2010_05_26 Entraînement Concours IVV

 

Club toulousain In Vino Veritas

Dégustation en vue de la « rencontre œnophile IVV » du samedi 29 mai

Le mercredi 26 mai 2010

 

 

 

 

 

L’ensemble de la dégustation est dirigée par Didier Sanchez.

Les vins sont commentés par Laurent Gibet.

 

Quelques commentaires de contexte :

Le but de la rencontre est de faire déguster aux membres IVV, habitués aux concours RVF, les mêmes vins qui seront servi samedi 29 mai. Cela afin de tirer des leçons pour une meilleure présentation des vins le jour J et un affinage de l'organisation de cette journée.

Elle se déroule en 3 parties :

1.   2 vins offerts par Didier, à l'aveugle, en attendant les participants.

2.   Les 13 vins de la « rencontre œnophile du samedi 29 mai » : vins financés par Claude Cherbourg, carafés et présentés à l’aveugle.

3.   Les vins apportés par les participants dans le cadre de la préparation technique du déroulement de la journée du samedi 29 mai.

Les verres utilisés sont les « Expert » de Spiegelau.

DS : Didier Sanchez – PC : Pierre Citerne – LG Laurent Gibet – MS : Miguel Sennoun.

 

 

 

 

Ordre de dégustation

 

 

 

En attendant les participants.

1ère série ... 

 

 

 

1. Coteaux du Loir blanc : Domaine de Cézin 2006

(100% Chenin)

DS14 - PC14 - LG14 - MS14,5. Note moyenne : 14,2

Robe pâle, reflets verts.

Nez exprimant la pomme verte, les fleurs, le pamplemousse. Soupçon d'amande, d'anis, pour imaginer un rolle (provençal ou corse).

Matière légère (registre sec tendre ?), manquant un peu de nerf. 

 

 

2. Savennières Roches-aux-Moines : Château de Chamboureau "Cuvée d'Avant" 2002

(100% Chenin)

DS13,5 - PC14,5 - LG13 - MS(14,5). Note moyenne : 13,9

Habit doré.

Une expression plus toute jeune, oxydée : pomme cuite, guimauve, tarte à l'orange, miel, morille : assurément de quoi plaire mais malheureusement toujours un peu sous le boisseau de l'élevage (impression de caramel). 

Bouche grasse, plutôt alcoolisée, un peu flapie, se concluant sur de l'amertume (marsanne ?). Pensé Crozes-Hermitage.

 

 

 

Bouteilles du « concours IVV du samedi 29 mai »

 

2ème série en 6 blancs

 

 

3. Espagne : Getariako Txakolina - Domaine Txomin Etxaniz 2009

(100% Hondarrabi Zuri)

DS14,5 - PC14/14,5 - LG14 - MS14,5. Note moyenne : 14,3

Robe livide.

Le verre répand des notes fermentaires : fruit muscaté, bière blanche (trait de citron vert), pamplemousse.

Expression juvénile, avec une surprenante furie initiale de gaz carbonique. Vive, peu alcoolisée et dotée d'une persistance saline qui nous fera pronostiquer un Chasselas (qui n'aurait probablement pas cette acidité).

Une certaine proximité avec un Jurançon ?

 

Pour info : Espagne : Getariako Txakolina –Txomin  Etxaniz Getaria 2008 - octobre 2009 (PC/LG)

DS14,5+ - PC14 - LG14 - MS14 - EG14. Note moyenne : 14

Aspect très pâle, avec de la bulle ! Arômes floraux d'une grande légèreté ; matière dans la même veine, très propre, légère, acidulée mais sans agressivité. Nous avons pensé à un Vinho Verde, mais ce vin basque est certainement plus sec. 

 

 

4. Muscadet de Sèvre et Maine : Domaine de L’Ecu (Guy Bossard) "Expression de Gneiss" 2006

(100% Melon de Bourgogne)

DS15,5/16 - PC16 - LG15,5 - MS16. Note moyenne : 15,8

Robe peu intense.

Nez typé alliant des odeurs de miel, de menthe, de citron, de craie, d'embruns littoraux.

Bouche à l'avenant, bien construite, peut-être un poil plus tendre que si l'on avait affaire à la cuvée "expression de granit".

