2010_01_06 Entraînement Laurent

 

 

Club toulousain In Vino Veritas

Entraînement en vue du championnat de France RVF 2010

de dégustation à l’aveugle

Mercredi 06 janvier 2010

 

 

 

 

 

La dégustation est co-dirigée par Didier Sanchez et Laurent Gibet.

Les vins sont commentés par Laurent Gibet.

 

 

Quelques commentaires de contexte :

Nombre de dégustateurs : 10

Petite dégustation de révision qui se déroule en 3 parties :

1.   Le verre de l’amitié en attendant les participants.

2.   l’entrainement championnat RVF : bouteilles offertes par Laurent ; vins carafés et présentés à l’aveugle.

3.   Une série proposée par Didier Sanchez et financée par tous les participants ; vins avec présentation à l’aveugle.

Les verres utilisés sont les « Expert » de Spiegelau.

DS : Didier Sanchez – PC : Pierre Citerne – LG Laurent Gibet – MS : Miguel Sennoun – MF : Maxime France.

 

 

 

Ordre de dégustation

 

 

 

Le verre de l’amitié en attendant les participants…

1ère série ... 

   

 

  

1. Champagne : De Sousa et Fils Grand Cru Brut "Réserve" Blanc de Blancs NM – 12,5°

(100% Chardonnay). Il rassemble la totalité des terroirs de la Côte des Blancs, Avize, Cramant, Oger. Cette cuvée est vinifiée en cuves afin de conserver la minéralité et le côté fraîcheur du terroir. Associée à 30 % de vin de réserve gardé en fûts de chêne, la nouvelle récolte apporte la fraîcheur.

DS15 - PC15/15,5 - LG14,5 - MS15,5 - MF14,5/15. Note moyenne : 15

Robe brillante, aux reflets verts.

Nez net, agréable, minéral. Proche de celui d'un chardonnay de la Côte de Beaune. Il délivre avec succès des senteurs de grillé, de beurre, de fleurs, de citron.

L'aération calme notablement une effervescence initialement bien turbulente. Le vin s'apaise et s'avère assez fin, tendu, avec une pointe d'amertume. Très BdB pour le coup.

 

Rappel : De Sousa Champagne « Brut Réserve » Blanc de Blancs GC - 29/1/09 (PC)

DS14,5 - PC14 - LG15 - MS15. Note moyenne : 14,6

Base 2005 (30 à 35% de vins de réserve) – Dégorgé 18/02/2008

Nez fruité, simple, fruits blancs, pomme... Plus mince que la cuvée tradition, un peu neutre, même si la finale, crémeuse, laisse une impression finale plaisante.

 

 

2. Champagne : Gonet-Médeville Premier Cru "Blanc de Noirs" NM – 12,5°

(100 % Pinot Noir de Bisseuil et d’Ambonnay)

DS13 - PC14 - LG12,5 - MS13,5 - MF13,5. Note moyenne : 13,3

Robe aux reflets rosés. Si le chardonnay se trahissait bien (à l'oeil, au nez et au palais) dans le premier vin, le pinot est ici lui aussi visuellement manifeste.

Le nez révèle un début d'oxydation pour des odeurs de zeste d'orange, de miel, de noix, de fruits (pomme,  prune, pamplemousse), de champignons. La cerise se signale bien pour illustrer le pinot (un petit côté bière kriek).

Ici en revanche, la bulle restera passablement grossière et le flux un peu furieux. Ce champagne ne se clarifie pas vraiment; il reste malheureusement engoncé dans sa mousse et n'est pas très plaisant.

 

Rappel : Champagne Gonet-Médeville Premier Cru Blanc de Noirs NM - 18/6/08 (LG)

DS12,5 - LG12,5 – MS (non goûté). Note moyenne : 12,5

Robe dont les reflets rosés attestent de la présence de pinot noir.

Nez sur les fruits rouges, les fleurs, les épices.

Bouche tourmentée, à la bulle envahissante. Pas vraiment agréable et un peu au rabais.

 

 

  

Bouteilles offertes par Laurent

 

2ème série en 6 rouges

 

 

3.  Blaye : Château Bel-Air La Royère 2004 – 13,5°

(70% Merlot ; 30% Malbec)

DS13 - PC11 - LG13 - MS12,5 - MF11,5. Note moyenne : 12,2

Robe intense avec un départ d'évolution sur la circonférence.

Nez assez profond mais très marqué par le bois. On y devine ces notes : cassis, herbes aromatiques, réglisse, menthol, soja, nuoc-mam. Volatile sensible, boisé terrible et sensation alcooleuse pour Pierre qui trouve ce vin assez imbuvable.

Bouche aux tannins grenus, plutôt dure, herbacée. Bref, pas un monstre d'élégance.

