2007_03_15 Récit vin 15 gammes Toulouse


Dégustation chez Philippe Escapat le 15/3/07

DS, PC, Moulène, Bergé ...

 

 

Pouilly-fumé Jean Pabiot Prestige des fines caillottes 2002 : 14,5/20

Nez discrètement fruité, avec des notes de fleurs de printemps, de mangue, de végétal. L'aération développe un côté alliacé. Bouche ample, de bonne vivacité, correctement longue, non dénuée d'alcool, dotée d'une bonne accroche minérale. Goûts citronnés un peu neutralisés par le soufre. Certains ont pensé à un Jurançon (gros manseng). Personne n'a imaginé un sauvignon ligérien.

 

Crozes-Hermitage domaine Combier 2005 : 14/20

Notes de fleurs blanches, de poire au sirop, de caramel léger (confiture de lait, carambar même). Bouche ronde, particulièrement grasse, gingembrée. Un profil pâteux, alcooleux, pailleté et en même temps lassant. Finale amère évoquant la peau d'orange. Ce vin déjà bien lourdaud ne devrait pas s'améliorer dans le temps, au contraire.

 

Chablis Laurent Tribut 2005 : 15/20+

Un vin qui possède de l'éclat, bénéficiant de belles fragrances de chardonnay : végétal, agrumes, fleurs blanches, pointe miellée. L'apparence exotique oriente vers le Mâcon. Bouche exotique, amicale, régalante, pure et parfaitement équilibrée. Un Chablis basique de belle qualité.

 

Gaillac Cave de Técou Passion blanc 2002 : 12/20

Après avoir imaginé un vin montagnard, on tourne en rond sur presque toute la France sans penser une seconde à Gaillac. La robe est pâle, un peu turbide. Le nez est réduit, anisé, camphré. Il semble qu'il y ait beaucoup de soufre. Bouche peu nette, déséquilibrée par un excédent d'acidité. Bizarre, introuvable (à l'aveugle). Raté !

 

Montlouis Alex Mathur Cuvée Dionys (vin blanc sec tendre) 2004 : 15/20+

Notes riches encore latentes de tarte à l'orange, de fruits blancs, d'épices (curcuma). Impression moelleuse, juvénile, dont on espère qu'elle s'épurera et s'étirera avec le temps. Une découverte.

 

Maria Fita (EARL Schmitt) - Le Schmitou numéro 4 (2004) : 12,5/20

Maccabeu - grenache blanc. Volatile prononcée, impression d'oxydation également, sur ce nez résolument baroque. Bouche concentrée, dont les saveurs évoquent le cidre ou la bière blanche. Finale piquante, agressive, mais relativement fraîche malgré un taux d'alcool conséquent. Peut rappeler le blanc du Casot des Mailloles. Un OVNI qui plaît à une partie des participants, en raison de sa force de caractère originale. Mais est-on toujours strictement dans le registre du vin ?

 

Minervois Clos de l'Azerolle Le Grand Penchant 2004 : 12/20

70% grenache - 30% syrah. Fond lacté accompagnant des senteurs de cacao, de cerises confites, de fraise, d'olive, de réglisse. Cette cuvée bénéficie de qualités de texture mais sa délivrance alcoolique cinglante ne fait pas que des adeptes. Virulence, excès, donc, avec pourtant du fond, un beau déroulement. Servir le plus frais possible (15° d'alcool ... minimum !).

 

VdT Rouge de l'Azerolle : 14/20

90% cinsault - 10% grenache. Robe peu intense, assez terne. Un nez qui suinte le gamay nouveau : bonbon à la fraise, fleurs, poivre, réglisse. Bouche tendre, un peu sucrée, relativement chaleureuse. Fluidité avec une petite sensation de creux en milieu de bouche.

 

Anjou Villages Brissac Domaine Richou VV 2002 : 12/20

Nez réduit, exprimant assez fortement le camphre. Bouche herbacée (cabernet), bourrue, acide, amère. Flaveurs de poivre et de noyau. On sent l'alcool, la matière est légère, la verdeur condamnable.

 

Minervois Clos de l'Azerolle VV 2005 : 12,5/20

Pur carignan. Senteurs de fleurs, de cerise, de poivre, de marc. Bouche exempte de noblesse, légèrement sucrée avec paradoxalement de l'astringence en finale. Pas de ligne directrice dans ce vin.

