2007_06_26 Récit 35 gammes Toulouse


Gammes chez Didier Sanchez - 26/6/07

 

 

Champagne de Souza Cuvée des Caudalies : 17/20 - 26/6/07

Dégorgé en mars 2000. Très attirante expression de blanc de blancs, bien mûre, fine, parfumée : pointe de café, végétal noble, agrumes. Bouche ample qui est l'appariement très « 1996 » de la force et de la douceur. La matière est bonne, tonique, parfaitement vertébrée et possède un caractère réjouissant qui s'exprime via de belles caudalies en effet !

 

 

Champagne Egly-Ouriet GC VV : 16/20 - 26/6/07

Un Blanc de Noirs dégorgé en janvier 1997. Nez au départ un peu disgracieux (sueur) qui se nettoie assez rapidement. Le pool de senteurs trahit alors la forte présence de pinot noir : fruits rouges, pêche, miel voire cire. L'expression est légèrement ranciotée, assez dense et ronde, un brin langoureuse (moins de longueur que dans la cuvée des caudalies).

 

 

Pouilly-Fuissé VV Jacques Saumaize 1999 : 13/20 - 26/6/07

Nez intense : café, exotique, orange, fleurs. Mûr et boisé. Bouche grasse, peu expressive. Fruitée mais coupable de mollesse et de brièveté.

 

 

Graves Clos Floridène 2001 : 13,5/20 - 26/6/07

Sauvignon marqué, en mode simple, variétal : bourgeon de cassis, agrumes. Bouche citronnée, maigrelette, vite ennuyeuse.

 

 

Chablis Montée de Tonnerre Droin 2000 : 15/20 - 26/6/07

Senteurs de végétal, de citron, de miel, de résine avec une touche fromagère (Mont d'Or). Bouche plutôt bien en place, dotée d'une amertume agréable. Puissance et longueur moyennes.

 

 

Mâcon Pierreclos Le Chavigne Guffens 2004 : 14,5/20 - 26/6/07

Fruit en goguette, un peu alsacien (dont fruit de la passion). Un vin avec un certain poids, porté par une belle trame acide.

 

 

Condrieu DePoncins Villard 2005 : 14/20 - 26/6/07

Nez archétypal de viognier : ananas frais, abricot, floral. Bouche intrinsèquement limitée, flottante, généreuse en parfums doux mais manquant d'aplomb.

 

 

Palette Château Simone 2004 : 16/20 - 26/6/07

Un vin qui a besoin d'air pour bien s'exprimer (en termes d'arômes et de structure). Senteurs sudistes : fruits blancs, guimauve, anis, camphre. La bouche possède une belle contenance. Un degré d'alcool raisonnable, une acidité et une amertume au service d'un vin plutôt gaillard, au final.

 

 

Hermitage Domaine des Remizières Cuvée Emilie 2000 : 13,5/20 - 26/6/07

Nez très boisé, caramélisé : fruits exotiques, fleurs lourdes, réglisse, fumée (à moins que ce ne soit le boisé brûlé ?). Bouche aux goûts lourds, confits, peu élégants (et surtout peu persistants), gavants. Pensé à un Chardonnay US (ou de Limoux). Le vin (non carafé) se déguste nettement moins bien dans ce contexte.

 

 

Châteauneuf-du-Pape Grand Veneur la Fontaine 1999 : 15/20 - 26/6/07

Terpénique, avec des notes de citron, d'abricot, d'agrumes. Bouche tout en finesse, très mûre. Il lui manque un peu de nervosité mais elle joue bien son rôle de blanc sudiste.

 

 

Pessac-Léognan Couhins-Lurton 1995 : 14/20 - 26/6/07

Nez encore jeune, très marqué par le sauvignon, encore variétal. Bouche svelte, un peu « téléphonée » et végétale, qui a su bien vieillir.

 

 

Mâcon Milly-Lamartine « Clos du Four » Les Héritiers du Comte Lafon 2005 : 15/20

Nez volontairement fruité : pomme reinette, poire, pêche, transparent (dans le bons sens du terme). Bouche parfumée, mûre, simple, vive, franche. Légers goûts de miel et de menthol.

Le beau 2004 bu au domaine (15,5/20 pour les 3 dégustateurs), nullement végétal dans ce haut de gamme, n'a en l'état rien à lui envier en termes d'expressivité et de tension.

 

 

Domaine Leccia Patrimonio blanc 2005 : 13,5/14 - 26/6/07

Opulence et dévoilement fruité : pomme, poire, menthe, guimauve, poivre, anis, herbes du maquis. Bouche limitée, un peu amère, durcie par une acidité prononcée.

 

 

Chablis GC Valmur Moreau-Naudet 2000 : 15/20 - 26/6/07

Notes classiques chablisiennes : miel, végétal, agrumes, fromage (reblochon fondu). Minéralité très discrète, puissance relative pour un tel grand cru. Manque d'étoffe, un peu bridé.