 

 

5. Sancerre : Gérard Boulay "Clos de Beaujeu" 2002

(100% Sauvignon)

DS17 - PC15,5 - LG15,5 - MS16,5/17. Note moyenne : 16,2

Robe peu intense.

Nez fruité (orange, melon frais), floral, délicat. Il nous faudra être patients avant de voir émerger le sauvignon de Chavignol (menthe, minéral, fraise des bois). Je suis pour ma part parti sur un chenin de Bellivière (en raison de la douceur de la pomme et de notes sensibles d'asperge), Miguel diagnostiquant un Sommerberg de Boxler (mais cela ne me semblait pas coller, ni en terme de fruit ni surtout en terme de percussion acide).

Bouche assez opulente, avec un peu de sucre restant. Le minéral est bien là en coulisses, complété par une belle amertume. Moins de vivacité que sur le vin de Bossard.

 

 

6. Chablis 1er cru "Séchet" : Domaine Vincent Dauvissat 2002

(100% Chardonay)

DS17 - PC17 - LG17 - MS17. Note moyenne : 17

Robe dorée.

Puissance aromatique fortement typée : agrumes, fougère, croûte de fromage, craie.

Matière pleine, savoureuse, fine, aux goûts plaisants et persistants. Une certaine volupté, qui me ferait plus penser à Raveneau qu'à Dauvissat. 

 

 

7. Côtes-du-Rhône : Château de Fonsalette 2003

(80% Grenache, 10% Clairette, 10% Marsanne)

DS15,5 - PC17 - LG16 - MS16. Note moyenne : 16,1

Belle robe aux reflets dorés.

Nez de caractère, varié, assez riche : pomme, fruit musqué, sueur, calisson, bâton réglisse, sauna, herbes aromatiques (lavande ?) : très grenache.

Matière onctueuse, infimement sucrée. Alcool (pour l'origine sudiste) et finale épicée (gingembre). Pensé Roussillon, sans recherche de sous-maturité, en mode baroque (Casot de Mailloles ?). Langueur contrôlée : équilibre des saveurs (on repense alors au magnifique Rayas blanc 2002 - huileux mais sans mollesse - bu il y a quelques jours).

 

 

8. Château Grillet : Château Grillet 2006

(100% Viognier)

DS17,5/18 - PC18,5 - LG17,5 - MS18. Note moyenne : 17,9

Bouteille carafé 7 heures.

On retrouve d'emblée ici toute la classe et la clarté de ce grand vin. Senteurs sublimées de viognier (fruit muscaté, loukoum parfumé à la rose, citron), précises, fortes, sans aucune vulgarité variétale. 

Le vin, probant, métronomique, se déroule longuement, sans heurts.

 

Rappels :

a. Condrieu : Château Grillet 2006 - 10/2/2010 (DS)

(100% Viognier)

DS17,5+ - PC18 - LG17+. Note moyenne : 17,6. 

Robe claire, reflet vert.

Nez de nougat, amande au départ. Puis arrivent de puissants arômes d’orange, abricot.

Bouche avec du poids, prenant toute la largeur de la bouche ; reste fraîche, longue et aromatique, extrait de poire, d’abricot, etc.. La finale est interminable…On notera que les vins de Grillet semblent plus abordables jeunes qu'auparavant.

b. Château Grillet 2006 : 17/20 – 11/7/09 (LG) - Mariage de Maxime.

Superbe viognier, parfumé mais sans tapage, parfaitement droit. Très Coteaux de Vernon sur ce millésime (avec ce petit air de grappa du viognier).

 

 

 

3ème série en 6 rouges

 

 

9. Marcillac : Domaine Carles-Gervas 2007

(100% Fer Servadou)

DS15,5/16 - PC16 - LG14,5/15 - MS14,5. Note moyenne : 15,3

Robe jeune, violacée (restes de gaz sur le pourtour du verre).

Intuition immédiate de fer-servadou pour moi, en raison de notes de bourgeon de cassis, de feuilles froissées, de terre humide, de menthe (d'eucalyptus ?). Puis le poivre, puissant, m'entraînera en mondeuse, car ce vin frais et (joliment) rustique a aussi un air de syrah (cassis, épices, cendre, violette).

Bouche sérieuse, concentrée, brute de fonderie (pas encore déliée), au grain un peu épais.