 

 

4.  Bergerac Château Laulerie « Le Raisin » 2005 – 12,5°

(60% Merlot, 15% Cabernet Franc, 15% Cabernet-Sauvignon, 10% Malbec)

DS13 - PC13 - LG12 - MS13 - MF12,5. Note moyenne : 12,6

Robe moins soutenue, moins évoluée aussi.

Du cassis, beaucoup de poivron ... et c'est à peu près tout.

Matière sans noblesse, dévaluée par une verdeur excessive. Souple, chiche, rêche, abrupte. 

 

 

5.  Coteaux du Languedoc Grès de Montpellier : Domaine de Faurmarie « Cuvée Reliure » 2004 – 13,5°

(33% Grenache, 33% Syrah, 33% Mourvèdre)

DS14,5 - PC14,5 - LG14 - MS14 - MF14,5. Note moyenne : 14,3

Robe moyennement intense, plus tout à fait juvénile.

Nez exprimant selon moi le grenache : fruits rouges à l'alcool, figue, fleurs, cacao, laurier, huile d'olive.

Bouche sans grande persistance mais typée et assez fine. 

 

 

6. Saumur-Champigny : Clos Rougeard « Les Poyeux » 2000 – 12,5°

(100% Cabernet Franc)

DS15,5 - PC15 - LG15 - MS15 - MF15,5. Note moyenne : 15,2

Robe légère, un peu troublée.

Fumet sans tapage, fin : cassis, terre, germe de pomme de terre, escargots en sauce. Egalement de la viande fumée, de la griotte et du bouquet séché pour induire en erreur sur du pinot.

Trame délicate, patinée, avec ici encore un faux air bourguignon. Puissance moyenne et évolution peut-être un peu précoce.

A noter que presque tous les pronostics se sont faits sur le pinot noir (bravo à Pierre qui est bien resté en Loire). 

 

 

7. Corbières : Château de Lastours « Réserve » - 14,5°

(30% Grenache, 30% Carignan, 30% Syrah, 10% Mourvèdre)

DS13,5 - PC12 - LG12,5/13 - MS13 - MF12. Note moyenne : 12,7

On sent ici un élevage appuyé pour une expression assez "sombre" : fruits noirs confiturés, réglisse puissante.

Bouche rugueuse, trop sollicitée, perdant en spontanéité.

 

Rappel : Corbières : Château de Lastours "Réserve" 2005 - 28/4/09 (MF) 

(Carignan 30%, Grenache 30%/Syrah 30%, 10% Mourvèdre)

DS13,5/14 - LG13,5/14 - PR13 - MS13,5 - MF13 - EG13. Note moyenne : 13,3

Nez à l'élevage plus marqué que celui de son cadet, sur le cassis, la réglisse et le pain grillé.

Bouche sur la réserve, à l'amertume prononcée et plutôt moins buvable que le 2006. Encore une interprétation "ambitieuse" du carignan auquel trop d'atours semblent, décidemment, nuire au lieu de servir...

 

 

8. Vin de table (Fronton) : Domaine Montauriol « Flambant Bulles Rouges» NM  - 

(85% Négrette, 15% Syrah)

DS12 - PC12 - LG11 - MS12 - MF11. Note moyenne : 11,6

Robe claire, rosée.

Nez principalement sur la grenadine et la rafle.

Matière menue, pétillante, sucrée, très brève. Rigolo cocktail de piscine (ovalie attitude, diraient les communicants des caves coopératives de Fronton et de Gaillac ... finalement bien naïve).

Un vin "expérimental", fait à la manière d'un lambrusco, selon son producteur (rencontré aux bucoliques journées estivales de Fronton).

 

 

 

 

3ème série en 6 blancs

 

 

9. Champagne : Louis Roderer Brut Premier NM12°

(55% Pinot Noir, 10% Pinot Meunier, 35% Chardonnay)

DS14,5 - PC14 - LG15 - MS14,5 - MF15. Note moyenne : 14,6

Subtils (et pas illogiques) reflets rosés. 

Odeurs de tarte au citron, de fleurs, de pomme, de prunes.

Effervescence assez réussie (le flux est satisfaisant en termes de finesse de bulles et de quantité de mousse). Résultat très standard toutefois, avec un dosage sensible et une pointe d'amertume. Le Champagne sans défaut mais terriblement casanier, dans toute sa banalité.

