2007_06_11 Récit vin 30 gammes Toulouse


Dégustation chez Philippe Escapat - 11/6/07

DS, PC, Moulène, Miguel, Bernard Bergé

 

 

Champagne Gatinois 1996 : 17/20 - 11/6/07

Une belle bouteille, à base de pinot noir, qui mérite du temps. Robe dorée. Expression forte et crémeuse à la fois (on trouve le millésime), fruité, qui met en scène des flaveurs de classe : pêche jaune, citron, miel, épices, pointe animale. Superbe intégration de l'acidité pour un prolongement jouissif.

 

 

Collioure Claire Mayol 2005 : 13/20 - 11/6/07

Grenache blanc + Maccabeu. Un boisé insistant accompagne des notes très « pourtour méditerranéen » de bière blanche, de citron, d'anis, de poire, de guimauve, d'épices (cannelle, en particulier). Bouche alcoolisée, lénifiante.

 

 

Raveneau Chablis Montée de Tonnerre 2003 : 14/20 - 11/6/07

Le nez, initialement ingrat, assemble des odeurs particulièrement mûres de ciron, de miel, de végétal noble, de fruits exotiques, de pamplemousse. La bouche se met progressivement en place. Son acidité, pourtant bien présente, peine à contrebalancer une matière fort ronde, à la structure légèrement distendue. Des difficultés du millésime 2003 ...

 

 

Henri Germain Meursault Limozins 2003 : 15/20 - 11/6/07

Le nez, très abordable, mélange des senteurs de citron, de menthol, de grillé, de fumée, d'ananas, de miel, de fromage de chèvre. En bouche, le fruit est expressif, charnu, savoureux. J'ai pensé à un vin du mâconnais mais il est vrai que le profil alangui du au millésime peut orienter vers la Vallée du Rhône (Hermitage). Nous avions constaté au domaine en mars 2006 la qualité de cette cuvée (notée alors 15/20 par les trois dégustateurs présents, ce qui en faisait une réussite indéniable - Limozins 2004 noté 16/20, Chevalières 2003 noté 14,5/20 et Morgeot 2003 noté 15,5/20).

 

 

Savennières Domaine de la Monnaie L'Enclos 2004 (Eric Morgat) : 16/20 - 11/6/07

Nez proposant du minéral, des fruits blancs (poire), du végétal (un côté racines, réglisse, gentiane). Bouche riche mais équilibrée, puissante, peu typé Savennières (on pense plutôt à l'Anjou pour la rondeur de la silhouette). Une belle amertume accompagne une finale longue et gourmande.

 

 

Limoux Domaine de Mouscaillo 2004 : 13/20 - 11/6/07

Un vin minéral, austère, très vif, citronné. Un poil de verdeur et une finale trop prompte (pensé à un Montlouis).

 

 

Côtes du Jura Jean Macle 2002 : 15/20 - 11/6/07

Profil gentiment oxydatif (mars, raisin sec, fruit). On bénéficie en bouche d'un bel ensemble assez aérien, digeste, doté de beaux amers. Un vin régional stylé, bien réussi.

 

 

Saumur-Champigny Château de Villeneuve Le grand clos 1997 : 15/20 - 11/6/07

Un nez très mûr (confiture de fraise), légèrement minéral, herbacé, avec des notes de figue et de poivre. Bouche moelleuse, plutôt languide, donnant une légère sensation sucrée trompeuse.

 

 

Cahors Cosse-Maisonneuve Le Sid 2001 : 13,5/20 - 11/6/07

Nez dégageant des notes très boisées (un côté scierie) qui tendent à masquer un fond fruité (myrtille, fraise, prune) complété par des senteurs légères d'eucalyptus et de menthol. Bouche sévère (grosse acidité sous-jacente, tannins peu discrets) même si peu concentrée. Elle s'avère vraiment peu friande.

 

 

Bandol château Pradeaux 1999 : 13/20 - 11/6/07

Une expression qui semble un peu usée, avec des notes herbacées et balsamiques, du pruneau, du quinquina, de feuilles séchées (herbier). Bouche à la fois confite et relativement fraîche, peu éclatante, pire un peu desséchante. Un vin décevant en l'état, et pour cause (on a pu penser à un cahors ou à un St-Emilion fatigué).

