS16 - PC16/16,5 - LG15,5/16 - MS16,5  - MF16,5 - VM16 . Note moyenne : 16,2

Beaucoup trouveront très vite une ressemblance de style avec le vin précédent par des arômes nets de fraise au poivre, de violette, de pivoine, de tabac, de cuir, d'orangette.

Par une structure fine aussi (mais ici encore sur pas mal de réserve, faisant que ce vin un peu comprimé ne glisse pas tout seul, pour le moment du moins). Ayant bu récemment le 2002 (en apothéose) et le 98 (encore un peu rigide, pas tout à fait prêt), nous pouvons nous attendre à ce que la prochaine verticale de Rayas puisse être paradoxalement délicate, avec des vins qui vieillissent lentement en imposant la patience (c'est du moins ce que martèle Emmanuel Reynaud, rencontré encore récemment).

b. Côtes-du-Rhône : Château de Fonsalette 2001 – 24/1/09 (LG)

DS16,5/17 - PC17 - LG16 - MF17 - MS17 - EG17. Note moyenne : 16,8

Notes "nature" de rose, de grenadine, de fleurs puissantes (iris), de savon d'Alep (laurier conjugué à l'olive),  de poivre (plus Reynaud qu'Allemand, en effet).

Bouche en liberté, farouche, un peu drue et alcoolisée. Prudence particulière pour un vin bu un peu trop froid.

 

 

22. Châteauneuf du Pape : Château Pignan « Réservé » 2001 – 14°

Echantillon bouchonné.

 

 

23. Châteauneuf du Pape : Château Pignan « Réservé » 2001 – 14°

DS17 - PC17,5/18 - LG17 - PR17,5 - MF17,5 - MS18. Note moyenne : 17,3

Deuxième bouteille.

Le bouquet se montre très beau, au caractère plus classiquement castelnovien mais avec toujours ce "je ne sais quoi" de subtilité et de grâce qui vient signer les vins du domaine. Il exprime ici en un ensemble harmonieux, des fragrances d'agrumes, de cacao et de confiture de fraises. La bouche est à l'avenant, équilibrée, gourmande, venant procurer le plaisir escompté, belle bouteille...

 

 

24. Châteauneuf du Pape : Château Rayas « Réservé » 2001 – 14°

DS19 - PC18,5 - LG19 - PR19 - MF19 - MS19. Note moyenne : 18,9

Et pour clore la trilogie le voici!! Avec toujours ce tourbillon de senteurs virevoltant à chaque "coup de nez ", exprimant tour à tour la rose fanée, le bois précieux, la boîte à cigares, le brou de noix ou la fraise des bois...arrêtons là le catalogue d'arômes tant ils sont nombreux, subtils, complexes mais pourtant extrêmement offerts et nets dans leur expression. On ne se lasse pas d'humer ce vin et si l'on "ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve", on ne sent jamais deux fois la même chose dans un verre de Rayas...

La bouche reprend cette magie aromatique en y ajoutant la subtilité tactile, le "toucher de bouche", le taffetas qu'est Rayas dans ce millésime 2001 aux nuances orientalisantes et qui constitue d'ores et déjà une bouteille mythique!!

Rappel : Châteauneuf du Pape : Château Rayas « Réservé » 2001 – 20/03/10 (PC)

DS19 - PC19/19,5 - LG18,5+ - PR19 - MF18,5/19. Note moyenne : 18,9

Robe bien fournie sans être opaque, rubis profond, nuancée de grenat et tuilée en bordure.

L'expression aromatique propre à Rayas se livre ici avec une séduction toute particulière ; le bouquet de ce 2001 est vraiment sublime, en équilibre entre la profondeur, la puissance, la fraîcheur du fruit, les inflexions florales, balsamiques et épicées.

La bouche est toute aussi parfaite, avec une générosité alcoolique totalement épousée par l'élan et la sveltesse du corps. À la fois intense et aérien, exotique et serein, ce Rayas, qui ne possède pas le caractère massif de certains de ces prédécesseurs réputés, nous a semblé offrir aujourd'hui, dans le cadre de cette expérience ponctuelle, la version la plus transcendante du génie des lieux.

