2007_03_20 Récit vin 16 gammes Toulouse


 

Dégustation chez Bernard Bergé à Cugnaux : 20/3/07

DS, PC, Escapat, Miguel, ...

 

 

Champagne Fallet-Prévostat BdB (1997 + 1998 - dégorgé en 2006) : 15/20 - 20/3/07

Nez lumineux, invitant, de qualité, déclinant des senteurs claires de brioche, de fruits jaunes, de tarte au citron, de fleurs blanches, de noisette. En bouche, la première approche est désagréable en raison d'une effervescence de type « grosse cavalerie » ; elle se calmera ensuite pour laisser le champ libre à une expression moins violente (mais pas vraiment encore assagie), concentrée, avec un poil de verdeur, à attendre.

 

Château de Monterminod Roussette de Savoie Domaine Perrier P&F 2004 : 13,5/20 - 20/3/07

Nez rappelant l'Alsace, agrémenté d'une belle palette fruitée (orange, coing, abricot frais, fruit de la passion, ananas, mirabelle). Bouche légèrement boisée (soupçon de caramel), hésitante, ample mais avec une relative mollesse qui finit sur pas mal d'amertume. On a pu penser à un gentil alsacien.

 

Vin de Savoie Belluard 2003 : 12,5/20 - 20/3/07

A base de cépage gringet (proximité ampélographique avec le savagnin). Nez flou, iodé, avec du miel et du citron confit, rappelant celui du melon de bourgogne (on peut reconnaître ici un muscadet). Pointe liégeuse. Bouche peu goûteuse, mûre mais sévère, ronde, furtive, manquant cruellement de tenue, de fil directeur également. Retenue aromatique et alcool sensible.

 

Roussette de Savoie Marestel La Marété Carrel François et fils 2005 (Jongieux) : 14/20 - 20/3/07

Nez très « blanc » rappelant un sauvignon : bourgeon de cassis, buisson de buis, pomme verte, agrumes. Bouche ample, assez fine, conservant une petite quantité de sucre résiduel. La finale est habilement rehaussée par une acidité idoine.

 

Muscadet de Sèvre et Maine Domaine de la Louvetrie (Landron) Amphibolite Nature 2004 : 11/20 - 20/3/07

Nez réduit, curieusement soufré, avec une pointe de liège, ces 2 symptômes masquant des notes de camphre et d'ananas. Bouche sèche comme un coup de trique, fade, austère, aromatiquement éteinte. Finale légèrement salée.

* Astrance - 25/3/05

Muscadet de Sèvre et Maine - Domaine de la Louvetrie (Joseph Landron) - Amphibolite Nature 2004 : mars 2005 - cr par Pascal Perez

  • Nez plaisant, typé, avec une pointe iodée, une deuxième de lierre et des fruits blancs.

  • Bouche soyeuse et glissante, pourvue d'une maturité et d'une typicité affirmées. Elle offre pureté, équilibre, gourmandise et une cohorte de fruits et de fleurs blancs.

 

Cour-Cheverny Domaine du Moulin (Hervé Villemade) Les acacias 2004 : 12/20 - 20/3/07

Pur romorantin, comme il se doit. Un nez qui pulse, balsamique, sans concession, avec ses odeurs fortes de pomme verte, de marc (d'alcool à brûler ?). Bouche oxydée, acide, qui ne ressemble pas à grand-chose. Vraiment peu plaisant et nullement réconciliateur.

 

Montlouis Domaine de la taille aux Loups Rémus 2005 : 16/20 (à terme) - 20/3/07

Nez émettant des notes délicates de minéral, de tilleul, de pomme, de fleurs blanches. Belle matière enrobée, cohérente, fine, longue, rassurante. Profil pur, enlevé, aérien, affiné, gourmand.

 

Dopff au Moulin GC Riesling Schoenenbourg de Riquewihr 2002 : 15,5/16 - 20/3/07

Nez intense, très Riesling : notes terpéniques plutôt puissantes, fruit en avant (fruit de la passion notamment), inflexion de thym. Personnel, éloquent avec une touche miellée. Bouche riche mais sans avachissement (à l'image de ce millésime généreux), sérieuse. Le style est abordable et la charpente seulement moyenne.

 

Jurançon Clos Uroulat cuvée Marie 2004 : 12,5/20 - 20/3/07

Fruité, floral, avec tout de même trop de bois. Impression d'un vin intense, mûr, un peu végétal, gras. En bouche, le bois est bel et bien présent, malheureusement, occultant des flaveurs timides de fruits exotiques. Le vin manque de netteté (goûts de cidre interlopes) et est coupable de fadeur. L'acidité est forte. Un vin baroque qui a pu rappeler à certains le Schmitou 2004.