  

Rappel : Champagne - Roederer - Brut Premier : visite chez Roederer en juin 2005

JP14 - PP13,5 – LG14

Brut Premier : c’est le BsA de la maison constitué à partir de 88 à 92% de vin l’année de base et le reste avec des vins de réserve pris sur 3 années différentes ; les cépages intervenants sont 55% de pinot noir, 10% de pinot meunier et 35% de chardonnay

Belle expression de végétal, de pêche, de pomme cuite, d’agrumes, de fleurs, de rillettes. La bulle ne parvient pas à se faire totalement oublier et le dosage est trop poussé (à la limite du pâteux) dans cette expression standardisée, certes fine et gourmande, mais qui manque de subtilité.

 

 

10. Saint-Véran : Domaine Nicolas Rousset 2004 - 13°

(100% Chardonnay)

DS12 - PC(12)? - LG13,5 - MS14 - MF11,5. Note moyenne : 12,6

Notes de racines, de miel, de fruits blancs, de pomme, de citron. L'expression du cépage est loin d'être évidente (si j'en juge les pronostics de mes petits camarades). On pourra penser à un chenin sur calcaire (Vouvray).

Bouche sans grand caractère, courte, un peu molle et fadasse. Un vin sans longévité ?

 

Rappels : 

a. Saint-Véran : Nicolas Rousset 2004 - 18/11/08 (PR)  

 DS13,5 - LG14,5 - PR14,5 - MS15 - MF14 - EG14. Note moyenne : 14,3

Robe paille, claire.

Expression mesurée, sur les fruits blancs, le miel, la croûte de fromage.

Bouche gourmande, ample, s’exprimant telle une douceur sucrée (laquelle, d’ailleurs, l’éloigne de ses origines). Modeste, mais charmeuse, avec un certain fond minéral.

b. St-Véran - Nicolas Rousset 2004 22/8/08 (LG) - 15,5/20

Une belle bouteille, fruitée (pomme, ananas), avec du minéral (roche). De la vie, de l’éclat pour une tenue appréciable. 

 

 

11. Sancerre : Domaine Thomas "Le Pierrier" 2007 – 12,5°

(100% Sauvignon)

DS13,5 - PC12,5 - LG14/14,5 - MS13,5 - MF12,5. Note moyenne : 13,3

Le sauvignon imprime ici sa marque au travers de senteurs encore peu développées de lierre et d'agrumes. Profil très variétal semblant exclure Chavignol.

Bouche à l'avenant, souple, acidulée, honnête en termes de représentativité et de tenue.

 

Pour info :

a. Sancerre : Domaine Michel Thomas 2007 - 5/8/08 (LG)

DS15 - LG15 - MS15 - CD15. Note moyenne : 15(100% Sauvignon)

Robe presque blanche (comme il se doit pour ce cépage de complexion pâle).

Nez muscaté, minéral, miellé, végétal (asperge), citronné.

Bouche assez longue : entame assez moelleuse suivie d'une reprise acide et minérale énergique (un peu comme à Chavignol).

Assurément une belle découverte.

b. Sancerre : Domaine Michel Thomas 2007 – 9/12/08 (LG)

 DS14,5 - LG14,5 - PR13,5 - MS14 - MF13,5 - EG14. Note moyenne : 13,9

Odeurs de buis, de granny-smith, dominées par une végétalité prononcée (asperge).

Bouche minérale, très vive.

La robe pâle milite plus pour un Sancerre que pour un Jasnières ou un Coteaux du Loir de Bellivière. On aurait aussi pu penser, en raison de cette forte note d'asperge (que l'on a aussi déjà trouvée sur un chardonnay de Goisot ou encore un pinot blanc de Schlumberger), à un Romorantin (Huards, cuvée François 1er).

 

 

12. Meursault : Domaine Coche-Dury (Chaumes) 2004 – 12,5°

(100% Chardonnay)

DS14,5 - PC(14,5) - LG(14,5) - MS(14,5) - MF(15). Note moyenne : 14,6

Robe intense.

Nez grillé, oxydatif : oeuf, citron, peau de poulet passée à la flamme, noix, levure. Certains penseront à un Chardonnay de Tissot.

Bouche caractérisée par beaucoup d'acidité (sève peu causante pour une évolution paraissant déjà trop prononcée).

Bouchon "1er prix" (cassé à l'ouverture) ... vin à revoir.

 

Rappels :

a. Coche-Dury Meursault 2004 : 16/20+ - 22/9/07

Troisième dégustation pour ce "chaumes". On y retrouve le style maison : noisette grillée, avec une pointe de caramel enveloppant des saveurs d'agrumes et de (beau) végétal. Bouche solide, séveuse, dotée d'un bel équilibre d'ensemble.

b. Domaine Jean-François Coche-Dury Meursault (Chaumes) 2004 : 16/20 - 28/1/07

Sève forte et typée, noisette murisaltienne, menthe, agrumes, notes lactiques légères. Goûteux, rassurant, pénétrant.

