2001_02_12 Bergerac

Dégustation de vins de Bergerac. Le compte rendu sur le lien suivant:

LES VINS DE BERGERAC

 

Le lundi 12 février 2001

 

Synthèse des commentaires : Laurent Gibet

 

Quelques commentaires de contexte :

  • Les vins n'ont pas été dégustés à l'aveugle.

  • Nombre de dégustateurs : une quinzaine.

 

Ordre de dégustation :

1 – Pécharmant - Domaine des Costes 98 :

Note moyenne : 14,3 - Prix : 65 F
  • Robe intense.

  • Nez agréable et plutôt complexe qui conjugue de belles notes de fruits, de fumé, de tabac, de réglisse, de poivre, de pain grillé, de fleurs (rose).

  • La bouche n'est malheureusement pas à la hauteur du nez. Elle possède un bon équilibre, de la maturité, mais reste simple . Un vin à boire ou à attendre.

 

2 – Côtes de Bergerac - Domaine de la métairie - K de Krevel VV 97 :

Note moyenne : 12,5 - Prix : 60 F
  • Robe un peu terne, présentant quelques signes d'évolution. Peu intense.

  • Le nez est moins élégant que le précédent, moins complexe également. On y décèle des notes discrètes de fruit (un côté lacté), de fleur (violette), de tabac.

  • La bouche est simple et également moins charnue, avec un soupçon d'amertume. Boire.

 

3 – Bergerac - château Tourmentine - cuvée Eric Verdier 98 :

Note moyenne : 13 - Prix : 60 F
  • 80% merlot.

  • Robe intense, violacée et brillante.

  • On découvre un nez assez intense, qui allie des arômes d'encens et de fruits (griotte, cassis). Des notes d'agrumes renforcent la sensation de fraîcheur. Pour autant, le bois se manifeste assez fortement.

  • La bouche confirme cette impression. Le bois masque l'expression fruitée du vin, avec ses notes prononcées (vanillées). Il en résulte un vin asséchant et court, qui laisse peu de place à l'expression aromatique. Nous l'avions mieux dégusté en juillet 2000.

 

4 – Côtes de Bergerac - Château Tour des Gendres - La gloire de mon père 98 (famille De Conti) :

Note moyenne : 13 - Prix : 45 F
  • Le nez est ici aussi particulièrement boisé, exhalant des notes de cerise, de cacao. Belle expression grillée et florale sous-jacente.

  • La bouche est marquée par le bois et plutôt tannique. Elle paraît toutefois dotée d'une matière qui devrait pouvoir s'en remettre.

 

5 – Côtes de Bergerac - château La Barde les Tendoux - fût 98 :

Note moyenne : 13,5 - Prix : 90 F
  • Robe foncée, tirant sur le noir.

  • 1er nez compact, fermé. L'aération déploie des notes d'épices, de tabac, de fruits et de fleurs.

  • La bouche est peu loquace, fermée, l'expression boisée ne laissant poindre que quelques notes de cerise. Elle est tannique mais ne présente pas de symptôme de sécheresse. Un vin qui se trouve vraisemblablement dans une phase ingrate.

 

6 – Bergerac - château Tourmentine - cuvée Eric Verdier Essence N°1 98 :

Note moyenne : 14 - Prix : 90 F
  • Robe foncée, tirant sur le noir.

  • Le nez ne bénéficie pas de la même impression de fraîcheur que dans le cas de la cuvée du même domaine décrite plus haut. Des notes de café et de réglisse.

  • La bouche est marquée par les fruits rouges et noirs. Offrant un supplément de matière, elle a (contrairement au cas précédent) supporté la charge boisée et devrait évoluer favorablement. La plupart des dégustateurs lui reprochent en revanche un style un peu lourd et démonstratif (manque de fraîcheur). Attendre quelques années.

 

7 – Bergerac - château Puy-Servain Terrement - VV 98 :

Note moyenne : 14 - Prix : 50 F
  • Robe violacée.

  • Nez subtil, grillé. Des notes de réglisse, minérales (graphite, terre mouillée).

  • La bouche offre une matière juteuse et fruitée. Le vin est correctement bâti, frais mais sa minéralité prononcée le rend un peu austère.

 

8 – Bergerac - château de la colline - Carmine 97 :

Note moyenne : 13 - Prix : 119 F
  • Robe intense et brillante.

  • Le nez est fin, avec un boisé subtil et des notes florales, de crème de fruit, de poivre.

  • La bouche est construite sur une structure plus lâche (millésime oblige). Elle ne démérite pas mais pêche essentiellement par un manque de tension. On aurait aimer la même cuvée dans un millésime plus favorable comme 98.

 

9 – Bergerac - La Jaubertie - Réserve Mirabelle 98 :

Note moyenne : 13,5 - Prix : 95 F
  • Robe un peu évoluée.

  • Le nez confirme, évolué lui aussi, avec ses notes de fruits cuits, de café, de caramel.

  • La bouche conserve du fruit (cerise) mais elle est simple et manque de vivacité.

 

10 – Bergerac - Domaine des Eyssards - L'Adagio 98 :

Note moyenne : 15 - Prix : 75 F
  • Robe présentant quelques signes d'évolution.

  • Joli nez médocain (vois conclusion) avec ici un supplément de race (poivron noble).

  • La bouche est équilibrée et de bonne longueur. Fringuante, désaltérante, elle est très typée cabernet malgré un encépagement à base de pur merlot.

  • Probablement le meilleur vin de la série, qui fait consensus de surcroît.

 

11 – Côtes de Bergerac - château Masburel 98 :

Note moyenne : 14 - Prix : 115 F
  • Une pointe animale s'estompe à l'aération, dévoilant un nez plus cuit que le précédent, avec ses notes de fruits, de réglisse, d'épices (poivre). Une expression fraîche d'agrumes subsiste tout de même.

  • La bouche est construite dans un style plus charmeur, plus crémeux que la précédente. Un vin intéressant dans un autre style. Bonne longueur.

 

12 – Bergerac - Domaine de l'ancienne cure - l'Extase 98 :

Note moyenne : 12 - Prix : 104 F
  • Nez grillé et floral.

  • On redescend ici d'un niveau. La bouche est lâche, presque aqueuse. Vin anodin.

 

13 – Côtes de Bergerac - château la Tour des Verdots - l'Excellence 98 :

Note moyenne : 13,5 - Prix : 88 F
  • Nez à l'avenant, grillé, floral.

  • La bouche déçoit par son manque (relatif) de chair et de velouté. Elle est compacte mais austère et un peu sèche. Longueur satisfaisante.

 

14 – Côtes de Bergerac - Château Tour des Gendres - Moulin des Dames 98 (famille De Conti) :

Note moyenne : 14 - Prix : 90 F
  • Le nez est fin et agréable.

  • La bouche ne fait pas l'unanimité. Certains la trouvent assez complète. D'autres lui reprochent un manque d'harmonie et notamment une acidité excessive.

 

Conclusion :

  • Une dégustation décevante (eu égard au niveau des producteurs et des cuvées retenues), peu de vins présentant un réel intérêt (pour des prix parfois élevés).

  • On note des robes généralement intenses et des nez très médocains (grillé, réglisse, tabac, floral, graphite).

  • Il se peut toutefois que le millésime 98 (de bonne réputation) se goûte mal actuellement. A reprendre dans 1 à 3 ans.

  • Le millésime 97, plus tendre, est à boire.

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