 

Chablis 1er cru Fourneaux Alain Gautheron 2003 : 13,5/20 - 20/3/07

Nez réduit, gras (charcuterie), délivrant des senteurs de guimauve, de végétal, d'agrumes. Bouche flottante (un vin qui semble avoir un peu perdu ses amarres), aromatiquement typée chardonnay. La pureté n'est pas vraiment au rendez-vous. Loin de la qualité du superbe Fourneaux 2000 de Jean-Pierre Grossot.

 

Pouilly-Fumé Tinel-Blondelet 2005 : 12/20 - 20/3/07

Robe presque blanche. Un vin caricatural qui « transpire » littéralement le sauvignon : bourgeon de cassis, pipi de chat. Bouche approximative, brusque, amère, pour une finale trop rapide. Pensé à un Ménetou-Salon.

 

Pessac-Léognan Couhins-Lurton 1997 : 12,5/20 - 20/3/07

Robe jaune fluo. Boisé encore très présent, conférant de la lourdeur et coiffant de manière trop insistante des senteurs de cire, de jaune d'œuf, de buis. Bouche relativement exubérante, fatigante, manquant de finesse. Un dégustateur note des goûts de poireau (je partage cette évocation). Un minimum de retour acide en finale sauve le fin de la complète déroute. Un vin trop vieux (déjà ?).

 

Coteaux du Layon Domaine Cady 2004 : 15/20 - 20/3/07

Nez légèrement rôti, safrané, avec des senteurs de quetsche, d'épices, de pomme et un subtil aspect carbonifère (comme pour le magnifique clos du pavillon 2004 de Delesvaux). Premier contact très pétillant (pensé à la cuvée caroline du domaine du domaine Les Griottes). Reste un vin possédant de la tonicité, une liqueur modérée au sucre joliment intégré. Un vin qui ne possède pas l'élan de la cuvée de Delesvaux, à servir presque frappé.

 

Louis Latour Beaune 1er cru 2002 : 13/20 - 20/3/07

Robe claire. Nez simple : floral, cerise lactée (notes un peu miteuses, pour un premier cru). Goûts pinotants mais désespérément (et anormalement) indigents. Fadeur, épaisseur, manque de vie et de fraîcheur.

 

Cornas Colombo Terres Brûlées 2002 : 12,5/20 - 20/3/07

Nez fortement épicé (poivre, cardamome), complémenté par des notes de cassis et d'olive. Pas trop caractérisé pour autant (on trouvera que le vin pinote). Bouche boisée, plutôt atone, manquant singulièrement d'âme et pour couronner le tout fugace. Impersonnelle, elle possède une acidité et une concentration correctes, dans un millésime ingrat. Le vin suivant va remettre les pendules à l'heure (succulent Cornas 2004 de Clape).

 

Cornas Clape 2004 : 17/20 - 20/3/07

Prodigalité aromatique qui se décline sous forme de senteurs archétypales et complètes de confiture de cerises, de violette, de réglisse, d'encre, d'encens, de poivre, d'olive, sans oublier bien sûr un fruit pur et profond (cassis, mûre). On peut penser à un vin de la Côte-Rôtie. Bouche fructueuse, solide, gourmande, aux antipodes de celles concoctée par J.L. Colombo (Terres Brûlées 2002 - 12,5/20). Elle est constituée d'un jus imposant, sapide, intégrant une relative douceur (tannicité arrondie) qui semble montrer une évolution du style du domaine (cf. le magnifique 2001, du même calibre, au profil aromatique et gustatif très comparable). Est-ce lié à la patte du fils Clape ? , au voisinage, au sens littéral du terme, avec Thierry Allemand ?. Au final : grand style, spontané, réconfortant.

 

Minervois Khalkhal-Pamiès Lauraire des Lys 2002 : 14,5/20 - 20/3/07

Assemblage syrah/grenache. Le grenache domine dans cette cuvée qui évoque un vin de Maury. L'olfaction est puissante et simple (cacao, cerise). La bouche, sur la réserve, est de forte constitution, atypique de son appellation, assez ardente (mais pas brûlante), ferme, réglissée. Elle peut faire penser à un châteauneuf (en moins fin) ou à un Lirac. Il faudra suivre son évolution. Une découverte.

 

Bordeaux Tire-Pé La Côte 2003 : 12,5/13 - 20/3/07

Nez encore boisé à tendance végétale, avec des notes herbacées, poivrées. La bouche résiste au décryptage ; elle est bancale, avec une maigreur relative et un équilibre de Rhône Sud (sensation alcoolique insistante). Pointe sucrée pour des tannins rustiques. Elle est donc banale, sans éclat mais possède un peu de longueur.

 

Gigondas Patrick Lesec cuvée l'Estale 2003 : 13/20 - 20/3/07

Nez sanguin, foxé avec des remugles de poulet grillé, de viande. Belle cerise mûre et intense pour rattraper l'affaire. Bouche bougrement corsée, presque sucrée, ensoleillée (l'alcool traverse le vin). Une certaine grossièreté tannique, de la mâche et un peu de dilution. Gigondas n'est vraiment pas Châteauneuf.