 

 

13. Pessac-Léognan : Château Le Sartre 2007 - 13°

(80% Sauvignon, 20% Sémillon)

DS13 - PC14 - LG13 - MS13 - MF13. Note moyenne : 13,2

Classique batterie variétale bordelaise, peu incitante.

Registre gustatif monocorde. Dommage car la matière est sérieuse. J'avais nettement mieux apprécié le 2006, plus noble, plus nuancé.

 

 

14. Sauternes : Château de Rayne-Vigneau 1997 - 13°

(80% Sémillon, 20% Sauvignon)

DS15,5/16 - PC15,5 - LG14 - MS14 - MF15,5/16. Note moyenne : 15

Robe très dorée.

Olfaction safranée alliant des senteurs d'orange, d'abricot, de baklava, de fruits confits. Typée et irréprochable dans son opulence.

Cela se complique un peu en bouche car suit une matière manquant vraiment de ressort (mon commentaire de l'époque --> intéressante présence fruitée : ananas confit, marmelade d’orange, abricot et un miel puissant. Matière riche (un peu mastoc), onctueuse, qui manque d’élan en finale. Le style est techniquement irréprochable mais passablement banal, lassant, pour une amertume un peu appuyée en finale). Il ne semble pourtant pas que l'aération puisse changer quelque chose à la dynamique de présentation de ce flacon.

 

Rappel : Château de Rayne-Vigneau 1997 - Horizontale Sauternes 1997 (octobre 2007)

DS AM15,5 - DS SOIR17 - PC17,5 – LG15,5 - PR14,5 - MS16 - CD15.

Note moyenne AM : 15,1 et SOIR : 16,6 - Prix : 35 €Sauternes : 80% Sémillon-20% Sauvignon (13°)

L’après-midi (PR) :

Robe assez épaisse, limpide, d’un or soutenu, lumineux.

Nez posé sur un registre assez large, riche, quelque peu alcooleux : fruité tout de même expressif, avec les agrumes, la mandarine, le coing, l’ananas.

Bouche qui prolonge cette richesse olfactive par une démonstration presque opulente : matière épaisse, profil un peu lourdaud, légère dérive sur l’alcool au détriment de la fraîcheur. La complexité aromatique n’est pas non plus de la partie : tout juste se distinguent l’orange, les fruits confits, le quinquina. Finale chaleureuse, marquée par le marc de raisin, sans grande harmonie.

Le soir (PC) :

Robe ample présentant une belle viscosité.

Nez original, très expressif, finement nuancé : botrytis bien présent, champignon frais, cire, encaustique, notes terpéniques (miel de sapin ?) et épicées (curry).

La liqueur se montre à la fois puissante et suave, il y a de la finesse et de la longueur, des saveurs prenantes et variées (fruitées, épicées, végétales, minérales…). Très séducteur, ouvert, intense tout étant souple et délié, ce vin connaît peut-être son apex alors que d'autres iront beaucoup plus loin dans le temps, mais que de bonne volonté à donner du plaisir !

 

 

 

Bouteille de casse-croûte par Thierry

 

 

15. Saint-Emilion Grand Cru : Château Haut-Rigaleau (sous toutes reserves ?) 1964 

(Merlot majoritaire)

DS13,5 - PC15 - LG13,5/14 - MS14 - MF15. Note moyenne : 14,3

Bouteille sans étiquette, identification difficile et par simple déduction du bouchon. Pistes moins probables sur Haut-Sarpe et Haut-Corbin (voire Haut-Segottes).

Ce vin ressemble beaucoup à un vin âgé à base de merlot (Bordeaux rive droite, St-Emilion).

Il conserve de (modestes) échos gustatifs sous forme de goûts de rosbif, d'herbes macérés, de cassis, de réglisse, de céleri, de fruits à l'eau de vie. Acidulé, sans trop de glycérol, avec une pointe de chaleur alcoolique. Un peu mieux que cliniquement vivant, donc. Mais ce genre de vin ancien ne m'intéresse guère (il aurait du être bu bien plus tôt, au demeurant).

 

 

 

 

Dégustation proposée par Didier

 

4ème série en 7 rouges

 

 

16. Chinon : Domaine Les Roches (Lenoir) 1996 – 12,5°

(100% Cabernet Franc)

DS14,5 - PC14,5 - LG14 - MS15 - MF15,5. Note moyenne : 14,7

On retrouve ici les notes symptomatiques du cabernet-franc tourangeau (sur Chinon) : cassis, poivron rôti, sol de cave, escargots en sauce, fleurs, groseille.

Bouche acidulée (comme résistant sur son acidité), austère (bien peu de velouté), un peu étriquée pour une finale qui plonge trop vite. Pensé à Lenoir mais sur 1990.