 

Rappel : Marcillac : Carles-Gervas 2007 - 28/04/09 (MF)

DS14,5 - LG13,5/14 - PR12,5 - MS13 - MF13 - EG14. Note moyenne : 13,5

Nez primeur et végétal sur le bâton de réglisse et son côté ligneux, le cassis, la cosse de petit pois, la fève, le lierre.

Bouche très réglissée, végétale en diable, rustique, "paysanne", caractéristique du cépage. Un vin de casse-croûte qui devrait accompagner avantageusement les charcuteries en tous genres !

 

 

10. Touraine : Domaine Ricard "Le Vilain P'tit Rouge" 2008

(90% Côt, 10% Cabernet-Franc)

DS15 - PC(14,5) - LG14 - MS14. Note moyenne : 14,4

Nez assez délicat : clafoutis, framboise, violette. Par flashs, des relents de bois viendront perturber le plaisir (impression de milk-shake aux fruits rouges, déparant l'ensemble).

Bouche veloutée, épicée. Volume et longueur moyens pour une boisson un peu spéciale. On n'aura pas vraiment d'autre idée qu'une cuvée Chaillot d'Allemand, à Cornas. 

 

 

11. Chinon : Domaine Les Roches (Lenoir) 1989

(100% Cabernet Franc)

DS16,5/17 - PC16 - LG15,5 - MS16. Note moyenne : 16,1

Beau nez tertiaire : venaison, cuir, fruits à l'eau de vie, menthe, minéral (sol de cave). Au départ, très cabernet mais peut-être associé à de la syrah (Trévallon ?). Il faudra du temps pour converger vers un cabernet-franc ligérien, à l'ancienne (et ce fameux fumet de bouillon d'escargot).

Le profil du vin se traduit ensuite par une attaque assez moelleuse suivie d'une finale plutôt stricte et sobre. Même note pour moi en décembre 2009.

 

Rappels : 

a. Chinon : Domaine Les Roches (Lenoir) 1989 - 13/11/09 PC)

Uniquement le soir : DS16 - PC16 - LG16 - MF16,5. Note moyenne : 16,1

Robe dépouillée, brique, sans nuances brunes. Nez relativement austère mais précis, franc et profond, évocation accomplie de chinon  mature : cave humide et bouillon d'escargot... Belle matière vive, structurée mais en même temps moelleuse, harmonieuse, témoignant d'un raisin particulièrement mûr et d'un vieillissement serein.

b. Chinon : Domaine Les Roches (Lenoir) 1989 - 10/04/09

DS15,5 - PC16 - LG14,5 - PR15 - MF16 - MS15,5. Note moyenne : 15,5

Rubis dépouillé, du dépôt. Nez typé de cabernet franc ligérien, craie humide et bouillon d'escargot (et heureusement aussi du fruit !). Structure tannique vive, encore jeune, qui ce soir passe devant la richesse fruitée du vin (peut-être escamotée par la présence souvent "surmûre" des 59 ?). 

c. Chinon -  Domaine Les Roches (Lenoir) 1989 - Visite du domaine en mars 07 (PC)

Robe profonde, plus dense que celle du 1990 ; nez solaire, très riche, très mûr, tout en conservant une belle netteté aromatique, qui pourrait évoquer certaines réussites de la rive droite bordelaise (Figeac...). Matière souple, riche, peu acide, d'un grand velours, on perçoit la générosité exceptionnelle du millésime. Le contraste des personnalités avec le 1990 est vraiment remarquable : suavité plantureuse d'un côté, finesse presque évanescente de l'autre.

 

 

12. Margaux : Château Bel Air-Marquis d'Aligre 1986

(35 % Merlot, 30 % Cabernet-Sauvignon, 20 % Cabernet-Franc, 10 % Petit Verdot, 5 % Malbec)

DS18 - PC17,5 - LG17 - MS17,5. Note moyenne : 17,5

Ici aussi, on commence par un superbe bouquet corsé, en vagues aromatiques : confiture de fruits rouges et noirs, réglisse, graphite (copeaux de crayon noir taillé), figue, épices, cigare cubain, truffe. Résolu mais sans ostentation. Longtemps pensé à Pradeaux 1989 (pruneau, menthe puissante - le vieillissement du merlot, de fait, eucalyptus, épices ... et il y aura ensuite une trame chatoyante, riche en alcool et en tannins). 