 

Bandol château Pradeaux 1998 : 14/20 - 20/3/07

Nez sudiste : camphre, figue, laurier. Au palais, la matière est assez légère, un peu usée, plutôt triste. Relative amabilité du mourvèdre sur ce millésime qui ne semble pas à la hauteur.

 

Côtes de Provence Domaine Sorin Cuvée Privée 2001 : 14,5/20 - 20/3/07

Un nez expressif, vital, sanguin qui retient l'attention, composé de d'odeurs de cuir, de moka, d'orange, de graphite. Expressivité et modernisme. La bouche possède de la densité, de la mâche, de la fermeté, du charme, de la fraîcheur. Elle a pu paraître atlantique (type domaine du Chante-Coucou).

 

Vin de Savoie Arbin-Mondeuse Mondeuse Prestige des Arpents Fils de Charles Trosset 2005 : 13/20 - 20/3/07

Robe violacée, intense. Senteurs florales (violette), épicées (poivre), fruitées (fruits noirs). Caractère amylique (banane). Les goûts rappellent ceux d'un vin primeur (on a pensé à un gamay puis à du grenache). Expression simplette, courte, un peu amère. Gouleyance certes mais pauvreté gustative également. Finale réglissée.

 

Saumur-Champigny Château de Hureau Lisagathe 2003 : 13/20 - 20/3/07

Notes un peu « tout-venant » de cassis, cerise, encre, menthol. Bouche chaleureuse, tannique, avec des goûts de végétal et de tapenade, difficile à situer (Provence ?). Sans vice ni vertu.

 

Coteaux du Languedoc Clos Marie cuvée Simon 2004 : 11/20 - 20/3/7

Boisé orangé, nez perçant : fruits rouges, garrigue, rose, poivre. Dans cette bouche sanguine, le fruit est sous l'éteignoir, victime d'un boisé asséchant et prédateur inattendu autant qu'inexcusable. Enorme déception pour ce domaine qui confectionne d'ordinaire des vins fins.

 

Madiran Domaine Capmartin "Cuvée du Couvent" 2001 : 13,5/20 - 20/3/07

Robe noire. Nez de grande maturité, avec de la minéralité et beaucoup de fruits noirs (myrtille). Trame musculeuse, très infusée, camphrée, réglissée, opaque, vraiment peu mesurée, qui tend à assécher la bouche. On constate que cette cuvée décline régulièrement dans le temps.

* Domaine Capmartin "Cuvée du Couvent" 2001 : avril 2004

DS15,5 - PP16,5 - PC16 - LG16 - JP16

  • Nez typé et expressif, de nouveau marqué par un élevage soigné (notes grillées et cacaotées), joli fruit mentholé, évoquant la cerise burlat bien mûre.

  • Matière présente, fraîche, grenue, très belle mâche, finale fraîche et serrée - un vin sain et tonique.

* Madiran Capmartin cuvée du couvent 2001 : 15/20 - 3/7/06

Typé (terre batture, ferrugineux, gelée de myrtille). Relativement aimable, un peu boisé, bien construit. Taurin, selon un des participants.

 

VdP Côtes du Tarn Plageoles Prunelart 2005 : 14/20 - 20/3/07

Nez frétillant, vivace, sur le bourgeon de cassis. Bouche intéressante, stylée, dotée d'une bonne acidité. Caractère agreste (goûts de terre), astringent mais sans excès car il reste dans ce vin une franchise juteuse et fruitée.

VdP "Prunelart", R. Plageoles et fils 1998 - avril 2000

Note moyenne : 11,5 - Prix : 50 F

  • Un cépage récemment réhabilité (6 feuilles) par ce domaine réputé. Proche du Cot (Auxerrois).

  • Teinte peu soutenue avec des reflets bruns et rosés.

  • Nez assez intense et relativement complexe : fruit cuit, notes florales (rose fanée), épicées, anisées.

  • Très léger en matière ; l'absence de substance fait ressortir l'alcool et engendre une impression de platitude, malgré une gamme aromatique intéressante. Nettement moins réussi que le 97 récemment goûté.

 

Coteaux du Languedoc Abbotts (Sneyd Anderson) Boreas 1999 : 14/20 - 20/3/07

Assemblage traditionnel : grenache, syrah, mourvèdre. La sanguinité s'exprime dans un nez alliant des notes mûres de viande, de poivre, de menthol, de garrigue, de havane, de chocolat « mon chéri ». La sève méridionale n'est pas dénuée de finesse et de fraîcheur (mais le bois l'empâte un peu tout de même). On obtient au final un vin à boire, peu connu, pas inoubliable.

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Vous êtes ici : Accueil Dégustations Eclectiques 2007_03_20 Récit vin 16 gammes Toulouse