 

 

VdT Echelles de Lisson 99 (CS35, CF15, mourv30, merl10, pv5, cot5) : (14) - 11/6/07

A l'ouverture, on découvre un vin tannique, fruité, avec de belles notes de fourrure et de tabac, franc du collier. Il me rappelle Daumas-Gassac. Deux heures plus tard (le vin est resté dans la bouteille, sans carafage), l'expression a notablement changé. L'expression n'est en rien anonyme; elle exprime pas mal de volatile, des senteurs de figue, de fleurs, de poivre. La matière reste tannique, bourrue, à l'état brut, avec quelques défauts (non rédhibitoires) : notes de pomme, légère sécheresse. De nature paradoxale, on peut apprécier son caractère ou lui reprocher ses errances. Question : fallait-il carafer ce vin ?

 

 

Côtes du Roussillon « La passion d'une vie » 2002 (B. Magrez) : 11/20 - 11/6/07

D'emblée, le dégustateur se retrouve surpris par une olfaction bizarre, au boisé presque hégémonique, entraînant dans un ensemble rococo des notes « sucrées » de gelée de mûres, de barre chocolatée à la noix de coco (type bounty), de sirop d'érable, de bourbon (on peut penser à l'Australie). La bouche, qui ne ressemble à rien malgré l'ambition affichée sur la contre-étiquette, confirme malheureusement : elle est alcoolisée (15° annoncés), boisée, vulgairement (pathétiquement) démonstrative et surtout quasiment imbuvable car nullement digeste. Est-ce un vin concocté pour un plaisir internationalisé, standardisé, régressif (une sorte de fast-drink) ? Un vin incompréhensible !

 

 

Margaux château d'Issan 2002 : 12,5/20 - 11/6/07

Nez à dominante grillée (moka puissant), avec un peu de cassis. En bouche, le vin souffre de défauts multiples et peu acceptables : platitude, fadeur, neutralisation du fruit. Acidité saillante en finale, en conséquence. Le 1997 m'avait paru bien plus correct (15/20).

 

 

VdP Hérault Daumas-Gassac 2000 : 15/20 - 11/6/07

Fraîcheur fruitée (groseille), bourgeon de cassis, fumée, violette, réglisse, caractérisent ce vin au caractère herbacé, qui ne peut cacher une subtile sucrosité. Pas facile à situer (Languedoc ?, Fronton ?, Gaillac ?). On note ce soir un caractère particulièrement tendre, même si l'on tient compte de l'amabilité conférée par le millésime à un cru qui se caractérise souvent par une expression plus hommasse.

 

 

Volnay Taillepieds J. Boigelot 1979 : 11,5/20 - 11/6/07

Nez vieillot, faisandé, plutôt atone : grenadine, vieille chaussure en cuir, fleurs fanées. Bouche éreintée (voire cacochyme), à la finale amère.

 

 

Pernand-Vergelesses Ils des Vergelesses Rapet 2004 : 12/20 - 11/6/07

Un nez qui me paraît flirter entre le pinot noir et le gamay. Il s'exprime sous forme de notes sans complication de ronce, de réglisse. Bouche ne manquant pas de matière mais dure (amertume, acidité, relative verdeur, comme constaté sur les vins bus au domaine, alors que les 2004 goûtés lors de notre périple ne présentaient pas ce défaut). L'élégance n'est vraiment pas de la partie !

 

 

Pacherenc du Vic Bilh Domaine Capmartin Cuvée du couvent 1998 : 13/20 - 11/6/07

Nez a tendance passerillée : raisin sec, orange, citron. Matière évoquant un demi-sec, oxydative sans excès, légère, un brin amère. Finale tout à fait anodine. Ce vin m'a rappelé ceci : Ludovic Gaujal vendanges extrêmes 1998, un Picpoul passerillé à la trame simplette.

 

 

Rivesaltes Cazes 1987 : 14/20 - 11/6/07

Nez classique de VDN : cerise, cacao, figue. Notes plus inattendues de fumée et surtout d'olive noire, qui amènent de la complexité. Bouche fruitée, peu concentrée, un poil sèche (elle manque de glissant). Légèreté, linéarité, gentillesse.

 

 

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