2007_01_19 Sangiovese Italie

Rare dégustation hors de nos frontières avec un tour d'horizon des meilleurs Sangivese d'Italie, représentant les differentes écoles (modernes, traditionnelles).


Club toulousain In Vino Veritas

Expressions du Sangiovese en Toscane.

Vendredi 19 janvier 2007

 

 

Dégustation préparée et commentée par Pierre Citerne.

 

 

 

 

 

01. Fattoria Le Pupille - Morellino di Scansano "Poggio Valente" 2001 :

DS AM14 - DS SOIR15 - PC15 - MS15 - JP14,5.

Note moyenne AM : 14 et SOIR : 14,9 - Prix : 25 €

 

02. San Giusto a Rentennano - IGT Sangiovese di Toscana "Percarlo " 2001 :

DS AM14 - DS SOIR15,5/16 - PC15,5 - MS15,5 - JP15,5.

Note moyenne AM : 14 et SOIR : 15,6 - Prix : 56 €

 

03. Poggioargentiera - Morellino di Scansano "Capatosta" 2002 :

DS AM15,5/16 - DS SOIR14 - PC14,5 - MS14 - JP14,5.

Note moyenne AM : 15,7 et SOIR : 14,3 - Prix : 24 €

 

04. Poliziano - Vino Nobile di Montepulciano "Asinone" 2001:

DS AM15 - DS SOIR15,5 - PC15/15,5 - MS16 - JP15,5/16.

Note moyenne AM : 15 et SOIR : 15,7 - Prix : 35 €

 

05. Fèlsina - Chianti Classico Riserva "Rància" 1999 :

DS AM13 - DS SOIR17 - PC17 - MS17 - JP17.

Note moyenne AM : 13 et SOIR : 17 - Prix : 26 €

 

06. Isole e Olena - IGT Toscana "Cepparello" 1999 :

DS AM15,5 - DS SOIR14,5 - PC15/15,5 - MS15 - JP15.

Note moyenne AM : 15,5 et SOIR : 14,9 - Prix : 55 €

 

07. Siro Pacenti - Brunello di Montalcino 2000 :

DS AM16 - DS SOIR16 - PC15/15,5 - MS16 - JP16.

Note moyenne AM : 16 et SOIR : 15,9 - Prix : 55 €

 

08. Querciabella - Chianti Classico Riserva 1999 :

DS AM13,5 - DS SOIR16 - PC16 - MS16 - JP16.

Note moyenne AM : 13,5 et SOIR : 16 - Prix : 24 €

 

09. Montevertine - Vino da tavola di Toscana "Montevertine Riserva" 1997 :

DS AM14,5 - DS SOIR14 - PC16 - MS15 - JP15.

Note moyenne AM : 14,5 et SOIR : 15 - Prix : 40 €

 

13. Castello di Fonterutoli - Chianti Classico Riserva 1995 :

DS AM14 - DS SOIR16 - PC16 - MS16 - JP16.

Note moyenne AM : 14 et SOIR : 16 - Prix : 39 €

 

10. Biondi-Santi - Brunello di Montalcino "Il Greppo" 1997 :

DS AM14,5 - DS SOIR16,5 - PC17/17,5 - MS16 - JP16,5.

Note moyenne AM : 14,5 et SOIR : 16,5 - Prix : 160 €

 

Vin pirate :

14. Gianfranco Alessandria : Barolo "San Giovanni" 1996 :

DS15,5 - PC15,5/16 - MS15 - JP15. Note moyenne : 15,4. Prix : 50 €

 

11. Mastrojanni - Brunello di Montalcino "Vigna Schiena d'Asino" 1997 :

DS AM14 - DS SOIR15 - PC15,5/16 - MS16 - JP15,5.

Note moyenne AM : 14 et SOIR : 15,6 - Prix : 60 €

 

12. Castello di Ama - Chianti Classico "Vigneto la Casuccia" 1993 :

DS AM13,5 - DS SOIR14,5 - PC16 - MS15,5 - JP16.

Note moyenne AM : 13,5 et SOIR : 15,7 - Prix : 90 €

 

Vin pirate :

14. Domenico Clerico - Barolo "Ciabot Mentin Ginestra" 1990 :

DS16 - PC17 – MS17 - JP17. Note moyenne : 16,8 - - Prix : 115 €

 

 

 

 

Conclusion :

 

Si les différences de millésimes, de terroirs et de philosophies dans l'élaboration des vins expliquent la variété des vins dégustés, tous sont unis par la personnalité de leur cépage. Aucun vin ne s'est montré véritablement décevant, tous avaient quelque chose à dire.

Dans ses expressions les plus ambitieuses et les plus marquées par l'histoire d'un terroir (ce cépage peut aussi produire des vins beaucoup plus "ordinaires", en Toscane ou dans d'autres régions italiennes), le sangiovese affirme une forte personnalité, "différente", du moins par rapport aux grands cépages hexagonaux. Il possède un énorme potentiel de fraîcheur et d'équilibre grâce à une acidité toujours soutenue, et des tannins très structurants pouvant être d'une insigne finesse lorsqu'ils ne sont pas trop sollicités, une personnalité aromatique originale et subtile. S'il faut chercher de affinités, il y a un potentiel de race, d'élégance qui peut parfois évoquer celui du pinot noir en Bourgogne. Les vins les plus fins et les plus émouvants de notre dégustation, la Riserva Ráncia et le Brunello Biondi-Santi présentent effectivement des profils très bourguignons.

La comparaison à l'aveugle avec deux Barolo du Piémont, issus du cépage nebbiolo, s'avère très intéressante : les piémontais se montrent plus gras, plus charpentés, plus ronds, même si les composantes (tannins présents, acidité vive, alcool généreux, pointe exotique du fruit) et les arômes peuvent converger, parfois jusqu'à une ressemblance troublante pour le dégustateur peu habitué. On peut se demander si des Barolo plus "traditionnels", élevés en foudre, seraient plus faciles à distinguer des vins toscans.

Les supertuscans à base de cépages bordelais, et aussi parfois rhodaniens, sont-ils capables d'autant de distinction et de complexité aromatique que les expressions les plus abouties du sangiovese ? Peut-être, mais probablement pas d'autant de finesse ni de fraîcheur… Comment s'expriment les cuvées équitablement partagées entre sangiovese et cépages exogènes ? La typicité (par rapport à un modèle "international") est-elle une fin en soi ? relève-t-elle seulement d'un parti pris esthétique ou politique ?... Voilà quelques problématiques qui pourraient faire l'objet d'une belle dégustation toscane à venir, à l'aveugle bien entendu…