 

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St-Chinian Canet-Valette Maghani 2000 : 15/20 - 26/6/07

Nez d'influence sauvage (volatile perceptible), fumé, poivré, avec de l'élégance florale et du fruit. Bouche fougueuse (frétillante), bien structurée, avec ce strabisme subtil et la stature qui annoncent habituellement la cuvée tradition de Barral.

 

 

Vin d'Arbois Puffeney Trousseau 1997 : 12/20 - 26/6/07

Nez évolué, fragile. Bouche légère (limite diluée), épicée, kirschée, avec des goûts de rafle peu nobles. Un vin cacochyme, avec un soupçon de liège qui plus est.

 

 

Châteauneuf-du-Pape Les Cailloux 2001 : 12/20 - 26/6/07

Un nez de syrah nordiste, animal, mûr, qui évoque la gelée de groseille. Bouche mince, disharmonieuse, accablée par une acidité trop forte. Problème de bouteille (car en général, les vins de M. Brunel sont tout ce qu'il y a de plus fiables) ?

 

 

Saumur-Champigny René-Noël Legrand Les Rogelins 1997 : 15,5/20 -26/6/07

Expression typée Loire (poivron, piment d'Espelette, terre, minéral, cassis), sur un millésime plus tout jeune et conférant beaucoup de maturité. Cette générosité du millésime est bien compensée par une austérité qui doit pouvoir rendre durs des millésimes moins dotés. La sève est sérieuse, fruitée mais austère, avec une sympathique opposition entre la douceur et la fermeté. Il y a aussi un paramètre favorable : la longueur. Dégustation relativement cohérente avec les 3 dégustations précédentes. On retrouve ici un domaine de confiance, en mode classique, sérieusement bon à défaut d'atteindre des sommets.

 

 

Chassagne-Montrachet rouge VV B. Moreau 2002 : Bouchon

 

 

Coteaux du Languedoc Mas Clavel Copa Santa 1999 : 14/20 - 26/6/07

Boisé travaillé, lacté, sombre (moka, fruits noirs). Bouche non dénuée de chaleur, carcasse (d'inspiration bordelaise ?) rigide. Reste un joli grain malgré une extraction appuyée. On y retrouve le style de cette cuvée, infusée, ferme, solide mais un peu acariâtre (limite sec).

 

 

Pessac-Léognan Pape-Clément 2002 : (13/20) - 26/6/07

Côté bois, Bernard Magrez n'y va pas avec le dos de la cuillère. Olfaction lactée, peut-être légèrement fumée. On décèle néanmoins une sous-jacence tannique assez solide, certes enrobée par un bois ayant tendance à occuper tout l'espace. De la pulpe, du contenu, de la chaleur. Un peu apatride. A revoir.

Ce vin avait été plus apprécié lors de l'horizontale des Bordeaux 2002 chez Bertrand le Guern en janvier 2006 (j'avais décrit un style « mûr, lacté, soyeux, peu complexe et d'abord facile 15,5/16 »).

 

 

Côtes du Roussillon « Si mon père savait » 2004 (B. Magrez) : 14,5/20 - 26/6/07

Nez boisé avec des notes de café, de cerise confite. Bouche dense (un peu dans le genre sirupeux), pas encore déliée, épicée, suave. Pensé à un Rasteau. Comme dans le cas du St-Chinian « En silence 2004 », le bois apparaît plus après aération dans le verre.

 

 

Coteaux du Languedoc Mas Jullien 2004 : (14/20) - 26/6/07

Nez fruité (cassis) et sanguin, avec pas mal de bois semble-t-il. La bouche n'est pas sous son meilleur jour, apparemment : elle est épicée (poivre), alcoolisée, bourrue. Du jus toutefois qui s'exprimera un peu mieux après aération dans le verre. Caractère ferme, un peu terne et errant (vin difficile à situer). A revoir.

 

 

Haut-Médoc La Tour-Carnet 2002 : (12,5/20) - 26/6/07

Ce vin décontenance car il contient beaucoup de bois. Notes simples de cabernet-sauvignon très mûr, moka puissant et pour certains une petite coquetterie liégeuse désobligeante. Bouche relativement tannique, lorgnant un peu vers Cahors. Bien pour certains, quasi imbuvable pour d'autres (dont je fais partie, avec en prime un fin de bouche presque asséchante). Le liège est encore bien présent quand je regoûte le vin en fin de soirée.

