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Vouvray et Montlouis secs 2001

Dégustation de vins secs de Loire sur les terroirs de Montlouis et de Vouvray. Le compte rendu sur le lien suivant:

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Les vins de Vouvray et Montlouis – secs 2001

Lundi 15 septembre 2003

Synthèse des commentaires de dégustation : Laurent Gibet.

  • Quelques commentaires de contexte :

  • Les vins sont dégustés en partie à l’aveugle, en les révélant par séries de 5.

  • Nombre de dégustateurs : une vingtaine.

  • A l’instar de 2000, 2001 est annoncée une année moyenne. Loin derrière 2002.

  • Les vins ne sont pas carafés (à l’exception du dernier et sur conseil exprès du producteur).

  • LG : Laurent Gibet – PC : Pierre Citerne – PP: Pascal Perez.

  • Dégustation hébergée par le club Itinéraire des Vins.

  • Ordre de dégustation :

1. Vouvray Domaine Champalou 2001 :

PP14,5 – PC13,5/14 – LG14. Note moyenne : 14 – Prix : 6,9 €

  • Robe très pâle, presque blanche.

  • Nez moyennement intense, déclinant des notes de fruits blancs (pêche, poire), d’agrumes, de fleurs (arbres fruitiers), de miel, de craie, de melon confit. L’aération développe le nez de manière satisfaisante, tant en intensité qu’en complexité.

  • Bouche typée, mûre, ample, citronnée, de longueur correcte, soutenue par un retour acide final franc et tonique.

 

2. Vouvray Domaine des Aubuisières « Le Marigny » (Fouquet) 2001 :

PP13,5 – PC13 – LG13,5. Note moyenne : 13,5 – Prix : 11 €

  • Robe à peine plus soutenue que la précédente.

  • Nez assez intense, un peu boisé, proposant de parfums floraux (violette), de vanille, de fruits jaunes (abricot, pêche).

  • Bouche nerveuse, assez grasse pour autant. Equilibre et bonne longueur pour une finale un peu amère. La densité est bonne mais on s’interroge sur l’apport du bois pour un bouche simple, banalisée.

 

3. Vouvray Domaine de la Fontainerie « cuvée C » 2001 :

PP14,5 – PC14,5 – LG14. Note moyenne : 14,5 – Prix : 9,5 €

  • Robe plutôt pâle.

  • Nez particulièrement avenant, doucereux. Ses notes de rose, de confiserie (chamallow), de coing, de safran peuvent rappeler Condrieu (il n’en sera rien en bouche, en raison de l’acidité du chenin).

  • Bouche possédant une attaque vive, qui surprend un peu en fonction du caractère un peu alangui du nez. Le vin démarre en trombe, restant simple, tendu sur des notes de citron, de pamplemousse, de rose. Un dégustateur pointe une pertinente, douceâtre et plutôt inédite note de confiture d’églantine.

 

4. Montlouis Domaine de la Taille aux Loups « Remus » (Jacky Blot) 2001 :

PP14 – PC13 – LG13. Note moyenne : 13,5 – Prix : 10 €

  • Nez assez intense, boisé. Les notes de réglisse blanche, de vanille tendent à masquer quelque peu des notes plus variétales de fleurs et de fruits (pêche, abricot).

  • En bouche, la sensation boisée nuit à la saveur du vin. Il y a bien quelques notes simples d’agrumes et de poire au sirop mais l’expression aromatique et structurelle peut faire penser à un vin plus sudiste, gras et déséquilibré par l’alcool. Peu gourmand à ce stade.

 

5. Montlouis Domaine Chatenay « Les Maisonnettes » 2001 :

PP12 – PC12 – LG12,5. Note moyenne : 12 – Prix : 9 €

  • Robe plus soutenue, dorée, brillante.

  • Nez atypique, un peu bizarre, factice, en raison de ses notes amyliques (bonbon) et légèrement oxydées. Notes complémentaires de menthol, de fleurs délicates dans un registre végétal.

  • Bouche vive, courte, simple, végétale, manquant de netteté et présentant un caractère très amer. Peu plaisant en l’état.