Matière de grande qualité, tout en finesse. Un véritable faux maigre.

 

a. Margaux : Château Bel Air-Marquis d'Aligre Grand Cru Exceptionnel 1986 - 2/4/10

L’après-midi : DS16,5 - PR16 - CD15,5. Note moyenne AM : 16 (PR)

Aspect définitivement grenat, terne, quelque peu assombri, avec des reflets brique.

On retrouve un « classique » de Bel Air Marquis d’Aligre, à savoir un vin qui se livre à petits pas... Cerise, fraise, tabac, paille, réglisse, menthol, on a beau s’habituer à ce panel, on apprécie toujours autant sa jeunesse, son évolution permanente dans le verre et la sincérité de son expression, sans le filtre du bois...

Vin plus sérieux que libertin, superbement constitué, ferme, aux tanins serrés, pas hyper aromatique mais tellement facile à boire ! Pas d’alcool, cette finesse exemplaire, ce jus toujours salivant, cette fraîcheur dominante, ces fins de bouches toujours longues, nettes, qui prolongent le plaisir en invitant au retour... on a plus que jamais envie de sombrer dans l’abus de langage en qualifiant ce vin du plus grand pinot de Bordeaux !

Le soir : DS16,5/17 - PC16,5/17 - LG17 - MS17 - PM16,5. Note moyenne SOIR : 16,8 (LG)

Robe ayant visiblement gardé de la couleur, de la jeunesse.

Senteurs vivaces et virevoltantes, avec un important bourgeon de cassis, du cigare, des épices subtiles. Beaucoup de classe, de vitalité.

Bouche toujours très fine mais en même temps d'une superbe fermeté, dynamiquement savoureuse, pleine de peps et de goûts. Moins de chair que dans le 1985 mais ce 86 est résolument chatoyant ... et a encore de belles années à vivre.  

b. Margaux : Château Bel Air Marquis d’Aligre 1986 - 30/6/09 (PC)

DS16,5 - PC16/16,5 - LG15 - PR16 - MF17 - MS16,5 - EG15,5.  Note moyenne : 16,1

Robe nettement plus dense et jeune que celle du vin australien. Bouquet complexe, fondu, très nuancé : sous-bois, animalité, encens... notes éthérées évoquant l'armoire à pharmacie (teinture d'iode, pansements...). Bouche cohérente, vive, assez réservée encore, des tannins encore dynamiques, une réelle tonicité. 

c. Margaux : Château Bel Air Marquis d’Aligre 1986 - 13/11/09 (PC)

Uniquement le soir : DS16,5/17 - PC17 - LG16,5 - MF17+. Note moyenne : 16,8

Très belle robe veloutée, évoluée mais encore sombre, très rouge, avec en bordure une nuance brique particulièrement lumineuse. Nez très mûr, ouvert, fondu, complexe sans aucune afféterie : évocations de tabac, d'épices, de cuir, de fruits confits... Finesse et fraîcheur en bouche, grain très fin, harmonieuse sveltesse, impression de grande maturité du fruit sans aucune lourdeur, qui peut faire penser à une dominante de merlot dans l'encépagement. La comparaison avec le chinon de Lenoir, lui aussi élevé longuement en grands contenants est des plus instructives ; les deux vins, aux caractères différents, partagent une harmonie, une sérénité dans l'évolution aromatique et structurelle, une subtilité d'ensemble que les vins de cépages atlantiques élevés en petits fûts, à Bordeaux comme en Loire, plus brièvement et avec une oxydation plus forte, ne possèdent que rarement. 

d. Margaux - Château Bel-Air Marquis d'Aligre 1986 - 20/11/05 (PC)

PC16,5/17 - DS16,5. Note moyenne : 16,6

Robe moyennement intense, mais d'un rubis encore très vif, jeune. Nez nuancé, frais, avenant, avec un fruit frais qui déroule sereinement son discours, ponctué de subtiles notes terriennes et épicées. On retrouve en bouche la même droiture que dans le Chinon, la même finesse, autant de fraîcheur, mais avec plus de moelleux et d'assise. A près de vingt ans il répond présent, il offre du plaisir, de la finesse ─ et il pose clairement la question de certains choix stylistiques et déontologiques affectant la quasi-totalité des vins de Bordeaux, qui ont contribué à définir une nouvelle normalité (barriques, surmaturité, alcool, extraction…).