 

Rappel : Chinon : Domaine Les Roches (Lenoir) 1996 - 14/9/09 (MF)

DS15 - PC15,5 - LG15 - PR16 - MS16,5 - MF15 - EG16. Note moyenne : 15,6

Vin en vrac, mis en bouteille par Eddy Gautier en 1997.

Bouquet classique et fin de Chinon évolué: cassis, sol de cave, cuir, bouillon d'escargot. Bouche terrienne dotée de la minéralité crayeuse apanage de ce terroir ligérien, l'ensemble est complété aromatiquement par des notes racées de poivron mûr, de graphite et de réglisse. Un beau vin, vendu en vrac et mis en bouteille par les soins d'Eddy, bref du bon cubi !

 

 

17. Nuits-Saint-Georges 1er Cru "Clos des Argillières": Domaine Ambroise 1998 – 13,5°

(100% Pinot Noir)

DS14,5 - PC(13) - LG14 - MS14 - MF14. Note moyenne : 13,9

Nez exprimant principalement la griotte et les herbes aromatiques. Pierre nous fera constater une curieuse évolution "australienne" vers l'eucalyptus et même le cola à l'aération.

Bouche sans réelle envergure, à la limite de la sécheresse, fraîche (comme celle d'un petit pinot noir sur Vosne). On repense ici aux débats ayant suivi la visite au domaine en décembre 1999, 2 dégustateurs (dont je faisais partie) trouvant les vins du domaine bien batailleurs et doutant d'une possible évolution harmonieuse.

 

Rappels :

a. Domaine Bertrand Ambroise -  Nuits-Saint-Georges premier cru “Clos des Argillières” - mai 2002 (PC)

Note moyenne sur fût en 99 : 14,5/15.

Vieux rose avec une nuance brune. Nez déjà évolué, expressif, épicé, rose fanée, animal ; l’élevage est sensible (grillé, fruits secs), l’acidité volatile aussi. En bouche, le vin, quoique sapide et disert aromatiquement, semble fatigué, le fruit est discret, fané, le bois dominant (saveur de noix de cajou) et la finale un peu sèche.

b. Nuits-St-Georges Ambroise 1er cru "Clos des Argillières". Notes : DS15 - PC15 - LG14 - CS15.  Décembre 1999 (PC)

Aromatiquement fougueux, expressif ; des notes grillées, viandées, florales et minérales virevoltent autour d'un fruit bien mûr, presque exotique (grenade). La bouche se montre charnue et dense, plus austère que le nez.

 

 

18. Saint-Joseph : Domaine Cuilleron "Les Serines" 1998 – 12,5°

(100% Syrah)

DS14 - PC14 - LG14,5 - MS14,5 - MF14,5. Note moyenne : 14,3

Cassis, poivre, âtre, épices, menthe, réglisse ... comme pour une belle syrah du Rhône Nord.

Bouche rustique (Côte-Rôtie de Gasse ?, Cornas de Alain Verset ?, St-Joseph de Trollat ?), acidulée, un peu dépouillée mais avec ce qu'il faut de vitalité pour sauver l'essentiel (elle est ainsi campée sur un jus sanguin un peu âpre).

 

Rappel : Saint-Joseph "Les Serines" 1998. Notes : DS15/15,5 – PC15 – LG14,5/15 – PP15,5. Novembre 2000

Robe dense très colorée. Nez sur le fruit, puissant, non sans finesse, avec une animalité naissante. Grosse structure en bouche, tannins rocailleux mais très beau fruit.

 

 

19. Pauillac : Château Grand-Puy-Lacoste 1998 - 13°

(70% Cabernet-Sauvignon, 25% Merlot et 5% Cabernet-Franc)

DS14,5 - PC14,5 - LG14,5 - MS14,5 - MF14,5. Note moyenne : 14,5

Notes très bordelaises : cassis, réglisse, poivron, terre, soupçon de truffe noire, artichaut bouilli (c'est plus insolite). Traces résiduelles de bois encore soutenues (caramel). Reste à déterminer la rive.

Je pencherai plutôt pour la rive gauche en raison d'une trame tannique conséquente. L'ensemble reste assez renfrogné.

 

 

20. Côtes du Rhône-Villages Cairanne : Domaine Richaud "Cuvée L'Ebrescade" 1998 - 13°

(40% Mourvèdre, 40% Grenache, 40% Syrah)

DS14 - PC(14??) - LG13,5 - MS? - MF14. Note moyenne : 13,9?

Senteurs de fraise à l'alcool, d'épices, de cacao, de menthe, de réglisse. Ensemble assez farouche. Pierre n'exclut pas une trace de bouchon (personnellement, je n'en sens pas).