 

 

Savigny-Lès-Beaune 1er cru la Dominode Jean-Marc Pavelot 1997 : 15/20 - 26/6/07

Je suis assez sensible à ces effluves de pinot bourguignon évolués. Dans la gamme (déjà ?) clairement tertiaire, le vin offre des notes terriennes d'un vin de la Côte de Beaune : thé à la bergamote, kirsch, épices. Relatives austérité et profondeur, caractère corsé (mais sans alcool débordant), tenue très honorable pour un vin qui dope salutairement le palais (après le critiquable Tour-Carnet 2002). Boire sans se précipiter mais sans tarder.

 

 

VdP Hérault Daumas-Gassac rouge 2005 : 13/20 - 26/6/07

Un vin ici difficile à situer, avec des notes de cabernet prononcées (plus franc que sauvignon). Cassis, violette et végétal peu noble (cosse de fèves) arrivent à s'exprimer malgré un taux de soufre qui semble élevé. Taux d'alcool modéré. Bouche plutôt raide, manquant de maturité, acidité en avant. Pensé à un petit Chinon !

 

 

Châteauneuf-du-Pape Charvin 2001 : 16/20 - 26/6/07

Au départ, le vin s'installe dans un registre de Rhône Nord clair : confiture de fraise, violette, olive noire, minéral. Progressivement, ce sont des notes plus sudistes qui prennent le relais : figue, poivre, marc, chocolat, cerise. Matière important, de format plutôt viril (un peu à la Clos des Papes).

 

 

Côtes du Roussillon « Mon seul rêve » 2004 (B. Magrez) : (11,5/20) - 26/6/07

Nez profond, très boisé, exotique (moka, coco). Bouche en l'état peu structurée, dans un style sucré régressif, plutôt déshydratante. J'entends s'exprimer le terme d' « antivin » (que je partage).

 

 

Bourgueil Clos Sénéchal C. et P. Breton 2004 : 12/20 - 26/6/07

Notes végétales et douceur confiturée. Petite matière, avec un goût légèrement vinaigré.

 

 

Côtes du Roussillon Sarda-Malet Terroir Mailloles 2000 : 15/20 - 26/6/07

Le vin dévoile assez facilement ses origines par un nez de VDN (fruit confituré, minéral, herbes aromatiques). En bouche, on apprécie l'onctuosité capiteuse qui n'exclut pas une belle fermeté de la trame (mourvèdre ?). Finale serrée, encore un peu astringente. Approche moins « vulgaire » que dans les vins de Magrez.

 

 

Vin de Savoie Mondeuse M. Tiollier Mondeuse Carte d'Argent Club Montania : 12,5/13 - 26/6/07

Nez évoquant les fleurs, la groseille avec un léger poivre. La bouche s'avère maigre, acide, furtive avec une astringence campagnarde. Elle peut évoquer un Gamay.

 

 

Châteauneuf-du-Pape Prestige Roger Sabon 2000 : 13/20 - 26/6/07

Nez figué, avec pas mal de fruit confituré. En bouche, c'est l'ardence de ce vin sombre qui surprend.

 

 

Chinon Les Roches (Lenoir) 2000 : 13,5/20 - 26/6/07

Nez exprimant le cabernet-franc ligérien : minéral, cassis, odeur de cave caractéristique. Le profil de la bouche est longiligne. Le vin, semblant manquer un peu de maturité, est assez mince et un brin abrupt. Retenu, léger, digeste pour un style modeste.

 

 

Givry Domaine de Parize 1er cru Clos des grandes vignes 2002 : 13/20 - 26/6/07

Nez sans complication mais agréablement fruité : framboise, mara des bois. Bouche maigre, fatiguée, acidité en avant. On peut apprécier un beau fruit délicat mais le manque de concentration et l'usure précoces sont de fait très contestables.

 

 

Pauillac Pichon-Baron 1999 : 14,5/20 - 26/6/07

Boisé intense encore un peu neutralisant : moka, poivron, pointe de champignon. Bouche médocaine (austérité minérale, une certaine raideur). Concentré, un peu standard, il faudra le revoir dans 2 à 3 ans pour voir car il se montre peu bavard et peu gracieux dans sa configuration actuelle.

 

 

Côte-Rôtie Ogier 2000 : 11/20 - 26/6/07

Boisé, fond de syrah, suie. Bouche désunie, à l'acidité citronnée. Problème de bouteille ?

 

 

Côtes du Roussillon Villages Domaine Gauby VV 2003 : 12,5/20 - 26/6/07

Nez curieux, dans un registre lascif : fruits confiturés, insolite rhubarbe. Bouche vraiment peu charmante, manquant clairement de maturité (en 2003 ?), bancale (acidité et alcool mal intégrés). Grosse déception.

 

 

Patrimonio Antoine Arena Morta Maio 2005 : 13/20 - 26/6/07

Nez curieux, à la fois jeune et vieux : yaourt aux fruits rouges plus champignons. En bouche, l'harmonie est discutable (sucrosité et sensation de verdeur). Vin assez court, sensation palatale raidasse.

 

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