 

 

13. Italie - Chianti Classico Riserva : Domaine Fattoria di Felsina "Rància" 1999

(100% Sangiovese)

DS16,5/17 - PC16,5 - LG16 - MS15,5. Note moyenne : 16,2

On aura ici tout de suite l'impression de ne pas être en France pour un vin qui propose des senteurs de quinquina, d'amande, de châtaigne, de fumée, de cerise, de cuir.

Confirmation d'une belle dotation transalpine avec une bouche fraîche, exigeante (acide et tannique). Comme lors de la précédente comparaison avec le Barolo 1999 (Cannubis-San-Lorenzo/Ravera) de Rinaldi, il n'est pas aisé de diférencier le Piémont de la Toscane. Nous avons choisi le nebbiolo car le vin présente un certain moelleux (tout relatif, il est vrai).

 

Rappel : Italie : Chianti Classico Riserva – Fattoria di Felsina « Rancia » 1999 - 06/10/09 (PC)

DS17 - PC17 - LG16,5/17 - MS16,5. Note moyenne : 16,8

Rouge sang brillant, légèrement dépouillé, petit nuance brune en bordure. Nez piquant, racé, articulé avec des notes de graphite et de café qui peuvent évoquer le Médoc... mais aussi des inflexions vers la farine de châtaigne, la terre battue et le fumé ; initialement timide, le fruit tend à ressortir à l'aération. Bouche serrée, fumée, avec des tannins fermes mais très fins, une acidité vive, presque tranchante, mais surtout un grand fruité alerte et sanguin, qui s'exprime de plus en plus librement au fil de la dégustation.

 

 

14. Volnay 1er Cru "Les Mitans" : Domaine de Montille 1999

(100% Pinot Noir)

DS17+ - PC(17) - LG(15) - MS17. Note moyenne : 16,5

Robe de pinot, assez intense.

Nez encore peu disert, floral, épicé, très "noyau", plutôt issu de la Côte de Beaune.

Bouche de beau volume, austère, un peu rêche et pas trop expressive à ce stade. A revoir.

 

Une autre bouteille regoûtée le 29/5/10 (pas à l'aveugle) : nez sobre (betterave, terre, griotte). Fruit encore lové. Trame corpulente, fraîche, jeune, austère, tannique, de garde (16,5/17)

 

 

15. Espagne - Xérès - Lustau - Almacenista "Oloroso Matured by Pilar Aranda y Latorre » Solera 1918

(100% Palomino Fino)

DS17 - PC17 - LG17 - MS17. Note moyenne : 17

Odeurs ciblées, ranciotées : zeste de mandarine, quinquina, tabac, cachou, craie, ...

Bouche sans sucre, congruente, laissant une longue impression salée. Un vin de pause, altier, pour méditer.

 

Rappel : Espagne : Xérès - Lustau - Almacenista"Oloroso 1918"  Solera « Matured by Pilar Aranda y Latorre » - 09 et 10/2009 - PC et LG

DS17,5/18 - PC17,5/18 - LG17,5 - MF17,5/18 - MS17,5/18 - EG17,5. Note moyenne : 17,7

Impressionnante robe topaze brûlée, dense, brune, nuageuse. Rancio extraordinaire de puissance et de précision, ensemble complexe et parfaitement cohérent d'où l'on peut extraire le gras d'un excellent jambon, l'écorce de citron vert, les embruns, l'âtre fumé (mais est-ce bien utile de faire des listes d'analogies aromatiques, surtout pour ce genre d'expression polie par le temps ?). Bouche complètement sèche, sans concession ni « gourmandise », très puissante mais fine, serrée, à la présence alcoolique virile mais intégrée, grande longueur et correspondance aromatique parfaite.

 

 

 

Bouteilles offertes par les participants

 

4ème série en 6 vins

 

 

16. Corse : Domaine de Piana 2009

(100% Vermentinu)

DS14 - PC14,5 - LG14 - MS13,5. Note moyenne : 14

Robe blanchâtre.

Nez fruité, avec du pamplemousse, des fleurs de fruitiers, du nougat, de l'anis.

Bouche grasse, muscatée, m'ayant fait penser à un muscat sec du Roussillon. 