Bouche alcoolisée et tannique.

 

Rappels :

a. Cairanne Richaud Ebrescade 1998 : 16/20 – 18/10/07 (LG)

Nez animal, bien mûr, joliment évolué, conjuguant des odeurs variées : forêt noire, épices, havane, pruneau, olive, orange. Matière sauvage, concentrée mais fine, délivrant un jus relativement frais et policé. Inflexions herbacées et truffées avec le mourvèdre qui signale plus manifestement sa présence après une bonne aération dans le verre (disparition d’un léger perlant). Plus de maintien que dans la cuvée de base.

b. Cairanne Richaud Ebrescade 1998 : 14,5 - 29/11/05 (LG) 

Senteurs agréables : fruit noir, tabac, animalité, poivre, réglisse. Bouche moyennement dense, légèrement amère, fine et fraîche. Limitée en profondeur et un peu brève.

 

 

21. Bandol : Château Vannières 1998 – 13,5°

(90% Mourvèdre /5% Grenache/5% Cinsault)

DS14,5 - PC14,5 - LG13 - MS13,5 - MF14,5Note moyenne : 14

Notes fougueuses de fruits à l'eau de vie, d'eucalyptus.

Bouche massive, très rêche, brutale. Très mourvèdre sur Bandol. 

Contrairement au cas du Riesling, l'issue est ici plutôt défavorable.

 

Rappel : Château Vannières 1998 : 13/11/2000 (LG)

Note moyenne :  14,5 (15 si les tannins s'assagissent)

Robe violacée intense.

Le nez est aérien, élégant, avec ses notes florales et fruitées, de tabac, d'épices.

La bouche est en revanche plus tendue et plus courte, offrant des tannins un peu rudes et astringents. Finale réglissée. Il faudra surveiller l'évolution des tannins.

 

 

22. Saint-Chinian : Domaine Canet-Valette "Le Vin Maghani" 1998 - 14°

(60% Grenache, 40% Syrah)

DS15 - PC15 - LG14 - MS14,5 - MF15. Note moyenne : 14,7

Intéressant bouquet sauvage, très méditerranéen (pensé à jadis de Barral).  

Bouche virile, très extraite, qui s'en sort pas trop mal (elle a donc sauvé les meubles en termes de sécheresse potentielle - mais elle a probablement incité le producteur à y aller un peu plus mollo sur l'extraction).

 

Rappels :

a. Saint-Chinian - Domaine Canet -Valette "Maghani" 1998 : janvier 2005 (BLG)

DS16 – BLG15 – PC16. Note moyenne 2002 : 16,5. Note moyenne du groupe 2005 : 15,5

Nez discret, fumé, boisé.

Concentré, frais et élégant.

Un vin d’avenir encore sur la réserve.

b. Compte rendu nov 2002 : Le nez offre des senteurs de fraise, de tapenade, d'orange sanguine, de laurier, de viandox.

Bouche serrée, encore un peu austère. Pleine de qualités, certains lui reprochent une très légère sécheresse (sans aucune mesure pour autant avec celle qui dessert tant maghani 95).

 

 

Autres vins par Hubert et Pierre

 

 

23. Savigny-Lès-Beaune : Louis Jadot 2000 - 13°

(100% Pinot Noir)

DS12,5 - PC14 - LG13 - MS13,5 - MF14. Note moyenne : 13,5

Nez fluet de pinot : viande rôtie, kirsch, et un soupçon de rose.

Bouche patinée, gentillette (un infime sucre résiduel ?), sans véritable présence.

 

 

24. Tavel : Maison Delas 1955

(Grenache majoritaire)

DS15,5 - PC(14,5) - LG14,5 - MS14,5 - MF(15,5)Note moyenne : 14,9

Nez insolite, rancioté, composé notamment de senteurs de zeste, de noix, de gelée de framboise, de cachou. On peut vraiment penser à un Rivesaltes voire à un Madère.

Bouche encore pleine de vie, acide, à l'alcool estompé. Une réalisation improbable, d'une surprenante longévité. 

 

 

 

5ème série en 7 blancs

 

 

25. Riesling Grand Cru "Schoenenbourg" : Domaine Mittnacht-Klack "Vieilles Vignes" 1989 - 13,5°

(100% Riesling)

DS17,5+ - PC17,5 - LG16,5 - MS17,5 - MF17,5+. Note moyenne : 17,3

Superbe expression de Riesling, terpènes en avant. On y retrouve des senteurs fondues d'agrumes, de bonbon des Vosges, de pomme, de citron, de Suze.

Bouche parfumée, solide, prégnante, valorisée encore par cette légère présence sucrée parfaitement intégrée.  Je le pense à son optimum.