 

Pomerol château de Sales 1995 : 15/20

Nez profond, herbacé, bordelais : cassis conquérant, fumée, fond crayeux très net. Bouche fine et framboisée (on dira qu'elle pinote joliment). De la matière, de la mesure, un peu de chaleur alcoolique. La texture, dotée d'une belle finesse, allie souplesse et sensible accroche tannique. Un pomerol plutôt atypique (on a pensé rive gauche).

 

Margaux château Malescot Saint-Exupéry 2002 : 16/20

Nez profond, généreux, bien mûr, distillant des senteurs de cassis et de moka (élevage de qualité). Un petit reste de réduction (basse-cour), peu gênant de fait. La bouche est celle d'un Bordeaux classique, au joli grain très margalien, qui développe une structure charmeuse, fine, fraîche, suave. Le boisé est encore présent mais le vin n'est altéré par aucune sécheresse. Une belle bouteille, à attendre encore quelques années.

 

Crozes-Hermitage domaine Combier 2005 : 14/20

Nez sans surprise, évoquant un peu la confiserie : fruits confiturés, réglisse, laurier, épices. Bouche fruitée, de bonne acidité, sur des goûts de rose et de d'olive noire. Il y a un peu de persistance mais ce vin très « oubliable » paraît pommadé, peu harmonieux.

 

Châteauneuf-du-Pape Domaine Charvin 2004 : 16/20

D'emblée, on se sent proche de la cité des papes. Nez corsé et élégant avec de belles senteurs fruitées et florales (rose). Bouche réconfortante, de facture classique (belle texture fine de grenache sur un fond de marc et de poivre vert). Un vin allant, avec une belle pointe amère en finale à attendre encore quelques années pour qu'il optimise son potentiel. Une confirmation et un rapport Q/P plutôt imbattable (19 euros !).

 

Châteauneuf-du-Pape Domaine du Vieux Télégraphe 2003 : 16/20

Très belle olfaction, très mûre, fine et de classe : confiture de fraises, marc, cacao, poivre vert, bouquet de fleurs fraîches. La bouche est assez hiératique, puissamment structurée (le style maison), élaborée pour la garde.

 

Margaux château des Graviers cru artisan 2003 : 11/20

Traces de cabernet pour une expression chiche, de fruits confiturés, de notes animales. Un vin quelconque, chaptalisé (cette rondeur artificielle), aux tannins paradoxalement grossiers. Les rendements doivent décoiffer !

 

Cheverny Domaine du Moulin (Hervé Villemade) Les Ardilles 2005 : 13/20

Le nez animal et direct, sans fioritures, annonce un vin de la planète « sans soufre » : jus de raisin, réglisse, pruneau. Bouche avec des goûts assez banals de végétal, de peau de pomme, sans grande unité. Si certains trouvent la région, personne n'identifie le cépage majoritaire (pinot noir à 60% avec du cabernet-franc et du gamay à parts égales).

 

Cahors Clos Triguedina 1988 : 11,5/20

Nez curieux sur l'anis et le riz soufflé. Bouche aux goûts pharmaceutiques (eucalyptus), orientée vers le menthol et les feuilles mortes. La finale manque de glycérine, asséchant la palais. De nouveau, un Cahors qui me déçoit en raison de sa sécheresse.

 

St-Emilion Grand-Mayne 1998 : (12 ?)

Un boisé prononcé que les 7 autres dégustateurs jugent tous nocif dissimule des notes de fruits noirs, de moka, de réglisse. Bouche démonstrative, pour une finale asséchante inquiétante. Diagnostic encore pire que pour Pavie-Macquin 1998. Restons tout de même prudents quant à l'avenir réel de ce vin.

 

Barsac chartreuse de Coutet 1997 : 14,5/20

Joli rôti : orange, cire, épices, jaune d'œuf, ananas odorant (victoria), tilleul. On a donc ici affaire à une liqueur complexe et non dénuée de race aromatique mais plus décevante sur le plan gustatif (symptômes logiques d'un second vin). Elle reste en effet somme toute restreinte (un côté ténu, demi-sec), un peu replète. Cela dit, elle est fine et sans lourdeur, offrant une suite en bouche non négligeable.

 

Sauternes Doisy-Daëne 1997 : 16/20

Olfaction ingrate : iode, soufre, « œuf de mille ans ». Il faut aller au-delà de ces relents pour s'intéresser à une liqueur en phase ingrate, à la finale ferme, paradoxalement particulièrement fruitée (ananas, mangue), joliment épicée (évocation de curry de Madras). A réinvestiguer dans 5 ans au moins quand le vin, que l'on espère alors épuré, se sera débarrassé de ses scories.

 

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