 

 

17. Bourgogne Aligoté : Domaine Roulot 2005

(100% Aligoté)

DS14 - PC14,5 - LG14,5 - MS14,5. Note moyenne : 14,3

Robe claire.

Notes de pomme, de fleurs, de craie, de fougère, d'iode. Un peu trop de soufre ?

Bouche concentrée, acide, minérale, austère. Fraîcheur marine, à l'instar de ce que pourrait délivrer un (beau) muscadet.

 

 

18. Vin de Pays du Loire et Cher : Domaine Henry Marionnet « Les cépages Oubliés Gamay de Bouze » 2007

(100% Gamay de Bouze)

DS14,5 - PC15 - LG14 - MS14,5. Note moyenne : 14,4

Robe colorée.

Fruit mûr (malgré des intonations végétales) et sans ambages pour un nez proche de celui d'un Gamay : violette, réglisse, poivre, cassis.

Bouche sur ces goûts, souple (mais ne manquant pas de matière). Style facile, avec un peu d'amertume.

 

Rappel :  Vin de Pays du Jardin de la France : Henry Marionnet « Les Cépages Oubliés » 2007 - 23/06/09 (MF)

DS15 - LG14,5/15 - MS15 - MF15 - EG15,5. Note moyenne : 15,1

Olfaction franche et nette avec un côté amylique livrant des arômes purs de cassis, de poivre et de pivoine.

En bouche la chair se fait suave, dense, fine et gouleyante à la fois. Le vin possède une forme de rusticité rafraichissante et termine sur des notes de zan. Très belle réalisation que ce "gamay de Bouze" à la pureté de fruit remarquable !

 

 

19. Cahors : Clos de Gamot 2002 

(100% Malbec)

DS14 - PC14,5 - LG14 - MS15. Note moyenne : 14,4

Irruption immédiate du cépage : myrtille, cacao, menthe, badiane, paille.

Idem en bouche pour une matière "traditionnelle" certes fine mais manquant de gras dans une finale bien triste.

 

 

20. Saint-Joseph : Domaine La Ferme des Sept Lunes (Jean Delobre) 2005

(100% Syrah)

DS14,5/15 - PC16 - LG14,5 - MS16. Note moyenne : 15,2

Robe violacée.

Nez sanguin, fumé et sauvage très "syrah septentrionale" :  cassis, cerise confite, épices.

Bouche initialement pétillante, fruitée, sans fard, en style "nature" (Allemand ?, Dard et Ribo ?). Une belle découverte.

 

 

21. Italie : Montepulciano D’Abruzzo – Masciarelli 1999 

(100% Montepulciano)

DS13,5 - PC15 - LG15 - MS15. Note moyenne : 14,6

Senteurs italiennes : fraise, cerise, graphite, réglisse, amande fraîche.

Bouche de bonne tenue, sapide, franche, correctement longue. On sent l'acidité et le tannin, mais sans excès. Respectable entrée de gamme, bon marché.

 

 

 

Une douceur de fin de soirée…

 

 

22. Sauternes : Château Rabaud-Promis 1996 

(80% Sémillon, 18% Sauvignon, 2% Muscadelle)

DS14,5/15 - PC15 - LG15 - MS15,5. Note moyenne : 15,1

Nez de sémillon botrytisé, sans génie mais sans faux-goûts : zeste d'orange, mandarine, safran, coquille (Ste-Croix-du-Mont ?).

Bouche plus moelleuse que réellement liquoreuse, équilibrée. Loin d'être inoubliable de précision mais, suffisamment nette, elle parvient à assurer une sorte de service minimum.

 

 

 

Résultats

 

 

Résultats de la dégustation à l'aveugle selon le barème IVV

IVV

Laurent/ Miguel

Eddy/   Jean-Michel

Bernard/ Philippe/ Claude

03ème vin

3

3

0

04ème vin

18

15

15

05ème vin

20

5

3

06ème vin

15

15

9

07ème vin

5

9

13

08ème vin

18

13

0

Total blanc

79

60

40

09ème vin

0

15

0

10ème vin

0

3

0

11ème vin

15

3

0

12ème vin

11

0

0

13ème vin

5

0

0

14ème vin

16

10

0

15ème vin

22

13

0

Total rouge

69

44

0

 

 

 

 

Résultats

148

104

40

 

 

 

 

Classement

1er

2ème

3ème

 

 

 

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