Le rendez-vous fut donc pris quelques années plus tôt (voir le rappel ci-dessous) et l'issue est ici tout à fait favorable. Eloge de la patience (à moins de considérer que ce flacon ait mieux résisté aux épreuves du temps : hypothèse irrémédiablement non décidable). 

 

Rappel :  Riesling Grand Cru : Domaine Mittnacht-Klack "Schoenenbourg" 1989 : 24/5/03 (LG)

DS14,5 - PP15 – PC15,5 - LG14,5 – VM14,5/15. Note moyenne : 15

Robe plus intense que la précédente.

Nez gras, déployant des notes de fumé, de beurre, de fruits exotiques qui rappellent l'expression aromatique d'un pinot gris.

Bouche marquée par les agrumes, avec une finale un peu amère. Alourdie, dénaturée par un sucre résiduel excessif, elle possède moins de classe et certainement moins de tension. Certains apprécient malgré tout sa pureté et son potentiel. Rendez-vous dans 5 à 10 ans ?

 

 

26. Savennières : Domaine du Closel "Clos du Papillon" 1990 – 13,5°

(100% Chenin)

DS17 - PC17 - LG14,5/15 - MS17 - MF17. Note moyenne : 16,6

Expression de chenin racinaire (gentiane, comme pour les 2004 de Bellivière). Notes d'agrumes, de sucre candi, de reine-claude.

Bouche puissante, fraîche, prolongée par des amers conquérants. Assez austère toutefois ce qui explique une note plus basse de ma part (mais il faut reconnaître que ce vin est bien sculpté).

 

Rappel : Savennières : Domaine du Closel "Clos du Papillon" 1990 : novembre 2004 (Christian Declume et Jacques Prandi)

DS15,5 – PC15/15,5 – JP15,5 – CD15. Note moyenne du groupe : 15,5

Robe dorée. Nez de mandarine, pomme cuite, mirabelle, pâtisserie, pain grillé. En bouche sensation de volume et de richesse, assez simple tout de même.

L’acidité semble limite et on retrouve la minéralité et une persistance sur les fruits blancs.

 

 

27. Corton-Charlemagne Grand Cru : Domaine Ambroise 1998 – 13,5°

(100% Chardonnay)

DS17 - PC17 - LG15,5 - MS16 - MF16,5. Note moyenne : 16,3

Notes très murisaltiennes : oeuf, agrumes, végétal, pierre. Restes d'élevage intense (bois brûlé, citron lacté) qui dénaturent un vin encore anormalement un peu trop assujetti au bois.

Bouche corpulente, assez vive, se terminant sur des goûts épicés (gingembre).

 

Rappel : Domaine Ambroise : Corton Charlemagne 1998 : 9/1/07 (vins du domaine Ambroise - PR)

DS AM16,5 - DS SOIR17 - PC17/17,5 - MS17 - PR16,5/17.

Note moyenne AM : 16,7 et SOIR : 17,1

- L’œil : robe brillante, peu fluide, plus claire, jaune avec quelques reflets verts.

- Le nez : moins exubérant que les précédents, il s’exprime sur des notes étonnemment minérales (on « sent » la pierre), plus austères, plus réduites, à peine relevées par un léger grillé. On est bien sur un Chardonnay de longue garde, tendu, s’ouvrant peu à peu à l’aération.

- La bouche : attaque bien acide, minérale, avec un petit côté salé, laissant ensuite découvrir une grosse matière, un très beau raisin, toujours dans une certaine austérité (la marque des Cortons), mais balancée par une belle maturité, voire une pointe de rondeur. La finale est très longue, avec un retour de Grand Chardonnay et une langue qui salive bien longtemps !

- Le vin est à point et procure un très grand plaisir.

 

 

28. Saint-Joseph : Domaine Saint-Jemms "Sainte-Epine" 1998 – 12,5°

(100% Marsanne)

DS15 - PC15 - LG14,5 - MS14,5/15 - MF15. Note moyenne : 14,9

Odeurs de pralin, de coing, de raisin frais, de miel.

Bouche sur ces goûts, limpides pour vraiment penser de bout en bout à un Chenin (de Huet par exemple). Cela dit, on nous fait remarquer que ce profil gras et un peu amer en dernière sensation de bouche ne colle pas tout à fait (et il y a ce pralin). Correct et atypique.

 

 

29. Pessac-Léognan : Château Latour-Martillac 1996 – 12,5°

(55% Sémillon, 40% Sauvignon, 5% Muscadelle)

DS12,5 - PC13 - LG12 - MS13 - MF13. Note moyenne : 12,7

Nez encore bougrement variétal (malgré l'âge du vin) : buis, fruit de la passion, citron givré.

