2001_06_13 Repas Pierre Citerne

Repas dégustation autour de trés grands vins chez Pierre Citerne. Le compte rendu sur le lien suivant:

REPAS/DEGUSTATION CHEZ PIERRE CITERNE

 

Le mercredi 13 juin 2001.

 

 

Synthèse des commentaires de dégustation Laurent Gibet.

 

Quelques commentaires de contexte :

  • Les vins sont dégustés à l'aveugle, carafés si nécessaire et servis à bonne température.

  • Nombre de dégustateurs : 4.

  • De grands vins, dégustés avec délice au pied des Pyrénées au cours d'une longue et douce soirée, pour célébrer une naissance. Une grande dégustation hédoniste, avec des vins pour la plupart rares.

 

 

Ordre de dégustation :

1 - Coteaux du Layon - Bonnezeaux - Marcel Ogereau 1973 :

Notes : PP : 16 - DS : 15,5 - PC : 15,5/16 - LG : 15,5 - Note moyenne : 15,6/15,75
  • Belle robe intense.

  • Un nez exprimant des notes de fruits exotiques, de champignon, qui rappelle le jurançon. Notes de pomme cuite.

  • La bouche, de type demi-sec, possède une bonne acidité, typique du chenin, et des notes fraîches de menthol. On est étonné par l'énoncé du millésime (1973 : date de naissance de notre hôte), la jeunesse conservée de ce vin, presque trentenaire et encore fringant, tant par ses arômes que par sa structure.

 

2 - Chevalier-Montrachet Demoiselles - Louis Latour 1988 :

Notes : PP : 17,5 - DS : 17,5 vers 18 - PC : 17,5 - LG : 17,5 vers 18 - Note moyenne : 17,5 vers 17,75
  • Nez très racé et pur, encore relativement compact et simple : beurre, praliné, agrumes, épices (curry, ras-el-hanout, …). Le bois est encore présent mais quelques notes oxydées trahissent un début d'évolution. Tout le monde cite un grand cru de la côte de Beaune.

  • La bouche est magnifique, encore très jeune, dans un registre plutôt sévère, réservé. Elle n'a rien d'opulent mais possède une grande classe, une bonne acidité (millésime oblige) et une très grande longueur. Un vin qui semble inaltérable, et qui exige une longue aération. Il mérite d'être attendu encore quelques années.

 

3 - Riesling Henschke Julius Eden Valley 1999 (australie) :

Notes : PP : 16,5 - DS : 16,5 - PC : 15,5 - LG : 16 - Note moyenne : 16,1
  • Nez très typé, avec des notes avenantes et fraîches d'agrumes, de tisane, de pétrole.

  • La bouche est convaincante, dotée d'une belle trame acide et minérale, fraîche et longue, sans sucre résiduel. Tout le monde pense sans surprise à l'Alsace (en millésime récent : 97 ou 98) pour ce vin qui évolue plus dans un registre tendu et cristallin (on pense à Kientzler ou Trimbach) que dans un style opulent (Zind-Humbrecht, Weinbach - voir compte-rendu sur les rieslings grands crus du 11/6/2001). Il est produit par un des meilleurs domaines australiens (dont cette cuvée confirme la qualité).

 

4 - Ridge Montebello 1996 :

Notes : PP : 17 - DS : 17 vers 17,5 - PC : 17 - LG : 17 - Note moyenne : 17 vers 17,1
  • Un nez remarquable, racé : nous citons tous le médoc, en millésime encore très jeune. Notes caractéristiques de cèdre, d'herbes aromatiques, minérales, cèpe sec, avec un fruit puissant (cassis). Boisé parfaitement intégré. Aucune note aromatique exotique (de type bourbon, eucalyptus) pouvant trahir l'origine du vin.

  • La bouche déborde de fruit et est tendue par une belle trame acide. Elle est sans trop de surprise encore relativement jeune et drue. Cette acidité rappelle de plus le millésime 96 en médoc. Un vin de garde de grande qualité, qui nous rappelle fortement Lafite-Rothschild 96 (en peut-être un peu moins convaincant structurellement (complexité, qualité des tannins) : mais la race aromatique est indéniable). Le plus médocain des vins américains ? (on pense aussi ici à Stag's Leap Cask 23 ou Mondavi Reserve).

 

5 - Corbières Romain Pauc 1990 :

Notes : PP : 15 - DS : 14,5 - PC : 15 - LG : 15 - Note moyenne : 14,9
  • Nez développant de belles notes de gibier, d'épices (poivre).

  • La bouche reprend ces notes à son compte, et dévoile un vin agréable, sudiste (légère chaleur en finale), qui paraissait peut-être plus complet il y a 1 ou 2 ans. Ce vin montre la capacité du carignan (pur, sur cette cuvée) à bien évoluer sur 5 à 8 ans. Attention au déclin amorcé au delà.

 

6 - Pomerol Certan de May de Certan 1988 :

Notes : PP : 16,5 - DS : 16,5 - PC : 16,5 - LG : 16,5 - Note moyenne : 16,5
  • Nez évolué, sur le cèdre, le minéral, le graphite : nous citons tous médoc, de nouveau, en millésime 86 ou 88 (car la bouche possède l'évolution lente et les relatives tension et austérité de ces millésimes).

  • La bouche est racée, élégante, équilibrée et longue. On est surpris de découvrir un pomerol (certes composé de 60% de merlot pour 30% de cabernet-sauvignon et 10% de cabernet-franc). Elle est toutefois moins dense et complète (moins démonstrative) que celle du Montebello.

 

7 - Suduiraut "crème de tête" 1989 :

Notes : PP : 17 - DS : 17.5 vers 18 - PC : 17 - LG : 15,5 - Note moyenne : 17
  • Nez opulent, avec des notes complexes et soutenues caractéristiques d'un botrytis intense (abricot, épices, …) que l'on trouve dans les plus grandes cuvées du sauternais.

  • La bouche, très concentrée, offre une liqueur massive mais qui sait rester équilibrée, avec des qualités de fraîcheur et de finesse. Très longue, elle rappelle fortement par sa race celle de Yquem 89. Une minéralité plus prononcée pourrait conduire ce vin au sommet où trône par exemple Yquem 83 (et où trônera peut-être Yquem 88 - voir compte-rendu du 22/12/99). Il devrait défier le temps.

 

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