 

6. Montlouis Domaine François Chidaine « Les Choisilles » 2001 :

PP15,5 – PC15,5 – LG15 vers 16. Note moyenne : 15,5 – Prix : 10,1 €

  • Nez complexe, raffiné, engageant, exhalant des parfums de levure, de brioche, de mousseron rappelant un blanc de blancs champenois. Bel ensemble fruité (fruits exotiques tel que la mangue) et minéral à souhait (craie).

  • La bouche confirme ce niveau qualitatif. Elle est complète, intégrant dans un ensemble harmonieux une matière vive, mûre et élégante qui se prolonge sur une belle longueur. Vin de classe, qui devrait de plus se bonifier avec l’âge. Il devrait bien tenir 10 ans.

 

9. Vouvray Domaine Huet « Le Haut Lieu » 2001 :

PP14,5 – PC13,5 – LG14,5. Note moyenne : 14 – Prix : 9,2 €

  • Nez typé, prodiguant des odeurs retenues mais délicates de coing, de fleurs, de miel, de guimauve.

  • Bouche pure, en dentelle, cristalline, fruitée (prune), qui se développe sur une bonne longueur. Le vin, classique, archétypal, tout en finesse, peut se voir reprocher un manque de complexité, et surtout de densité et de structure.

7. Vouvray Domaine du Clos Naudin (Philippe Foreau) 2001 :

PP13,5 – PC13 – LG13. Note moyenne : 13 – Prix : 9,2 €

  • Nez plus alangui, fruité et floral, dominé par la pâte de coing. Notes oxydatives (compote de pomme)

  • Bouche très vive, citronnée, amère, qui se présente donc sous un aspect vraiment ingrat. On peut douter de son avenir eu égard à son caractère relativement étriqué et précocement évolué (oxydation). On peut également penser que ce caractère renfrogné, acariâtre pourrait sinon se révéler, du moins s’amadouer.

  • Déception eu égard à la notoriété du domaine mais on reste méfiant sur ce jugement actuel.

 

8. Vouvray Domaine Jean-Claude et Christophe Pichot « Coteau de la Biche » 2001 :

PP16 – PC15,5 – LG15,5 vers 16,5. Note moyenne : 15,5/16 – Prix : 6,5 €

  • Robe assez intense, dorée, brillante

  • 1er nez réduit, avec des notes organiques (gésier frais, pattes de poulet brûlées). L’aération dévoile des notes profondes, fruitées (pâte de coing, mandarine, fruits blancs très mûrs), qui peuvent faire songer à un liquoreux.

  • Bouche mûre, dense, complexe et longue marquée par des notes de craie, de fruits (frais et secs), de végétal; des notes complémentaires, plus évoluées, de champignon commencent à poindre.

  • Très bien équilibré, très prometteur et rapport qualité/prix saisissant !

10. Vouvray Domaine Vigneau-Chevreau « Abbaye de Marmoutier – Clos de Rougemont » 2001 :

PP13,5 – PC13,5 – LG14. Note moyenne : 13,5 – Prix : 6,5 €

  • Robe peu intense, brillante.

  • Nez austère, minéral, déclinant des odeurs de craie, de menthe, de rose, de pomme verte.

  • Bouche dotée d’une densité, d’un équilibre et d’une longueur corrects. Douceur du miel et de la pomme, et léger sucre rendant le vin plutôt aimable.

  • Un côté 1/4 sec pour ce vin, ou encore (pour remplacer un néologisme par un autre) « sec-tendre ».

 

11. Montlouis Domaine Delétang « Les Bâtisses » 2001 :

PP14 – PC14 – LG14,5. Note moyenne : 14 – Prix : 10 €

  • Robe pâle, quasiment livide, reflets verts.

  • Nez direct, frais produisant des senteurs de pomme, de poire, de violette, d’amande, d’agrumes, de menthol. Une minéralité crayeuse et des épices complexifient avantageusement l’ensemble.

  • Bouche nerveuse, malgré une sensation concomitante de rondeur (une perception très légèrement sucrée mais encore plus ténue que chez Vigneau-Chevreau – on serait ainsi ici en 1/8 sec ! – adoucissant l’ensemble). Pure, raffinée, en dentelle, avec un aspect « peau de pamplemousse » dynamisant la finale.