Bouche acide, amère, assez vulgaire dans ce profil aromatique téléphoné et au finale assez enquiquinant (presque insupportable). Il faut vraiment que les vignerons de Pessac s'intéressent plus au travail de leurs confrères de Chavignol (cela dit sans outrecuidance).

 

Rappel : Pessac-Léognan : Château Latour-Martillac 1996 - février 2009 (LG)

DS13 - LG13,5 - MS13 - MF13,5 - EG14 - PR13. Note moyenne : 13,3

Robe jaune pétard, un peu à la manière d'une Chartreuse jaune. 

Nez grimé, pour des notes comme factices de pomelo, de végétal (un mix de menthol, chèvrefeuille et buis).

Bouche acide (mais pas verte, comme sur certains 1993), peu sophistiquée, possédant le coffre (en l'occurrence un peu inutile) d'un Pessac. Flaveurs exacerbées, roulant pathétiquement des mécaniques, terriblement ennuyeuses.

 

 

30. Côtes-du-Rhône Villages Cairanne : Domaine de L'Oratoire Saint Martin "Haut-Coustias" 1998 – 13,5°

(50% Marsanne, 40 % Roussanne, 10% Viognier)

DS15,5 - PC15 - LG14,5 - MS14,5 - MF15. Note moyenne : 14,9

Notes de pralin, de citron vert, de guimauve.
Bouche opulente et amère, avec une certaine douceur, à la manière de celle d'une marsanne de la colline de l'Hermitage (en mode avenant - Remizières ?). 

 

 

31. Vin de Pays de L'Hérault : Mas Jullien 1999 - 14°

(Grenache, Chenin, Carignan blanc, Petit Manseng, Viognier, Clairette et Roussanne)

DS15,5 - PC15 - LG14,5 - MS16 - MF15,5Note moyenne : 15,3

Nez citronné, subtilement corsé, anisé.

Matière sudiste mais expressive en fruit, ne déméritant pas en vivacité. Je pencherai donc pour une roussanne en Rhône Sud.

 

 

Rappels :

a. VdP Hérault - Mas Jullien 99 : mai 2001 (LG)

Note moyenne : 14,8

Robe assez intense. Le nez évoque le panier de fruits (blancs, exotiques : ananas, banane). Il est encore marqué par des notes fermentaires, ainsi que par d'étonnantes notes végétales de buis.

La bouche est fruitée, équilibrée, puissante, très gourmande. Elle possède (sans doute en raison de son encépagement impliquant manseng et chenin) une très belle nervosité.

b. VdP de l'Hérault blanc 1999. Note : 14,5/15 - janvier 2001

Nez intense, pénétrant : miel, cire, épices, écorce d'orange. Texture grasse mais fine, saveurs marquées, bien définies, soulignées par un boisé discret, finale propre sur une pointe d'amertume.

 

 

 

 

Une douceur de fin de soirée par Claude…

 

 

32. Coteaux du Layon Chaume : Château de la Roulerie 1983

(100% Chenin)

DS14,5 - PC(12/13) - LG14,5 - MS13 - MF14,5. Note moyenne : 13,8

Très chenin sur schiste. Matière encore en place, pas vraiment joyeuse mais au port respectable, pour des amers de gentiane et de citron. Peu de sucre résiduel à ce stade. Un vin probablement surprotégé par le soufre (nettement ressenti pas Pierre, qui n'y est pas insensible). 

 

 

Résultats

 

 

Résultats de la dégustation à l'aveugle selon le barème du championnat de dégustation à l'aveugle organisé par la RVF

 

 

NOMS

Pierre

Miguel

Maxime

Jean-Pascal

Didier

Thierry

Hubert

Claude

3ème vin

0

7

3

0

2

x

0

1

4ème vin

7

0

2

0

2

x

4

3

5ème vin

12

7

12

10

5

x

0

9

6ème vin

11

0

0

0

0

x

0

0

7ème vin

7

8

7

0

8

x

0

1

8ème vin

1

4

1

0

0

x

0

0

Total rouge

38

26

25

10

17

0

4

14

9ème vin

15

13

15

15

12

14

0

15

10ème vin

1

0

0

0

0

1

0

0

11ème vin

11

14

6

12

3

1

15

1

12ème vin

7

12

7

13

11

12

14

0

13ème vin

14

12

5

6

6

5

5

1

14ème vin

12

0

15

10

15

12

0

0

Total blanc

60

51

48

56

47

45

34

17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résultats

98

77

73

66

64

45

38

31

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Classement

1er

2ème

3ème

4ème

5ème

6ème

7ème

8ème

NOMS

Pierre

Miguel

Maxime

Jean-Pascal

Didier

Thierry

Hubert

Claude





 

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