 

 

25. Alsace Grand Cru Riesling «Wiebelsberg » : Marc Kreydenweiss 1990 – 13°

DS15,5/16 - PC15/15,5 - LG15,5 - PR16 - MF15,5 - MS16. Note moyenne : 15,7

Parure or, éclatante.

La maturité, l'évolution, le Riesling, tout est "signé" : raisin de Corinthe, pointe exotique, citron vert, pomelo, coquille d'huître, soupçon de truffe...

Bouche polie par les années, avec un sucre digéré qui laisse une empreinte séductrice, souple, quasiment sèche, plus charmeuse que percutante... Une juste harmonie.

 

 

26. Alsace Grand Cru  Riesling «Wiebelsberg» : André & Rémy Gresser "Sélection Vieilles Vignes"1985 – Degré non indiqué

DS15 - PC14,5 - LG14,5 - PR14,5 - MF15 - MS15. Note moyenne : 14,8

Robe or très légèrement vieilli, avec un soupçon d'orangé.

Il faut quelque peu batailler, nez "au fond du verre", pour aller le chercher... Austère, racinaire, sur des notes de gentiane, de géranium, de menthol, son accueil n'est pas "bras ouverts"...

Matière sans guère plus d'amabilité, stricte, tenue avec (extrême) rigueur - ce qui en fait une bouteille presque sans âge... Structure minérale encore vaillante, de la longueur, mais une certaine richesse alcoolique en retour...

 

 

27. Arbois : Vin Jaune de La Fruitière Viticole d'Arbois 1962 – Degré non indiqué

DS16 - PC16 - LG16 - PR16,5 - MF16,5 - MS16. Note moyenne : 16,2

Le nez se livre sur une expression florale très marquée rappelant les fleurs de montagnes au printemps, puis viennent les senteurs plus habituelles de noix fraîche et de curry.  La bouche revêt un juvénile profil fruité ainsi qu'un côté rustique évoquant les étables d'alpages. Un beau vin encore très jeune et paraissant inusable...

 

 

28. Sauternes : Château Suduiraut 1955 – Degré non indiqué

DS17 - PC17 - LG16,5 - PR17,5 - MF17,5 - MS17. Note moyenne : 17,1

Niveau basse épaule.

La robe est topaze brûlée.

Le nez est de belle complexité s'exprimant via des senteurs de zeste d'orange, de kumquat, de cire et de safran. En bouche le vin semble avoir "mangé" son sucre pour trouver cet équilibre propre aux vieux Sauternes . Le vin est encore très vivant, pur et tonique il s'exprime en finale sur de nobles amers et une belle fraîcheur. Belle bouteille d'âge vénérable et à l'équilibre irréprochable.

 

 

29. Jurançon : Jean-Louis Bousquet 1990 – 13,5°

Echantillon bouchonné.

 

Rappel : Jurançon moelleux J.L. Bousquet 1990. Notes : DS15,5 – PC14 - PP15- LG15. Novembre 2002

Nez typé par le petit manseng : exotique, citron vert. Belle liqueur, vive. Longueur et finale sur le pamplemousse.

 

 

30. Coteaux du Layon Chaume : Domaine Banchereau "Privilège"1990 – 14°

DS16 - PC15,5 - LG16 - PR15,5 - MF15,5 - MS15,5. Note moyenne : 15,7

Le nez est moyennement complexe sur des senteurs d'agrumes, de cire et de miel. La bouche un peu pataude est  pourtant dotée d'une grande richesse en sucre et en liqueur mais ne parvient pas à prendre vraiment de l'envergure. Un bon vin qui manque malheureusement de vibration  et de finesse.

 

Rappel : Coteaux du Layon Chaume - Domaine Banchereau "Privilège" 1990 – 16/05/04 (LG)

DS17,5 - PC17 - LG16,5/17 – JP17 - BLG15 - CD16 - VM16,5. Note moyenne : 16,5

Niveau haut goulot.

Nez dévoilant une touche herbacée (angélique ou rhubarbe confite), du caramel au beurre, des épices (gingembre en tête), du coing. Bouche fine, classique mais dotée d’un beau développement, civil et cohérent.

 

 

 

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