 

12. Vouvray Domaine François Pinon 2001 :

PP15 – PC14 – LG15. Note moyenne : 15 – Prix : 5,6 €

  • Nez légèrement réduit : des notes d’éponge humide, de tableau noir tendent à persister, mais sans excès. Senteurs plus affables de champignon, brioche, agrumes. La minéralité se distingue ici par un aspect plus pétrolé que crayeux.

  • Bouche ample et tranchante, austère et gourmande à la fois. Belle matière pure, typée, enrobée, assez longue, possédant un sucre infime parfaitement intégré, pour des goûts de pomme et un charme un rien exotique (citron vert, lychee).

  • Rapport qualité/prix admirable !

 

13. Vouvray Domaine de la Haute-Borne (Vincent Carême) 2001 :

PP14,5 – PC15 – LG14,5. Note moyenne : 14,5 – Prix :9 €

  • Nez généreux, surmûr et en même temps (paradoxalement) légèrement oxydé (noix). Notes balsamiques (résine), réglissées, mentholées.

  • Bouche particulièrement fringante, tonique, sur des notes de pomme, d’amande. Structure plus orthodoxe, austère, dense, qui ne laisse aucune chance à une quelconque langueur sucrée.

  • Les 4 derniers vins ont illustré une série de sensations sucrées déclinantes, jusqu’à cette expression plus tranchante, qui constitue un style.

 

14. Vouvray Domaine de la Taille aux Loups « Clos de Venise » (Jacky Blot) 2001 :

PP14 – PC13 – LG13,5. Note moyenne : 13,5 – Prix : 10 €

  • Nez boisé (mais sans excès), le bois n’imposant guère son diktat à une expression fruitée : poire, mirabelle, mangoustan. Le végétal rejoint le fruit dans l’expression exotique de noix de coco (genêt, ajonc).

  • Le boisé est ici plus marqué en bouche. C’est dommage, car la matière paraît solide et vive.

 

15. Montlouis Domaine Stéphane Cossais « Clos aux Renards » 2001 :

PP13,5 – PC14 – LG13. Note moyenne : 13,5 – Prix : 20 €

  • Robe dense, brillante, colorée par un passage en bois semblant encore plus énergique.

  • Nez atypique, excentrique, extrême, signé par des notes de coing, de vin jaune, de suze, de craie, de raisin sec, de brûlé léger.

  • Bouche dominée par le bois, dont on n’attendait d’ailleurs peu qu’il fît montre de discrétion. Les notes de vanille, de réglisse ne font vraiment pas dans la dentelle pour ce vin peu frais, à l’acidité défaillante, qui rappelle certains blancs lourds, indolents, à la limite de l’impotence, produits en Anjou. Le bois (dans son excès) paraît superfétatoire et le prix s’élève en conséquence. Il serait intéressant que le producteur nous explique cet exercice de style.

  • Conclusion :

  • Dégustation de bon niveau, mêlant producteurs célèbres et moins connus.

  • Malgré une localisation géographique resserrée (de part et d’autre du fleuve), les expressions aromatiques offrent une belle variété.

  • Pichot et Chidaine sont convaincants. Pinon suit de près.

  • Foreau déçoit. Comme ailleurs dans ces appellations, le bois n’est pas convaincant chez Jacky Blot. Huet propose un vin cristallin, tout en finesse.

  • La présence de sucre résiduel n’est en général pas non plus un plus dans cette série de vins.

  • Les prix sont sages avec parfois des rapports qualité/prix tonitruants.

  • Les vins, dotés de robes peu intenses et brillantes, sont floraux, fruités (avec cette trilogie récurrente poire, pêche, coing), avec souvent des notes minérales (craie). Ils s’avèrent plutôt austères, nerveux, francs, plus tranchants (y compris dans le cas des Montlouis) que les blancs produits en Anjou.

  • Ce sont des vins de repas, aptes (pour les meilleurs) à vieillir harmonieusement.

  • Un millésime plus favorable pourrait certainement signer des vins dotés d’une profondeur minérale possédant un supplément de charme, de pureté et de race.